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Société

RDC : de 125 000 FC à 516 000 FC de salaire moyen, Jean-Pierre Lihau vante les réformes et impose la méritocratie dans la Fonction publique

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Le vice-premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, a annoncé, lundi 18 mai 2026, la mise à la retraite de 1 200 fonctionnaires dès la semaine prochaine et de 3 000 autres le mois prochain. Cette déclaration a été faite lors d’un briefing presse coanimé à la RTNC avec le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, autour du thème : « La Fonction publique en chiffres : enjeux et perspectives ».

Au cours de cette rencontre avec la presse, le VPM a dressé un bilan qu’il juge positif des réformes engagées dans son secteur depuis son arrivée à la tête du ministère. Selon lui, le salaire moyen d’un fonctionnaire congolais est passé de 125 000 francs congolais en 2019 à 516 000 francs congolais en 2026. Il a également souligné que certains agents perçoivent désormais entre un et trois millions de francs congolais, selon leurs responsabilités et leurs grades dans l’administration publique.

Jean-Pierre Lihau a aussi détaillé l’évolution des rémunérations dans différentes catégories professionnelles. À titre d’exemple, un huissier, qui touchait auparavant 8 000 FC, perçoit aujourd’hui près de 250 000 FC, tandis qu’un directeur provincial est passé de 21 000 FC à plus de 500 000 FC. Les secrétaires généraux, quant à eux, bénéficient désormais d’un salaire avoisinant les 700 000 FC.

Le ministre de la Fonction publique a par ailleurs indiqué que les opérations de contrôle et de certification menées par son administration ont permis de ramener les effectifs des fonctionnaires de 1,4 million à environ 600 000 agents régulièrement identifiés. Il a dénoncé les pratiques des anciens régimes, accusés d’avoir favorisé des recrutements anarchiques au sein de l’administration publique, une situation qui, selon lui, continue de peser lourdement sur les finances de l’État.

Insistant sur la poursuite des réformes, Jean-Pierre Lihau a affirmé que la méritocratie sera désormais le principal critère d’accès à la Fonction publique. Il a également annoncé la mise en place de formations et de mécanismes de renforcement des capacités des agents publics afin de promouvoir une administration basée sur les compétences, la performance et le respect de la loi, loin du favoritisme et des pratiques clientélistes.

Exaucé Kaya

Actualité

RDC : Le CRAC lance le débat citoyen sur l’avenir de la Constitution et appelle à la stabilité institutionnelle

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Le débat autour de l’avenir constitutionnel de la République démocratique du Congo continue de prendre de l’ampleur. Ce lundi 18 mai 2026 à Kinshasa, le Cadre des Réflexions et d’Actions autour de la Constitution (CRAC-RDC) a officiellement lancé ses activités au cours d’une rencontre organisée à la salle polyvalente Roger Manoka.

À travers cette initiative, cette plateforme de la société civile congolaise entend ouvrir un espace de réflexion citoyenne sur les enjeux constitutionnels, institutionnels et démocratiques du pays. Selon les organisateurs, le CRAC regroupe près de 216 structures issues notamment des mouvements des jeunes, des femmes, des personnes vivant avec handicap ainsi que plusieurs groupes thématiques.

Placée sous le thème : « Avenir constitutionnel de la RDC : arbitrage citoyen, stabilité institutionnelle et prévention des conflits », cette activité marque le début d’une feuille de route présentée comme « citoyenne, scientifique et inclusive ».

 

« Nous ne défendons aucun camp politique »

Dans son allocution inaugurale, le faciliteur national du CRAC, Ir Don Okoma Onyumbe, a tenu à clarifier sa position face aux nombreuses spéculations entourant les débats constitutionnels en RDC.

« Nous ne défendons ni un camp politique, ni une ambition partisane », a insisté la plateforme, affirmant que son engagement repose avant tout sur « les valeurs normatives de la Constitution, l’État de droit, les principes républicains ainsi que la place du citoyen dans les réflexions sur l’avenir institutionnel du pays ».

Le CRAC affirme privilégier une approche scientifique dans ses analyses. Ses réflexions, expliquent ses animateurs, s’appuient sur des références académiques, juridiques, sociologiques et historiques afin d’encourager un débat « éclairé et responsable ».

Promouvoir un arbitrage citoyen responsable

Pour cette structure, le citoyen congolais ne doit pas rester simple spectateur des discussions liées à l’avenir du pays. Le CRAC estime au contraire que la population doit être suffisamment informée pour comprendre les enjeux constitutionnels et participer activement au débat public.

« Le citoyen doit développer un regard critique et participer avec discernement à la consolidation de la stabilité institutionnelle », ont souligné les intervenants.

Cette orientation intervient dans un contexte où les discussions autour d’éventuelles réformes constitutionnelles continuent d’alimenter les tensions politiques et les débats au sein de l’opinion publique congolaise.

Prévenir les crises et éviter les divisions

Le CRAC a également lancé un appel à la responsabilité collective afin d’éviter que les divergences d’opinion ne débouchent sur des fractures sociales ou politiques.

La plateforme estime qu’une société stable se construit grâce au dialogue, à l’écoute mutuelle et à la recherche permanente du consensus républicain.
« Nos différences d’opinion ne doivent jamais devenir des facteurs de division, mais plutôt des opportunités de construire un consensus durable », a déclaré un des responsables du cadre.

À travers cette démarche, le CRAC affirme vouloir contribuer à la prévention des conflits en privilégiant une approche pacifique et patriotique.

Un message fort adressé à la jeunesse congolaise

L’un des moments marquants de cette rencontre aura été l’appel lancé à la jeunesse congolaise. Le CRAC considère les jeunes comme une force démographique majeure capable d’influencer positivement l’avenir du pays.

Toutefois, la plateforme met en garde contre toute instrumentalisation politique, idéologique ou communautaire de cette jeunesse.

« Votre énergie ne doit jamais être exposée à la manipulation, à la violence ou à toute forme d’instrumentalisation », ont averti les organisateurs.

Le CRAC plaide ainsi pour une jeunesse « consciente, informée et engagée » au service de la paix, de la cohésion nationale et de la responsabilité citoyenne.

Une feuille de route axée sur la paix et la cohésion nationale

En clôturant cette cérémonie, les responsables du CRAC ont réaffirmé leur volonté de promouvoir une démarche patriotique fondée sur la responsabilité collective et le respect des principes républicains.

Cette nouvelle plateforme entend désormais multiplier des espaces de dialogue, de sensibilisation et de réflexion afin d’impliquer davantage les citoyens dans les grandes questions constitutionnelles qui concernent l’avenir de la RDC.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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