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RDC : des acteurs sociaux du Nord et Sud-Kivu font bloc pour exiger la sécurité dans l’Est du pays

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Dans un pays largement anéanti par l’insécurité et violences acerbes dans la partie Est de la République, les acteurs de la Société civile du Nord et Sud-Kivu ont organisé ce jeudi 13 juin 2019 à Kempisky hôtel Fleuve Congo de Kinshasa, un forum axé sur la paix, la sécurité et la cohésion sociale.

Venus principalement de la partie du pays la plus sévie par des massacres horripilants, les cadres de la société civile harassés par cette situation déshonorante, ont, dans un plaidoyer adressé aux autorités congolaises, présenté une liste des recommandations à mettre en oeuvre pour privilégier la paix et sécurité afin d’éradiquer les violences et conflits communautaires qui sont à la base des conséquences dévastatrices des crises politiques.

« La paix et cohésion sociale au Nord et Sud-Kivu n’est pas une priorité, mais une urgence », tel est le message phare qui prend l’entête de la communication publique adressée à la communauté internationale, aux instances régionales et particulièrement aux autorités nationales afin qu’ils trouvent, de manière urgente, les pistes de solutions à tous les niveaux de la requête ainsi introduite.

« Nous ne sommes pas venus à Kinshasa en tourisme, nous venons revendiquer nos droits suivant l’article 16 de la constitution, qui milite pour la protection de l’être sacré qu’est l’humain. Sont-ils impuissants face au traumatisme vécu nuit et jour par cette population de l’Est quasiment oubliée, entre meurtres, viols et discrimination qui devient une routine? Nous en avons marre ! Nous ne voulons plus souffrir le martyr. Tant que l’Est du pays vivra les pleurs au quotidien, la paix ne régnera pas dans l’ensemble du Congo », a indiqué Me Patient, modérateur du Cadre provincial pour le Plaidoyer pour la paix et la cohésion sociale du Sud-Kivu (CPP-SK).

Pour Me Nelly Mbangu, coordonnatrice du CPP/Nord-Kivu, certaines autorités militaires qui dirigent les deux provinces du Nord et Sud-Kivu se détournent leur mission qui est de garantir la sécurité de la population, et se transforment en commerçants et hommes d’affaires. C’est pourquoi la population elle-même demande leur permutation.

A travers ces cris d’alarme, les chefs coutumiers, les confessions religieuses, et l’ensemble de la société civile de cette partie du pays attendent de ce nouveau gouvernement imminent de placer la situation dans l’Est parmi les urgences à régler pour une paix durable.

Notons que ces assises ont été appuyées par l’agence américaine de développement, USAID.

Force et courage à la population de l’Est !

Jean-Eude’s Miense/CONGOPROFOND.NET

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A Kampala, des experts plaident pour une paix “ancrée localement” en RDC face aux limites des accords internationaux

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La 9ème édition de la Conférence de géopolitique de Kampala (KGC2026), tenue les 15 et 16 avril 2026 à l’Université Makerere en Ouganda, a pris fin ce jeudi sur un panel consacré à la situation en République démocratique du Congo.

Intitulé « Paix empruntée, ressources hypothéquées : le dilemme de souveraineté de la RDC et les perspectives de paix durable entre le cadre de Doha et l’accord de Washington », le panel 4 a réuni plusieurs spécialistes autour des défis que représentent les actuels processus de négociation pour la stabilisation du pays.

Le professeur Kasaijja Phillip Apuuli a souligné les limites des modèles standardisés d’accords de paix, rappelant que des solutions durables nécessitent une appropriation locale plus forte. « Les accords dont le processus n’est pas possédé nativement ne suscitent pas d’engagement », a-t-il observé, plaidant pour une implication directe des populations congolaises dans la conception des mécanismes de sortie de crise.

Asuman Bisika a pour sa part abordé la question de la souveraineté comme un espace en constante négociation, notamment face aux enjeux liés à la gestion des ressources naturelles. La professeure Zahara Nampewo a quant à elle interrogé la capacité de la RDC à mettre en œuvre des accords dans des cadres aussi complexes que Doha et Washington, au regard des contraintes politiques, économiques et géographiques propres au pays.

Les intervenants ont également replacé la crise congolaise dans son contexte historique long, depuis les années 1960 jusqu’aux tensions actuelles dans l’est du pays.

Au terme des échanges, les panélistes ont convergé vers la nécessité d’un ancrage africain plus affirmé dans les processus de paix, afin d’en garantir la durabilité et l’appropriation par les parties prenantes locales.

 

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