À la Une
RDC: des milliers de Kinois dans la rue pour dire « NON » à la machine à voter
Le rendez-vous de l’opposition donné aux Kinois manifestations pour manifester contre la machine à voter a bel et bien eu lieu ce vendredi 26 octobre 2018.
Cette marche a débuté à 10h à l’échangeur de Limeté d’où les manifestants sont partis jusqu’au boulevard Triomphal. Une multitude de personnes scandant des chants de colère pour dire au président de la Commission électorale nationale indépendante(CENI), Corneille Nangaa, de retirer cette machine et de supprimer plus de 6.000.000 d’enrôlés sans empreintes. On pouvait les entendre chanter à l’unisson « Toboyi machine à voter » (On ne veut de la machine à voter).
En marge de cette marche qui a duré 3 heures, les participants ont catégoriquement refusé à Marie Josée Ifoku, candidate à la présidentielle, à faire route ensemble avec la foule. La situation s’est décantée grâce à l’ intervention des ténors de l’opposition lesquels sont arrivés à la faire accepter aux manifestants en colère.
Une police professionnelle
Depuis le début de la marche, la police nationale congolaise a fait montre d’un professionnalisme sans précédent. Les forces de l’ordre ont encadré la manifestation tout en donnant aussi certaines leçons aux manifestants pour éviter des éventuels dérapages. C’est dans cette communion entre la police et les manifestants qu’on a pas compté des éventuelles casses ni pertes en vies humaines. En attendant le rapport de la police nationale congolaise, l’équipe de reporters de CONGOPROFOND.NET n’a pas relevé les incidents majeurs lors de cette manifestation.
PBBJ/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Kalaa Mpinga, nouveau PCA/Fomin : Un parcours marqué par les conflits de gouvernance, de Mwana Africa à PHC
Nommé Président du Conseil d’Administration du Fonds minier pour les générations futures ( FOMIN), depuis ce mercredi 3 juin, le nom de Kalaa Mpinga n’est pas nouveau dans les milieux économiques et miniers africains. Depuis plusieurs années, il est associé à différents projets d’envergure dans les secteurs minier et industriel. Toutefois, plusieurs de ces initiatives ont été marquées par des tensions récurrentes avec des partenaires financiers, des actionnaires ou d’autres parties prenantes.
L’épisode Mwana Africa : une rupture retentissante avec les actionnaires
L’un des cas les plus documentés demeure celui de Mwana Africa, groupe minier présent dans l’exploitation du diamant, de l’or et du nickel sur le continent africain. Après plusieurs années à la tête de l’entreprise, Kalaa Mpinga est finalement écarté de la direction à la suite d’un vote de défiance organisé lors d’une assemblée générale extraordinaire ( https://www.jeuneafrique.com/234648/economie-entreprises/les-chinois-evincent-kalaa-mpinga-de-mwana-africa/ )
Cette éviction intervient dans un contexte de désaccords persistants avec certains actionnaires, notamment chinois. À l’époque, l’intéressé évoque lui-même des divergences profondes concernant la stratégie de développement du groupe ainsi que son mode de gouvernance. Pour de nombreux observateurs, cet épisode constitue l’une des illustrations les plus marquantes des difficultés relationnelles qui ont jalonné sa carrière, avec des partenariats se terminant souvent par des ruptures ouvertes.
La MIBA : Une implication dans un environnement sous haute tension
Le nom de Kalaa Mpinga apparaît également dans les discussions liées à la relance de la Minière de Bakwanga (MIBA), fleuron historique de l’industrie diamantifère congolaise. À cette époque, l’entreprise traverse une crise profonde, sur fond d’enjeux économiques, sociaux et politiques particulièrement sensibles ( https://lemaximum.cd/2015/11/20/economie/kalaa-mpinga-les-rawji-enfer-ou-paradis-mbuji-mayi-veut-la-relance-de-sa-miba/ )
Bien que ce dossier diffère sensiblement de celui de Mwana Africa, plusieurs analyses soulignent néanmoins un élément commun : la difficulté à construire et préserver des alliances durables dans des secteurs pourtant stratégiques pour le développement économique.
Un style de gouvernance régulièrement pointé du doigt
Au fil des années, certains analystes ont observé que les tensions entourant plusieurs projets auxquels Kalaa Mpinga a été associé ne peuvent être expliquées uniquement par la complexité des environnements d’affaires africains.
Selon eux, ces frictions répétées seraient également liées à un mode de gestion caractérisé par des confrontations fréquentes avec les autres acteurs impliqués dans les projets, qu’il s’agisse d’actionnaires, de partenaires financiers ou de décideurs institutionnels. Cette lecture alimente le débat sur la capacité à maintenir un consensus durable autour de projets nécessitant pourtant stabilité et coopération.
Le dossier PHC dans la continuité d’un historique mouvementé ?
Dans ce contexte, les controverses observées autour de Plantations et Huileries du Congo (PHC) apparaissent, pour certains observateurs, moins comme un cas isolé que comme le prolongement d’un parcours déjà marqué par plusieurs conflits de gouvernance.
Si chaque dossier possède ses spécificités juridiques, économiques et opérationnelles, les critiques formulées convergent souvent vers une même interrogation : celle de la capacité à préserver des partenariats solides et durables dans des secteurs où la confiance entre les différentes parties constitue un facteur déterminant de succès.
Njila Mule/CONGOPROFOND.NET
