À la Une
RDC : des professeurs de gynéco- obstétrique en atelier d’actualisation des chapitres sur les avortements et VBG
Durant 3 jours, du 21 au 23 avril 2021 au Cercle Elaïs à Kinshasa, des enseignants de la faculté de médecine de l’université de Kinshasa ont pris part à un atelier d’actualisation des chapitres sur les avortements, la planification familiale (PF) et les violences basées sur le genre (VBG) dans le cours Gynécologie des universités de la RDC.
Session organisée grâce à l’appui technique et financier de l’ONG international IPAS, en collaboration avec le PNSR , la SCOGO et la SCOSAF, elle a permis de clarifier les valeurs et perceptions d’une vingtaine de professeurs sur l’avortement, de leur décrire l’ampleur et les conséquences de l’avortement non sécurisé sur la morbi mortalité maternelle; de leur décrire le contexte légal de l’avortement en RDC et les principaux concepts des soins complets d’avortement centrés sur la femme (SCACF); dans le but d’intégrer toutes ces notions dans le cours de Gynécologie-obstétrique et les manuels de formation pour les médecins stagiaires et les spécialistes en gynécologie-obstétrique.
Participant de cet atelier, le professeur Roger Wumba, actuellement vice-doyen chargé de l’enseignement dans la faculté de médecine à l’Université de Kinshasa, a fait savoir que ce sujet d’avortement doit être bien encadré pour concilier les lois internes interdisant les avortements clandestins et le Protocole de Maputo qui autorise l’avortement sous certaines conditions ( viol, agressions sexuelles, inceste, inceste, grossesse mettant en danger la santé physique et mentale de la femme, la grossesse mettant en danger la vie de la mère, la grossesse mettant en danger la vie du fœtus). » D’où, nous avons fait appel à un haut magistrat pour nous éclairer sur cet aspect de chose… », a-t-il ajouté.

Pour sa part, Dr Jean-Claude Mulunda, directeur-pays de IPAS, indique que l’organisation de cet atelier est motivée par la volonté d’avoir, entre autres, la même compréhension du Protocole de Maputo avec les professeurs de l’Université de Kinshasa, particulièrement ceux du département de Gynécologie.
Quelles sont ces indications de protocole de Maputo que vous voulez partager avec ces enseignants ?
A cette question, le docteur s’explique: » Vous savez qu’il y a quelque temps en RDC, la loi n’autorisait l’avortement que lorsque la vie de la mère était en danger. Dans le Protocole de Maputo, les indications pour l’avortement sécurisé ont été augmentées. Par exemple, lors qu’une femme a subi un viol et qu’elle est enceinte, il y a possibilité de demander des soins d’avortement sécurisé et de l’obtenir. Il y a aussi le cas de santé mentale, de santé physique;
L’université est le haut lieu du savoir, les étudiants doivent avoir la matière actualisée selon les normes et directives édictées par le pays .
Donc tous ces cas ont agrandi les indications de l’avortement sécurisé ».

» Les professeurs d’université ont donc intégré et mis à jour les outils qu’ils utilisent pour former les médecins (les syllabus), les gynécologues doivent intégrer ces aspects liés aux soins complets d’avortement sécurisé pour que les futurs médecins soient au courant et soient aussi formés pour un service de qualité », a martelé le numéro 1 de IPAS.
Avortement: plus de crainte pour les médecins congolais ?
» Les médecins vont appliquer le protocole de Maputo à travers les normes directives qui ont été élaborées par le ministère de la Santé qui ndiquent clairement comment ça doit se passer, qui peut offrir les services d’avortement, où est-ce qu’on peut les offrir, avec quelles méthodes, quels médicaments utilisés, avec quels outils et, enfin, quels types de prestations sont nécessaires, etc. Nous avons jugé bon qu’au-delà de la formation professionnelle qui, de fois, coûte chère, le prestataire soit déjà au courant de toutes ces méthodes, de toutes ces indications, de tous ces moyens de prise en charge, de toutes ces conditions du programme selon les indications du protocole de Maputo au cours de sa formation à l’université. Ceci va réduire le coût et même lorsqu’il faut faire des formations à cours d’emploi, ce ne sera plus des formations longues mais un complément à ce que le prestataire aura déjà… », a déclaré le Dr Mulunda.

Pour sa part, le Professeur Jules MBOLOKO, chef du département de gynéco-obstétrique de l’UNIKIN, a déclaré que son département était satisfait que IPAS pense à cette collaboration entre l’Unikin et l’ONG pour réduire le fossé qu’il y a entre les institutions de formations et les organisations d’appui au pays.
Il a promis de s’investir dans la recherche sur les avortements et la production des outils de formation en cette matière.
Il a sollicité un appui en modèles anatomiques, produits et projets sur la santé sexuelle et reproductive, y compris les avortements sécurisés.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
À la Une
ASCITECH : Les élèves de 8ème font vibrer la créativité scolaire et lancent leur cercle littéraire
À Kinshasa, au sein de l’Académie des Sciences et des Technologies (ASCITECH), école canadienne bilingue située dans la commune de Ngaliema, une activité culturelle d’envergure a captivé, ce mercredi 29 avril, l’attention : le lancement officiel d’un cercle littéraire initié par les élèves eux-mêmes.
Organisée en présence des autorités scolaires, des enseignants, des parents et des apprenants, cette cérémonie s’inscrit dans une dynamique de valorisation de la culture littéraire en milieu scolaire, tout en mettant en avant l’engagement et le leadership des jeunes.

Une cérémonie solennelle et participative
L’événement a débuté par l’exécution de l’hymne national, conférant à la rencontre un caractère solennel et patriotique. La coordination de la cérémonie a été assurée par l’élève Maheshe David, de la 8ᵉ année, illustrant de manière concrète l’implication des apprenants dans l’organisation et l’animation de cette initiative.
Ce cercle littéraire se veut un espace d’expression et d’épanouissement, où les élèves peuvent échanger librement leurs idées, partager leurs émotions et développer leur créativité. L’objectif est clair : promouvoir la lecture et l’écriture tout en renforçant la confiance en soi et l’esprit critique.
Des œuvres d’élèves révélatrices de talents

L’un des moments les plus marquants de cette activité a été la présentation des productions littéraires des élèves. À travers des résumés de romans rédigés par eux-mêmes, les participants ont dévoilé une diversité d’inspirations et une richesse de talents prometteurs.
Parmi les œuvres présentées, le roman « Au-delà des épreuves, ma reconnaissance » a particulièrement retenu l’attention. Il retrace le parcours d’Émilie, une jeune fille passionnée par l’art et le dessin, confrontée à de nombreuses épreuves dès l’âge de 12 ans, notamment la perte de son grand-père, figure essentielle de sa vie.
Son rêve de devenir styliste se heurte ensuite à l’opposition de son père. Après le décès de ce dernier, elle est contrainte de retourner en Afrique, où elle doit faire face à un mariage imposé par ses oncles. Malgré ces obstacles, Émilie fait preuve de courage et de détermination, parvenant finalement à réaliser son ambition.
À travers cette œuvre, l’auteure met en avant la résilience et la force intérieure, délivrant un message inspirant : même face à l’adversité, il est possible de se relever et d’accomplir ses rêves.
Des défis surmontés avec engagement

Lors de leurs interventions, plusieurs élèves ont reconnu avoir rencontré des difficultés, notamment en matière de correction linguistique et de structuration des textes. Cependant, ces obstacles n’ont en rien entamé leur motivation.
Au contraire, les participants ont exprimé leur satisfaction et leur fierté d’avoir pris part à cette expérience, qu’ils considèrent comme une étape déterminante dans leur parcours scolaire et personnel.
Un projet porteur d’avenir pour la culture littéraire

Avec le lancement de ce cercle littéraire, ASCITECH confirme son engagement à promouvoir les initiatives estudiantines et à renforcer la place de la littérature dans la formation des apprenants.
Ce projet ouvre des perspectives prometteuses pour l’émergence d’une véritable culture de lecture et d’écriture au sein de l’établissement, tout en offrant aux élèves un cadre durable d’expression, de création et de partage.
Marthe Tshibambe/Stagiaire UCC
