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RDC/COVID19 : les gouvernements provinciaux invités à baisser les prix du transport en commun
La forte pluie qui s’est abattue sur la ville de KINSHASA ce mardi 12 mai 2020 n’a pas empêché les membres du comité de Conjoncture Économique de se réunir autour du Chef du Gouvernement Sylvestre Ilunga Ilunkamba pour évaluer la situation du cadre macro économique du pays en ce temps de crise caractérisé par la pandémie du Coronavirus.
D’après Jean-Baudouin Mayo, vice-premier ministre, ministre du Budget, le gouvernement de la République continue de surveiller le taux de change et le niveau du prix dont le rythme d’accélération a quand même ralenti, il faut le souligner.

« Le gouvernement a pris des mesures par le biais du ministère de l’économie pour réduire les prix du carburant à la pompe, celà est une participation de l’état aux ménages, il est vrai que les prix sur le marché international ont baissé mais il y a aussi des paramètres dans notre propre pays notamment les pétroliers traînent des arriérés, le crédit sur l’état, l’État doit payer, c’est ce qui fait des négociations soient difficiles. Le gouvernement a réussi cas même à faire baisser les prix. Le gouvernement par le ministère de l’économie a contacté tous les Gouvernements provinciaux pour faire baisser les prix de transport et tant d’autres étant donné qu’un élément important de la structure des prix varie au-delà de 5% il est de bonne aloi que la structure soit revue et aujourd’hui nous attendons des autorités politico administratives après négociations avec les associations des chauffeurs la fixation des nouveaux prix de transport pour permettre à la population d’économiser en terme des ménages. Il y aura augmentation qlq part du pouvoir d’achat », a-t-il fait savoir à l’issue de la réunion.

Le patron du Budget a une fois de plus fait savoir que l’économie nationale comme l’économie au niveau mondial reste encore marqué durement par la Covid19 mais le gouvernement consent des efforts pour réduire ses effets néfastes.
« Les effets de cette pandémie sont énormes sur l’économie de notre pays. Il vous souviendra la fois passée qu’on avait demandé aux ministres sectoriels de renforcer la discipline budgétaire et à la banque centrale d’intervenir selon ses méthodes sur le marché de change. Nous avons noté que cette politique a produit des résultats et nous nous sommes décidés de la renforcer. Les ministres sectoriels doivent continuer à agir rigoureusement sur la dépense publique en même temps qu’ils doivent tout faire pour que les recettes augmentent », a-t-il indiqué

Par ailleurs, il a laissé entendre qu’il y a eu des difficultés dans le paiement de l’IBP tout simplement à cause du confinement de la commune de Gombe, ce qui a donné certains difficultés à certains opérateurs économiques d’accéder aux banques de la commune de la Gombe qui étaient fermées.
« Il y a eu un problème entre l’administration fiscale et les opérateurs économiques, il y avait quelques accommodements à faire par rapport à l’environnement de ce temps. Toutes ces questions sont entrain d’être de se régler et que le Premier Ministre réunira les autorités compétentes pour apprécier le confinement de la commune de la Gombe qui est la commune cerveau moteur de l’économie de Kinshasa et du pays. Les mesures seront certainement prises », a fait remarquer Jean-Baudouin Mayo.
Les membres du comité de Conjoncture Économique ont également le constat que la population dans son ensemble a beaucoup relâché par rapport au respect des mesures barrières contre la Covid19.
À cet effet, ils ont rappelé ces mesures doivent être de strictes application pour ne pas amener le gouvernement à faire intervenir la police et les FARDC.
Les membres du comité de Conjoncture Économique se sont également réjouit de la participation de la Fédération des Entreprises du Congo dans ces réunions. »Elle nous apporte un éclairage des opérateurs économiques, des hommes de terrains et ça permet au gouvernement de bien évoluer », s’est-il réjoui.
MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
