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RDC: E. Tshisekedi 5 ans après son décès, Me Crispin Mukendi inspiré par le combat de la liberté anti-dictatoriale
Par Clementus Lusamba
À l’occasion de la commémoration le 1er février 2022 de 5 ans de la mort de l’opposant emblématique Etienne Tshisekedi wa Mulumba, décédé le 01 février 2017, maître Crispin Mukendi Bukasa précise que bien qu’il soit décédé, Wa Mulumba est resté aujourd’hui un esprit pour tous les congolais car chacun tire une leçon dans son parcours.
«Étant un défenseur acharné de l’instauration de la démocratie au Congo, le père de l’actuel président a libéré la personne congolaise de la crainte et l’a incité d’avoir un courage de dire le mal tout haut. L’un des premiers cadres universitaires du pays, Étienne Tshisekedi a vécu sa jeunesse dans la souffrance pour libérer les peuples congolais de la dictature de Mubutu et permettre l’autorisation du multipartisme dans le pays», a-t-il martelé !
Selon cet ancien collaborateur de Étienne Tshisekedi et actuel conseillé du chef de l’État, le Congo a perdue un homme des grandes valeurs, un homme de la libre expression, grâce à lui les congolais ont eu le courage d’affronter légalement l’ancien président dictateur Mobutu, de lui dire des choses sans peur.
“Wa Mulumba a organisé des grandes manifestations pour dire non à l’injustice sociale, à la discrimination, à la haine tribal et au détournement des biens publics. Moi même je l’ai vu refuser les corruptions car il voulait la légitimité. D’ailleurs, Tshisekedi que nous avons tiré comme modèle aujourd’hui a vendu la bonne image du peuple congolais sur le plan international, il a fait voir à la face du monde qu’un congolais n’est pas corruptible, il n’est pas manipulable”, dit maître Mukendi wa Bukasa.
De ce fait, Maître Crispin Mukendi estime que chaque congolais et congolaise devrait méditer pour honorer la mémoire de celui qui, durant son combat politique, a refusé de prendre les armes et prendre le pouvoir de force.
Clementus Lusamba congo Profond.net
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Nord-Kivu : à la veille de la visite ministérielle, Clovis Mutsuva appelle les chefs coutumiers à « dire la vérité » face à l’insécurité
L’arrivée annoncée du ministre des Affaires coutumières, prévue ce vendredi 17 avril 2026 dans les villes de Beni et Butembo, continue de susciter de vives réactions au sein de la communauté locale. Dans un contexte marqué par une insécurité persistante dans le Grand Nord du Nord-Kivu, plusieurs voix s’élèvent pour interpeller les autorités coutumières appelées à rencontrer le membre du gouvernement.
Parmi elles, celle de Clovis Mutsuva, leader d’opinion dans la région, se distingue par la fermeté de son ton. À la veille de cette visite officielle, il adresse un message direct aux chefs coutumiers, communément appelés Mwami, les exhortant à assumer pleinement leur rôle face aux violences qui frappent la région depuis plus d’une décennie.
Dans une déclaration empreinte d’émotion et d’indignation, il rappelle l’ampleur des souffrances endurées par la population : « Je m’adresse à nos chefs coutumiers, nos Mwami. Voici plus de dix ans que nous mourons par décapitation. Ailleurs, les coutumiers mettent fin à la guerre dans ce pays. […] Mais ici chez nous, je ne veux pas revenir sur les petits conflits qui vous occupent souvent, comme la cession des terres… »
Au-delà du constat, Clovis Mutsuva dénonce les divisions internes et les luttes de pouvoir qui, selon lui, fragilisent l’autorité coutumière et détournent l’attention des véritables enjeux sécuritaires. Il pointe également la prolifération de faux chefs coutumiers :
« Il est vrai qu’il existe des vrais coutumiers, mais les faux existent aussi, et ils sont les plus nombreux. […] C’est une occasion importante qui ne doit pas servir à exposer encore vos querelles. »
Pour ce leader d’opinion, la visite du ministre représente une opportunité cruciale à ne pas gaspiller. Il appelle les autorités traditionnelles à privilégier l’intérêt général et à proposer des solutions concrètes pour mettre fin à l’insécurité, notamment face aux exactions attribuées aux ADF.
Il insiste sur le fait que les conflits entre chefs coutumiers n’ont jamais profité à la population : « Nous, la population, n’avons jamais vu le bénéfice de tout cela. […] Allez lui dire la vérité. Réfléchissez ensemble à comment mettre fin au phénomène ADF, comment utiliser votre pouvoir pour arrêter les massacres et récupérer nos territoires. »
Son message s’étend également à la société civile et à la jeunesse, qu’il invite à éviter tout opportunisme lors de cette visite et à privilégier la responsabilité collective.
Cette prise de parole traduit un ras-le-bol croissant au sein de la population du Grand Nord, qui attend des actions concrètes de la part des autorités, tant coutumières que politiques, pour mettre un terme à une crise sécuritaire qui perdure depuis trop longtemps.
Franck Kaky / CONGOPROFOND.NET
