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RDC/EAC: Jeff Nyagah a démissionné de ses fonctions de commandant
Coup dur pour la RD Congo, le commandant de la force régionale de la Communauté bd’Afrique de l’Est (EARCF), le général kényan, Jeff Nyagah jette l’éponge, ce vendredi 28 avril 2023.
Une démission qu’il a annoncé au travers d’une une correspondance adressée ce vendredi au secrétaire général de l’EAC.
Dans son document exploité par CongoPronfond.net, le désormais ex-patron de l’EARCF dénonce des intimidations dans sa résidence ainsi que les pressions politiques dont il est victime.
» Honorable Secrétaire Général, comme vous le savez, il y a eu une tentative d’intimidation de ma sécurité à mon ancienne résidence par le déploiement d’entrepreneurs militaires étrangers (mercenaires) qui ont placé des dispositifs de surveillance, fait voler des drones et effectué une surveillance physique de ma résidence au début du mois de janvier 2023, ce qui m’a contraint à déménager », peut-on lire dans ledit communiqué rendu public.
Avant, Kinshasa reprochait à Jeff Nyagah d’inaction face au M23 soutenu par le Rwanda, qui poursuit ses exactions dans les territoires de Rutshuru, Nyiragongo et Masisi au Nord-Kivu.
Notons que cette démission intervient au moment où la force régionale de l’EAC faisait depuis des mois face aux critiques de l’opinion congolaise et de l’entourage de Félix Tshisekedi, qui espéraient que les troupes déployées sur le terrain aillent combattre les rebelles du M23.
Pour mémoire, dans la partie orientale de la RD Congo où elle est en position, la force régionale de l’EAC a pour mission, de travailler en collaboration avec les forces armées de la RDC pour le retour d’une paix durable.
Cedrick Sadiki Mbala/Congoprofond.net
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Vidéo de violences à Kinshasa : une affaire liée à la chanteuse Rebo Tchulo pousse la Justice à ouvrir une enquête
Une enquête judiciaire a été ouverte en République démocratique du Congo après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant des actes présumés de violences perpétrés par des individus, dont certains en uniforme, dans la commune de Ngaliema, à Kinshasa, selon un communiqué du ministère de la Justice consulté lundi.
D’après ce document, le Ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, a été saisi le 19 avril par un lanceur d’alerte ayant transmis une vidéo des faits. Ces violences se seraient produites dans la nuit du 18 au 19 avril, aux environs de 4 heures du matin, au quartier Pigeon.
Cette séquence, largement relayée en ligne, est au cœur d’une controverse impliquant la chanteuse congolaise Rebo Tchulo, bien qu’aucune implication officielle n’ait été confirmée à ce stade. Plusieurs versions circulent quant aux circonstances de l’incident. Certaines sources évoquent un présumé vol d’argent, tandis que d’autres parlent d’un différend lié à des biens de valeur. Ces allégations restent, pour l’heure, non vérifiées.

Sans préjuger des responsabilités, le communiqué souligne que, si les faits sont établis, ils pourraient constituer des infractions d’une particulière gravité, notamment des actes de torture, des coups et blessures volontaires, ainsi que des incitations de militaires à commettre des actes contraires à la loi.
Le ministère rappelle également que de tels agissements constitueraient une violation des principes consacrés par la Constitution de la République démocratique du Congo, en particulier ceux relatifs au respect de la dignité humaine, à l’intégrité physique et à l’interdiction absolue de la torture, ainsi que des engagements internationaux du pays, notamment la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
En conséquence, le Ministre d’État a donné injonction à l’Auditeur général des Forces armées de la RDC (FARDC) d’ouvrir une enquête en vue d’établir les faits, d’identifier les auteurs et de les traduire devant les juridictions compétentes.
Dorcas Ntumba
