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CENI : la feuille de route pour le processus électoral rendu public
C’est ce jeudi 3 février 2022 dans la salle Apollinaire Malu Malu que le président de la commission électorale nationale indépendante (CENI) a rendu public la feuille de route du processus électoral de 2021 à 2026.
Selon Denis Kadima, une partie de cette feuille de route a été entamée depuis le 05 novembre 2021 jusqu’au mois de février 2022 avec le séminaire d’imprégnation des membres de la centrale électorale au village Vénus ainsi que la production des outils de gestion du processus électoral. Entre décembre 2021 et mars 2022, le bureau Kadima a procédé à la stabilisation et consolidation de l’administration permanente d’infrastructures informatiques et de télécommunication.
Entre février 2022 et avril 2022, la CENI va organiser les élections des gouverneurs et vice-gouverneurs déchus par les assemblées provinciales et dont les déchéances ont été constatées par la cour constitutionnelle.
Pour Denis Kadima, la feuille de route a trois principales séquences. La première séquence a trait aux élections directes du président de la République, des députés nationaux, provinciaux et des conseillers de communes, de secteurs et des chefferies. La deuxième séquences est relative aux scrutins indirects dont l’organisation des élections des sénateurs des gouverneurs et vice-gouverneurs des provinces, des conseillers urbains, des maires et maires adjoints, des bourgmestres et leurs adjoints ainsi que des chefs des secteurs et chefs des secteurs adjoints. La troisième séquence est relative à la pérennisation du processus électoral et cela ira de mars 2024 à mars 2027.
Toutefois le président de la CENI a reconnu que cette feuille de route ne peut se matérialiser que si certaines contraintes techniques, financières voir sécuritaires sont surmontées. Il a expliqué que la CENI a fait une analyse de risques et celle-ci sans complaisance.
Il est à noter que c’est pour la toute première fois qu’un document interne définissant la vision de l’institution est rendu public. Selon certains observateurs, ceci est un signe de transparence de la part du nouveau bureau. Plusieurs personnalités dont les corps diplomatiques étaient présents à cette cérémonie officielle.
Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
