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RDC/Beni: les 4 étudiants arrêtés lors du meeting empêché, transférés au parquet

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4 étudiants de la ville de Beni, notamment Clovis Kakule Mutsuva, Fiston Isambire, Stéphanie Mbafu Moja et Rebecca Sokoni, arrêtés le jeudi 8 novembre 2018 en marge d’un meeting au rond-point du 30 juin, ont été transférés le vendredi dernier au parquet.

À en croire les sources policières, ces derniers seront jugés conformément à la loi pour « trouble de l’ordre public, incitation au soulèvement…»

En effet, depuis le début de la semaine dernière, les étudiants avaient annoncé un meeting au rond point du 30 juin de Beni pour dénoncer la situation sécuritaire qui se dégrade chaque jour. Dans leurs message de mobilisation sur les réseaux sociaux, ils appelaient la population aux actions pacifiques pour pousser les autorités à tous les niveaux à vite agir sur la situation sécuritaire dans leur territoire.

En clair, ils réclamaient dans leur mémo:

«1. Interdire pacifiquement la circulation à tout véhicule de la MONUSCO et cela jusqu’au rétablissement effectif de la paix. Les déplacements qui peuvent leur être permis sont ceux menant aux zones insecurisées aux alentours de la région de Beni. Avec une logistique de guerre aussi forte, un budget annuel de plus d’un milliard de dollars, une indifference face aux recommandations de la population et une ambiguïté dans les interventions, on ne peut raisonnablement laisser la MONUSCO faire son tourisme chez nous.

2. Barrer la route aux candidats à tous les niveaux (provinciales, nationales et présidentielle) qui voudraient mener campagne en ville de Beni et arracher les photos des candidats affichées déjà à travers la ville. On ne peut véritablement s’attendre aux élections que dans une zone sécurisée. On ne voit en ces jours dans les agissements des candidats aucun élan de solidarité avec la population de Beni. Tout ce qui les anime est le souci de conserver leurs postes ou remplacer ceux qui les ont.

3. Nous déplacer des quartiers insecurisés pour y mener des patrouilles populaires en vue de faire face à toute velléité de la part des assaillants. Le commandement des opérations SOKOLA I doit mettre en place de mesures nécessaires pour accompagner et appuyer ces jeunes volontaires qui vont désormais sécuriser la commune Ruwenzori et d’autres quartiers insecuriser.

4. Apporter toute sorte d’assistance aux rescapés des massacres de Beni qui, en ces jours, vivent dans des conditions particulièrement difficile à cause de l’insécurité qui bloque les activités des champs, les activités commerciales ainsi que les autres secteurs de subsistance de la population»


Delphin Mupanda/CONGOPROFOND.NET

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