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RDC/Ebola: déjà 1.029 morts et seulement 450 guéris

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La situation de la maladie à virus Ebola a été, lundi 13 mai 2019, au centre des échanges entre le Premier ministre et le coordonnateur du comité multi sectoriel de la riposte de la maladie à virus Ebola. Y ont aussi pris part, des membres du gouvernement, des représentants de la présidence et ceux de Nations-Unies.

À en croire le compte-rendu de la réunion lu par le ministre de la Santé,Oly Ilunga, il a été décidé et adopté les principales recommandations telles que la mise en place dans l’immédiat d’une coordination sécuritaire à Béni, Butembo et Goma, comprenant la Police nationale, les Fardc et les services strategiques et la Monusco en vue d’élaborer un plan stratégique Opérationnel dans le plus bref délai.

Sur le plan des opérations, il a été décidé, souligne le ministre, le renforcement de la sécurité des centres de traitement d’Ebola ( CTE), des équipes soignantes et de la population par la  coordination entre les différentes composantes concernées ainsi que le maintien à jour de diagnostic sur l’evolution de la maladie en tenant compte de toutes les informations disponibles auprès des agences impliquées.

Le gouvernement va également intensifier toutes les initiatives qui répondent aux préoccupations de la population tant sur le plan sécuritaire que celui du développement.

De même,  a -t-il poursuivi, le gouvernement s’engage à intensifier le processus DDR dans la région, à requérir la prompte collaboration de la Direction Générale de Migration (DGM) dans touted les questions liées à la mobilité de la population et à renforcer la collaboration avec les acteurs influents dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu tant sur le plan national que provincial pour améliorer l’engagement de la population.

Sur le plan sanitaire, le ministre Oly Ilunga a indiqué que le gouvernement va maintenir une riposte totale, flexible et intégrante de différentes contributions susceptibles d’ameliorer son ancrage ainsi que son efficacité jusqu’à l’ eradication complète de la maladie à virus Ebola.

Enfin, il sera question pour le même gouvernement d’intensifier la collaboration avec la Monusco et les agences humanitaires sur le terrain, d’avoir un numéro vert pour le traitement des informations et d’améliorer la communication en vue de la sensibilisation par les acteurs politiques et notabilites locales à travers les médias.

la situation épidémiologique du dimanche 12 mai

Par ailleurs, il a été révélé qu’au dimanche 12 Mai,  la situation épidémiologique fait état de 1.680 cas de fièvre hémorragique sur lesquels 1.592 cas ont été confirmés atteint du Virus Ebola.

Il a été signalé au cours de ces échanges que 1.029 cas sont déjà décédés et que seuls 450 cas guéris grâce notamment à la riposte gouvernementale, laquelle a permis de contenir géographiquement l’epidemie et diminuer le nombre des victimes .

Elsa/CONGOPROFOND.NET

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Kabila dans le viseur de Washington : Sanctions, accusations et isolement accru

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Les États-Unis ont franchi un cap décisif le 30 avril en inscrivant l’ancien président congolais Joseph Kabila sur la liste des sanctions de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), dans le cadre du programme DRCONGO.

Washington évoque des liens présumés avec des groupes armés actifs dans l’est de la RDC, notamment le Mouvement du 23 mars et l’Alliance Fleuve Congo (AFC).

Le cadre juridique des sanctions

Cette mesure s’appuie sur l’Executive Order 13413, modifié par l’Executive Order 13671, des instruments juridiques permettant aux autorités américaines de cibler les acteurs accusés de déstabiliser la République démocratique du Congo.

Concrètement, cette désignation entraîne le gel immédiat de tous les avoirs de Joseph Kabila relevant de la juridiction américaine.

Un isolement financier et diplomatique renforcé

Au-delà du gel des avoirs, ces sanctions interdisent toute transaction entre l’ancien chef de l’État et des citoyens ou entreprises des États-Unis.

Une décision qui accentue son isolement sur les plans financier et diplomatique, limitant fortement ses marges de manœuvre à l’international.

Des accusations précises du Trésor américain

Selon le Trésor américain, via l’OFAC, plusieurs griefs sont retenus contre l’ancien président :

Un soutien présumé au M23 et à l’AFC, notamment sur les plans financier et logistique

Une volonté de déstabilisation des institutions congolaises à travers ces mouvements

Des tentatives d’influence sur la situation sécuritaire dans l’est du pays

L’encouragement supposé de défections au sein des FARDC au profit des groupes rebelles

Des initiatives avortées d’attaques contre les forces armées congolaises depuis l’étranger

Une stratégie politique visant à favoriser un candidat opposé au pouvoir en place

Sur cette base, l’OFAC estime que Joseph Kabila aurait « matériellement assisté, parrainé ou fourni un soutien » à ces organisations.

Un contexte national déjà explosif

Ces sanctions interviennent dans un climat particulièrement tendu en RDC. À Kinshasa, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) a été suspendu et ses biens saisis.

Par ailleurs, la Haute Cour militaire a condamné l’ancien président à mort par contumace en octobre 2025 pour trahison, crimes de guerre et participation à un mouvement insurrectionnel.

Une pression internationale et interne convergente

Avec cette décision, Washington renforce la pression déjà exercée par les autorités congolaises. Entre poursuites judiciaires nationales et sanctions internationales, l’ancien président se retrouve désormais au cœur d’un dispositif de sanctions et d’accusations sans précédent, redéfinissant les équilibres politiques autour de son influence.

Exaucé Kaya/CONGOPROFOND.NET 

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