Actualité
RDC : Denise Nyakeru soutient le Mouvement National des Survivantes de Violences Sexuelles
La Première Dame de la République, Denise Nyakeru Tshisekedi, a assisté ce jeudi 10 décembre 2020 à la projection du film « SEMA » sur les violences sexuelles, dans la salle CineBuzz de ShowBuzz.
Organisée par le Mouvement National des Survivantes de Violences Sexuelles, qui compte aujourd’hui plus de 4000 membres dont une dizaine d’hommes et qui rassemble plusieurs organisations de survivant(e)s des violences sexuelles en RDC, la projection de l’avant-première du film a été l’occasion pour les participants d’être sensibilisés et conscientisés sur les conséquences à long terme du viol en temps de guerre, sur la lutte contre la stigmatisation des victimes de violences sexuelles et contre les violences sexuelles en RDC de manière générale.

SEMA (« PARLE » en français), est un film entièrement écrit par des femmes qui ont été victimes et qui veulent libérer la parole pour aider les autres. Cette œuvre, réalisée par Macherie Ekwa, raconte de manière captivante et émouvante les histoires croisées de Kimia et Kitumaini, deux victimes de violences sexuelles. L’une venant d’un village du Sud-Kivu et l’autre de la ville de Bukavu.
Court et puissant, il envoie un message clair à l’ensemble de la communauté quant à l’ampleur des dégâts occasionnés par le viol sur les victimes et sur la société congolaise.

Pour la Première Dame, Championne des Nations Unies de la prévention de la violence sexuelle liée aux conflits et Ambassadrice de bonne volonté du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) pour la lutte contre les violences basées sur le genre et l’autonomisation de la femme en RDC : » C’est notre rôle, à nous tous, d’encourager les victimes de ces atrocités à les dénoncer et de leur montrer que ce n’est pas de leur faute. Si elles se sentent soutenues, elles auront le courage d’aller en justice ».
Pour rappel, la journée des droits de l’homme est célébrée chaque année le 10 décembre, jour anniversaire de l’adoption en 1948 par l’Assemblée générale des Nations Unies de la Déclaration universelle des droits de l’homme, un document fondateur qui a proclamé les droits inaliénables de chaque individu en tant qu’être humain, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou toute autre situation.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
