Connect with us

À la Une

RDC/Elections 2018: La publication des résultats se précise : déploiement des policiers et du car de reportage à la CENI

Published

on

La publication des résultats provisoires du scrutin présidentiel 2018  n’est plus qu’une question d’heure ce mercredi 09 janvier. Cette évidence est confirmée par la présence des plusieurs faits concordants.

Depuis ce matin, les rues de la ville de la Ville de Kinshasa sont envahies par des patrouilles mixtes FARDC-Police Nationale Congolaise. Elles sillonnent les rues et avenues de la ville de Kinshasa à Jeep ou à pieds. On peut les observer sur le boulevard Lumumba, le boulevard du 30 juin, l’avenue Kasa Vubu, le boulevard Triomphal et l’avenue victoire.

D’autres sont postés au rond point et coins stratégiques de la ville notamment à la place commerciale 7e rue, la place victoire, le siège de l’UDPS à la 10e rue Limete, tout près du palais du peuple sur l’avenue des Huileries, etc.

Cette situation crée une certaine psychose dans la ville qui vit déjà sous une ère de calme avant la tempête.

« Depuis le matin, nous observons des militaires et des policiers postés dans des coins stratégiques de la ville avec des talkies walkies, d’autres circulent avec leurs jeeps. Au croisement Kimwenza et Bongolo, une jeep de la police y est postée et ces agents règlent la circulation. Ce qui est inhabituel. Surement il doit se passer quelque chose qu’on nous dit, qui est surement lié à la publication des résultats électoraux », nous renseigne un taximan.

Le même atmosphère est aussi observé dans les autres grandes villes du pays dont Lubumbashi, Kisangani, Mbuji Mayi , Matadi , etc.

Un autre fait et non le moindre est la présence du car de reportage de la RTNC au siège de la centrale électorale. Généralement, ce véhicule ne se déplace que pour un événement de grande envergure en direct. D’où son déploiement à la CENI n’est pas anodin. Il est surement question d’une déclaration en direct de la centrale électorale.

Des observateurs avertis aussi estiment que la publication des résultats  provisoires n’est plus qu’une question d’heure. D’autant plus que le 05 janvier dernier, Nangaa avait assuré être en possession de 53% des PV.

La CENI est entrée en délibération depuis hier mardi et nos sources sur place, confirment la poursuite de ces délibérations ce mercredi 9 janvier 2019 au siège de la centrale électorale. Les délégués des partis politiques n’ont pas été conviés à ces pourpalers.

Hier mardi, on a observé un mouvement de panique dans la ville de Kinshasa après les rumeurs sur une probable proclamation des résultats. Plusieurs marchés, boutiques et magasins ont fermés dans la précipitation notamment le marché central, le marché Kato et le marché municipal de Matete.

Du coté des candidats, chaque camp revendique sa victoire mais tous s’accorde sur le fait que seule la CENI est habilitée à proclamer le vainqueur.

TMB/CONGOPROFOND.NET

À la Une

IA et médias africains : Melba Orlie Nzang Meyo plaide pour la souveraineté des données culturelles

Published

on

C’est à l’Université Internationale de Libreville Berthe et Jean, le mercredi 21 janvier 2026, que Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo a livré une communication dans le cadre de la Conférence internationale de la presse francophone (Cipref 2026). Au cœur de son intervention : la nécessité urgente de valoriser les données culturelles locales dans l’usage croissant de l’intelligence artificielle par les médias africains.

Face à un auditoire composé de professionnels de l’information, d’universitaires et d’étudiants, la conférencière a mis en garde contre une adoption aveugle des technologies d’IA ( Intelligence Artificielle), souvent conçues et entraînées loin des réalités africaines.

Les données locales, nerf de la guerre de l’intelligence artificielle

Pour Mme Nzang Meyo, la question des données n’est pas accessoire : elle est centrale. « Sans données locales, l’intelligence artificielle appliquée aux médias risque de devenir un instrument d’acculturation plutôt qu’un levier de développement », a-t-elle souligné.

La majorité des modèles d’IA aujourd’hui utilisés dans le monde, qu’il s’agisse de génération de textes, d’images ou d’analyses, sont entraînés sur des bases de données largement dominées par des contenus occidentaux. Une réalité qui pose un problème majeur pour les médias africains soucieux de produire une information ancrée dans leurs contextes nationaux.

Des contenus déconnectés des réalités africaines

Le risque est réel : recourir à une intelligence artificielle non nourrie de données locales peut conduire à la production de contenus historiquement approximatifs, socialement hors-sol ou culturellement inadaptés. Articles de presse, illustrations, analyses ou récits médiatiques peuvent alors refléter des schémas exogènes, éloignés des réalités géographiques, linguistiques et sociopolitiques du Gabon ou d’autres pays africains.

À l’inverse, la valorisation des archives nationales, des productions médiatiques locales et des savoirs endogènes permettrait à l’IA de mieux saisir les nuances du français gabonais, l’usage des langues vernaculaires, ainsi que les subtilités culturelles propres aux sociétés africaines.

Raconter l’Afrique avec ses propres algorithmes

L’enjeu est aussi politique et symbolique. « Si les médias africains ne valorisent pas leurs propres données, ils deviennent dépendants d’algorithmes étrangers pour raconter leur propre histoire », a averti la conférencière. Une dépendance qui pourrait, à terme, fragiliser la souveraineté narrative du continent et uniformiser les récits médiatiques.

Pour Melba Nzang Meyo, il est donc impératif que les rédactions, les institutions culturelles et les États investissent dans la structuration, la numérisation et la protection des données locales, afin que l’intelligence artificielle devienne un outil d’émancipation et non de dilution identitaire.

Qui est Melba Melba Orlie Nzang Meyo ?

Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo est une spécialiste des enjeux numériques et culturels, engagée sur les questions de médias, innovation technologique et valorisation des patrimoines africains. Son travail s’inscrit à la croisée de la communication, de la culture et des nouvelles technologies, avec une attention particulière portée à la souveraineté informationnelle et à la place de l’Afrique dans l’écosystème mondial de l’intelligence artificielle.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

Continue Reading