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RDC/Ebola: Le Professeur Muyembe souhaite que les habitants de Lwemba et de Biakato fêtent Noël et nouvel an en toute quiétude. 

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Le Prof Muyembe, Sécretaire technique du comité multisectoriel de la riposte de la maladie à virus Ebola, a affirmé lors de la conférence de presse tenue à Kinshasa ce samedi 14 décembre 2019, que n’eût été les évènements du 27 au 28 novembre, l’épidémie serait presqu’à sa fin.

 

«Nous devons revoir nos estimations pour mettre fin à cette épidémie. Nous souhaitons que nos amis à Lwemba et Biakato fêtent Noel et nouvel an dans la paix, en n’ayant pas la crainte de l’épidémie. Mais comme vous le savez, c’est difficile de faire des prévisions ou donner une date parce que, ce ne sont pas seulement les capacités scientifiques de surveillance et de lutte qui sont en jeux, mais il y a beaucoup de problèmes qui ne dépendent pas de nous : la sécurité de nos équipes qui traitent les malades et qui vont vacciner la population» a souligné le professeur.

 

Il a notamment précisé que, sur 29 zones de santé, il y a 24 qui n’ont plus déclaré la présence du virus depuis plus de 21 jours. D’autres ont fait plus de 400 jours sans nouveau cas.

« Au ministre de la santé et l’OMS de voir s’il faut déclarer partiellement la fin de l’épidémie pour ces zones. Nous sommes en train d’envisager cela selon le taux de transmission dans les zones qui ont fait plus de 42 jours. C’est le cas à Mwenga au Sud Kivu avec plus de 100 jours sans cas ».

 

Jean-Jacques Muyembe a précisé qu’il y a aujourd’hui deux foyers principaux à Biakato et Lwemba en Ituri. Les efforts seront déployés vers ces points chauds pour y concentrer la riposte et finir vite l’épidémie. Le numéro Un de la riposte y était pour parler franchement avec la population, consciente de l’existence de l’épidémie et de la menace qu’elle représente.

«La population souhaite que les agents de riposte rentrent. Je leur ai promis le retour des équipes avec comme première phase la vaccination de masse pour tous les villageois. Depuis le 12 décembre la vaccination a débuté».

La sécurité des agents redéployés sera renforcée avec l’éclairage tout autour des centres de traitement et leurs bases de vie. Mais également l’escorte des agents de vaccination qui se déplacent accompagnés par des militaires. «Nous plaidons pour que des équipes permanentes des FARDC soient mis à disposition pour sécuriser nuit et jour les équipes de riposte. Ce n’est pas la militarisation de la riposte, mais nous ne voulons pas exposer nos agents dans ces zones où opèrent les milices». A-t-il conclu

 

 

Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

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Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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