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RDC/Bukavu: la pelouse synthétique du stade de la Concorde au coeur d’une discorde entre 2 cadres du FCC
Quelques jours après la pose de la pelouse synthétique au stade de la Concorde de Kadutu à Bukavu(Sud-Kivu), deux leaders du FCC,
notamment le gouverneur de province Claude Nyamugabo, coordonnateur de cette plate-forme politique au Sud-Kivu, et Prince Cokola Katintima, se disputent la paternité du plaidoyer qui a abouti à ce succès. Une vive polémique a même enflammé la toile à ce sujet.
« Au mois d’août, nous avons lancé la commande pour l’achat de la pelouse synthétique. Nous étions encore ici le mois de décembre pour amener la pelouse et aujourd’hui, nous sommes venus juste pour la supervision des travaux et nous constatons que les travaux évoluent très bien », a dit Prince Cokola Katintima, le coordonnateur provincial du FCC en charge des sports.

Prince Cokola Katintima, le coordonnateur provincial du FCC en charge des sports
La réponse du gouverneur n’a pas pris beaucoup de temps. Le lundi 24 décembre vers la matinée, Claude Nyamugabo n’est pas passé par quatre chemins. « Qu’on ne vous trompe pas ! Cette pelouse est le don du Président Joseph Kabila grâce à notre plaidoyer. La pelouse synthétique est le résultat de la promesse faite par le président de la République Joseph Kabila Kabange, n’en déplaise à ceux qui assistent aux jeux de triomphalisme… », a lancé Claude Nyamugabo, coordonnateur provincial du FCC, au cours de sa visite ce lundi, moins de 24 heures après le passage de Prince Cokola.
D’ores et déjà, les partisans de ces deux personnalités de cette famille politique dont le président Joseph Kabila est l’autorité morale s’empoignent sur la toile. Cependant, la question sur le vrai initiateur de cette pelouse synthétique n’a pas toujours réçu de reponse. Dossier à suivre.
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
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Joseph Kabila : « Il faut balayer le système actuel et renouveler la classe politique congolaise »
L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a livré une rare prise de parole publique dans une déclaration rendue publique ce jeudi 11 juin. Au cœur de son message : une critique sévère de la gouvernance actuelle et un appel à une profonde transformation du paysage politique congolais.

Un plaidoyer pour un changement radical
Selon Joseph Kabila, la crise multidimensionnelle que traverse la RDC est avant tout le résultat d’un problème de gouvernance. L’ancien chef de l’État estime qu’un simple changement de dirigeants ne suffirait pas à redresser le pays.
« Il faut balayer ce système », affirme-t-il, plaidant pour une refonte de la classe politique congolaise afin de permettre l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants.
Une nouvelle classe politique pour la RDC
Pour l’ancien président, les mécanismes traditionnels de renouvellement politique n’ont pas produit les résultats escomptés. Il suggère ainsi d’explorer d’autres voies, notamment l’organisation de primaires, afin de favoriser une compétition politique plus ouverte et plus représentative.
Joseph Kabila considère que le système actuel ne permet pas d’apporter les changements profonds dont le pays a besoin et qu’une participation accrue des citoyens sera indispensable dans ce processus.
Le rôle central des citoyens
Au-delà des réformes institutionnelles, l’ancien président insiste sur la nécessité de renforcer le sens civique de la population. Selon lui, la transformation de la RDC ne pourra se réaliser que grâce à une implication active des Congolais dans la vie publique et dans la défense des valeurs démocratiques.
Il prévient toutefois qu’un tel chantier demandera du temps et ne pourra être mené à bien « ni en quelques semaines, ni en quelques mois ».
Une vision pour l’avenir du pays
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu en RDC. À travers ses déclarations, Joseph Kabila appelle à une réflexion de fond sur l’avenir du pays, estimant que les défis actuels nécessitent des réponses structurelles plutôt que des solutions ponctuelles.
L’ancien président défend ainsi l’idée d’un renouvellement du système politique et d’une mobilisation citoyenne capable d’accompagner les réformes qu’il juge indispensables pour la stabilité et le développement de la République démocratique du Congo.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
