Connect with us

À la Une

RDC : Éclairage sur l’interpellation de François Beya

Published

on

C’est par ignorance que beaucoup s’interrogent si l’Agence Nationale de Renseignements (ANR) avait la compétence ou non. Le Conseil National de Sécurité (CNS) n’est pas un service de l’Etat à part, il est un forum dont seul le Président de la République est l’unique Patron. Le conseiller spécial peut, sur demande du président ou par délégation, présider cette réunion où siège l’Administrateur Général de l’Agence.

Le conseiller spécial du Président de la République en matière de Sécurité n’est pas le patron des services de sécurité, il est membre du cabinet du président dont le Dircab du président est le responsable. Par contre, l’Agence Nationale de Renseignements est un service officiel de renseignements, avec des structures à tous les niveaux : provincial, entreprises et services publics, territoires, villes, districts…l’Agence a des structures même à travers le monde.

Les pouvoirs étendus que lui confèrent la loi fait de l’ANR l’unique service de l’Etat capable d’entendre, d’écouter, de surveiller et d’interpeller tout citoyen, qui qu’il soit et quelle que soit sa fonction. Cest ainsi qu’au regard de textes, le Président de la République est l’unique responsable de l’Etat auquel est soumis l’Administrateur Général de l’ANR et de qui il dépend.
Ce qui fait de l’Administrateur Général de ce service, un des hommes le plus puissant de l’Etat.

En effet ,pour entendre un acteur majeur de la République de la trempe de François Beya, il est bien clair que l’ANR est l’unique service public habilité, quoiqu’en pense le commun de mortel.

Le nouveau leadership a rendu cette agence plus fiable qu’avant dans ses procédures et dans le respect des droits humains. Pas étonnant que le Chef de l’Etat s’y appuie

Dina ( Correspondance particulière)

À la Une

La mosaïque d’un peuple-monde : RDC, l’empître géologique qui défie l’indifférence du monde

Published

on

Avec ses 250 ethnies, ses 450 tribus, ses 78 855 villages et sa myriade de provinces, villes, territoires et chefferies, la RD Congo n’est pas un pays : c’est un continent d’humanité. Là où d’autres nations peinent à gérer trois langues ou dix régions, la RD Congo tient, vivante, bouillonnante et résiliente, une diversité qui ferait vaciller n’importe quelle administration occidentale.

Ce n’est pas un chaos, c’est un miracle politique et social – un laboratoire du vivre-ensemble à l’échelle de l’Afrique tout entière. Sous ce kaléidoscope humain repose un sous-sol à faire pâlir les milliards du Golfe : coltan, cobalt, cuivre, or, diamants, lithium… La RDC est le scandale géologique par excellence, un coffre-fort naturel que le monde pille sans vergogne tout en feignant d’ignorer sa dette historique.

Chaque batterie de nos smartphones, chaque transition énergétique “verte” repose sur les entrailles congolaises – et pourtant, ce pays reste traité en périphérie du jeu mondial. Quelle autre nation supporterait une telle contradiction sans imploser ? La grandeur doit être exigée à tous ceux qui osent prétendre la diriger. Alors oui, diriger cette exception planétaire ne se mesure ni en sièges dorés ni en discours lisses.

Celui qui aspire à gouverner la RD Congo doit porter en lui la hauteur vertigineuse de ce peuple et l’humilité face à cette terre prodigieuse. Il ne s’agit pas de gérer une crise, mais d’incarner une renaissance. Si les dirigeants congolais prenaient pleinement la mesure de ce qu’ils ont – cette diversité, ces ressources, cette âme indomptable – leur stature deviendrait aussitôt celle des plus grands bâtisseurs d’histoire. Car la RD Congo n’attend pas un chef : il attend un géant à sa mesure.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Continue Reading