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Kwango : Olitho Kahungu invite l’IGF à auditer le gouvernement Peti Peti
Digne fils du Kwango, Olitho Kahungu Lewula se dit préoccupé par les conditions sociales dans lesquelles vivent les frères et sœurs de sa province.
Dans sa correspondance adressée la semaine dernière à l’Inspecteur général des Finances, Jules Alingete, ce journaliste de formation sollicite une mission de contrôle des inspecteurs de l’IGF au sein du gouvernement provincial du Kwango, afin d’éclairer l’opinion publique sur la destination que prennent les Fonds d’investissement, les Frais de fonctionnement des Secteurs et de la ville de Kenge, la rétrocession ainsi que les frais de production locale. Olitho Kahungu dit ne pas comprendre que le Kwango continue encore de vivre comme à l’époque du moyen-âge, sans routes, sans hôpitaux ni écoles modernes, sans électricité ni eau potable. Alors que cette province, à l’instar des autres, bénéficie du soutien financier du gouvernement central et génère des ressources propres qui devraient lui permettre de booster son développement socioéconomique afin de prendre son envol. Il déplore le fait que, depuis le démembrement de l’ex-Bandundu, le Kwango a du mal à décoller même d’un seul pas, et sa population croupit dans une misère indescriptible qui la pousse très souvent à se déplacer vers la ville de Kinshasa à la quête du mieux-être.
Olitho Kahungu prie l’IGF à prendre à coeur sa requête, au regard de la problématique soulevée qui concerne toute une province entière.
Selon certains analystes politiques, il est plus que temps de ramener les dirigeants de la province du Kwango sur le rail quant à leur manière de gérer les fonds publics, car leur bilan à la tête de la province impacte directement sur l’image du Chef de l’État qui prône jour et nuit le mieux être de la population RD-congolaise, à travers son principe « le peuple d’abord ».
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
Santé
Ebola à Butembo : des psychologues renforcent leurs capacités pour la prise en charge psychosociale des communautés
Les psychologues cliniciens de Butembo, dans la province du Nord-Kivu, ont participé ce samedi 13 juin 2026 à une formation axée sur la prise en charge psychosociale en période d’épidémie d’Ebola. Organisée par l’antenne locale de l’Union nationale des psychologues cliniciens (UNPC), cette session s’est tenue dans l’une des salles de l’Université de l’Assomption au Congo (UAC).
Selon la présidente de l’UNPC/Butembo, Mme Kavira Vinywasiki Florentine, cette initiative vise à renforcer les compétences des professionnels de la santé mentale face aux défis psychologiques engendrés par la résurgence de la maladie. Elle a indiqué que les psychologues sont appelés à intervenir auprès des malades, des cas suspects, des familles ainsi que des communautés affectées.

« Nous nous sommes rassemblés pour essayer de renforcer nos capacités par rapport à l’intervention psychologique en cas de crise ou d’urgence, surtout dans la situation actuelle de la résurgence de la maladie à virus Ebola dans nos zones de santé de Butembo », a déclaré Mme Kavira Vinywasiki Florentine. Elle a ajouté que les psychologues doivent travailler sur les émotions négatives, notamment la peur et l’anxiété provoquées par l’annonce de nouveaux cas.
La responsable de l’UNPC a également insisté sur la nécessité de lutter contre le déni observé dans certaines communautés. « Leur conscient ne veut pas accepter la réalité. C’est au psychologue clinicien d’y travailler et de voir comment communiquer avec la communauté à travers des méthodes humaines et compréhensives afin de réduire les résistances », a-t-elle expliqué.

Les participants ont salué l’importance de cette formation. Psychologue clinicien à Butembo, Kakule Mahamba Job a affirmé avoir acquis de nouvelles connaissances sur l’accompagnement psychologique des personnes touchées par l’épidémie. « Nous venons d’apprendre comment prendre en charge les patients pendant cette période d’Ebola. Nous avons aussi retenu différentes méthodes pour briser la résistance communautaire », a-t-il témoigné, tout en félicitant les organisateurs.
Cette formation intervient alors que l’épidémie continue de progresser dans le Nord-Kivu. Deux nouvelles zones de santé, Vuhovi dans le territoire de Beni et Masereka dans le territoire de Lubero, sont désormais touchées. La province compte actuellement 40 cas confirmés. La ville de Butembo continue également de notifier des cas positifs, notamment dans les zones de santé de Katwa, qui enregistre 17 cas et demeure l’épicentre de l’épidémie, ainsi que Butembo avec 7 cas confirmés.
Dalmond Ndungo
