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RDC : « Connaître la cité pour mieux la gérer », crédo du mouvement républicain « Notre Avenir

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Le mouvement républicain « Notre Avenir », à travers son projet « Nouvelle femme congolaise », s’emploie à outiller la femme congolaise sans attache politique mais future aspirante à la gestion de la chose publique sur les fondamentaux de la gestion d’une cité.

Le projet » Nouvelle femme congolaise » a été lancé ce vendredi 14 avril, en présence d’une centaine de femmes, dans la salle de réunion Père Boka du Centre de préparation de l’action sociale (CEPAS) dans la commune de Gombe à Kinshasa. Étudiantes, femmes responsables des structures de défense des droits des femmes, femmes salariés, femmes entrepreneures, ainsi que des jeunes y ont pris part.

Après avoir passé 18 ans de vie active en politique sans connaissance citoyenne, Marie Louise Efekele, son initiatrice, s’est décidée de quitter la formation politique pour rejoindre la citoyenneté afin de comprendre les questions citoyennes qui concernent tous les Congolais. Sa mission : commencer par les gérer à la cité, avant de les gérer quand on est à la table des décisions. Ainsi, a-t-elle expliqué, d’où est venue l’idée du projet « Nouvelle femme congolaise », celle qui devrait être engagée, informée, formée, développée, citoyenne et qui doit se prendre en charge.

Cependant, a-t-elle poursuivi, le projet prévoit une formation civique de la jeunesse et du leadership féminin qui font partie des objectifs qu’elle défend et aussi pour aider ces femmes qui sont novices et qui n’ont pas d’attaches politiques mais qui demain seront candidates et vont adhérer à des partis politiques.

 » Mais pour quelle fin? Accompagner encore une fois les leaders politiques? C’est ce que nous dénonçons », a-t-elle dit. Puis d’ajouter : « Nous voulons que ces femmes participent à des débats d’idées tout en se formant. Il était temps d’organiser cette séance d’information et leur proposer des modules de formation qui vont suivre ».

Par rapport à la durée du projet et à sa méthodologie, Me Efekele a rassuré que cette phase pilote de 6 mois qui était censée commencer dans les universités seulement sera aussi mener de porte-à-porte. Ce mécanisme, affirme-t-elle, qui a aussi fonctionné pour certains afin de parler des élections mais aussi des formations avant d’aller voter.

Partageant la passion de former le nouvel acteur politique congolais mais aussi social. Sanders Zagabe, Directeur Exécutif de Buswe Institute, s’accorde sur le fait que ce travail a déjà été fait mais estime que jusqu’ici, Ils ont été plus formés avec une certaine orientation idéologique qui ne se marie pas nécessairement avec ce qu’on attend du Congo.

C’est ainsi qu’en partenariat avec le mouvement « Notre avenir », Buswe Institute, une académie de formation
dans le domaine du leadership et de la gouvernance proposera des séances de formation de la nouvelle femme congolaise axées sur des thématiques telles que: les droits de l’homme, la
citoyenneté politique, la bonne gouvernance, le travail législatif et tant d’autres.

A cet effet, l’une des participantes et femme entrepreneure, Nina Mihigo, a salué l’initiative. Elle pense qu’en cette année électorale nous avons vraiment besoin d’un nouveau visage de la femme congolaise. « Nous avons besoin
d’un nouveau souffle et par rapport aux anciennes élections qu’on a connues dans ce pays, la nouvelle femme congolaise doit être formée pour pouvoir, pourquoi pas, participer et être active aux prochaines élections.
parce qu’on nous propose des formations qui ont trait aux élections », a-t-elle martelé.

Rappelons que ce projet ambitieux sera répandu sur toute l’étendue de la RDC à travers une tournée nationale avant la tenue des élections. En juillet de cette année, la même séance d’information sera organisée à Lubumbashi.

Déborah Kabuya/CONGOPROFOND.NET

Santé

Ebola à Butembo : des psychologues renforcent leurs capacités pour la prise en charge psychosociale des communautés

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Les psychologues cliniciens de Butembo, dans la province du Nord-Kivu, ont participé ce samedi 13 juin 2026 à une formation axée sur la prise en charge psychosociale en période d’épidémie d’Ebola. Organisée par l’antenne locale de l’Union nationale des psychologues cliniciens (UNPC), cette session s’est tenue dans l’une des salles de l’Université de l’Assomption au Congo (UAC).

Selon la présidente de l’UNPC/Butembo, Mme Kavira Vinywasiki Florentine, cette initiative vise à renforcer les compétences des professionnels de la santé mentale face aux défis psychologiques engendrés par la résurgence de la maladie. Elle a indiqué que les psychologues sont appelés à intervenir auprès des malades, des cas suspects, des familles ainsi que des communautés affectées.

« Nous nous sommes rassemblés pour essayer de renforcer nos capacités par rapport à l’intervention psychologique en cas de crise ou d’urgence, surtout dans la situation actuelle de la résurgence de la maladie à virus Ebola dans nos zones de santé de Butembo », a déclaré Mme Kavira Vinywasiki Florentine. Elle a ajouté que les psychologues doivent travailler sur les émotions négatives, notamment la peur et l’anxiété provoquées par l’annonce de nouveaux cas.

La responsable de l’UNPC a également insisté sur la nécessité de lutter contre le déni observé dans certaines communautés. « Leur conscient ne veut pas accepter la réalité. C’est au psychologue clinicien d’y travailler et de voir comment communiquer avec la communauté à travers des méthodes humaines et compréhensives afin de réduire les résistances », a-t-elle expliqué.

Les participants ont salué l’importance de cette formation. Psychologue clinicien à Butembo, Kakule Mahamba Job a affirmé avoir acquis de nouvelles connaissances sur l’accompagnement psychologique des personnes touchées par l’épidémie. « Nous venons d’apprendre comment prendre en charge les patients pendant cette période d’Ebola. Nous avons aussi retenu différentes méthodes pour briser la résistance communautaire », a-t-il témoigné, tout en félicitant les organisateurs.

Cette formation intervient alors que l’épidémie continue de progresser dans le Nord-Kivu. Deux nouvelles zones de santé, Vuhovi dans le territoire de Beni et Masereka dans le territoire de Lubero, sont désormais touchées. La province compte actuellement 40 cas confirmés. La ville de Butembo continue également de notifier des cas positifs, notamment dans les zones de santé de Katwa, qui enregistre 17 cas et demeure l’épicentre de l’épidémie, ainsi que Butembo avec 7 cas confirmés.

Dalmond Ndungo

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