À la Une
RDC : Benoît Lwamba, ancien président de la Cour Constitutionnelle, décédé à 76 ans à Bruxelles
Benoît Lwamba Bindu, ancien président de la Cour Constitutionnelle de la République Démocratique du Congo, est décédé ce lundi 17 janvier 2022, il aurait eu 77 ans en juillet prochain.
Né le 19 juillet 1945, l’homme est entré dans la magistrature au début des années 70. En 1990, il est promu conseiller à la Cour suprême de justice en 1990. Deux années après la prise du pouvoir par LD Kabila, il devient un des présidents de cette prestigieuse juridiction.
Le 16 janvier 2001, le Mzee Kabila meurt dans des circonstances non-élucidées à ce jour, vint l’investiture du nouveau chef de l’Etat. Président à la Cour suprême de justice, Lwamba et son collègue Luhonge Kabinda-Ngoyi, alors procureur général de la République, ont procédé l’investiture de Joseph Kabila.
En juin 2003, Lwamba est élevé au grade de 1er président de la Cour suprême de Justice sous le régime de transition « 1+4 ». En 2015, il devient Président de la Cour constitutionnelle. Le 9 juillet 2018, il est réélu.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
À la Une
HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
