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RDC/Beni : des miliciens UPLC et Maï Maï Saperita se sont rendus aux Fardc

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Plusieurs miliciens de l’Union des patriotes pour la libération du Congo (UPLC) et des Maï Maï Saperita se sont rendus aux forces armées de la RDC en ville de Beni ce jeudi 4 juillet 2019. Ce sont des miliciens actifs dans les villages du sud de la région de Beni en province du Nord-Kivu.

Un échantillon d’une dizaine des combattants a été présenté au comité urbain de sécurité de Beni. Dans le lot, leurs commandants notamment Paluku Mayani Moïse (UPLC) et Saperita du groupe qui porte le même nom.

Ils disent répondre à l’appel du chef de l’État congolais, Félix Tshisekedi, lors de son passage à Beni. Ce dernier, rappelle-t-on, avait appelé ces hors-la-loi à déposer les armes et d’observer le processus de pacification du pays.

« Il ne nous fallait pas nous pointer des armes avec les militaires congolais. Nous luttions pour la fin de la guerre. Quand le nouveau chef de l’État était passé ici, nous avons préféré répondre à son appel», a expliqué le chef de guerre Moïse Mayani de l’UPLC.

Pour le général-major Mbangu Marcel, commandant des opérations Sokola 1, c’est le début du processus DDR pour tous les groupes armés qui vont répondre à cet appel des autorités congolaises. L’officier supérieur des Fardc ne considère pas les Maï Maï comme ennemi.

« Nos ennemis actuels sont des ADF qui se sont mués en un mouvement terroriste qu’on appelle aujourd’hui MTM. Nos ennemis sont les FDLR, ces jeunes gens, je les considèrent comme des fils égarés qui se font de fois manipuler…», a-t-il affirmé.

C’est peut être vers la pacification de cette région de la RDC qu’on tend, pensent certains analystes. Depuis plusieurs années, presque tout l’Est de la RDC est embrasé par l’insécurité caractérisée par des kidnappings, massacres, viols, vols, pillages et autres formes de violation des droits humains.

Delphin Mupanda/CONGOPROFOND.NET

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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !

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Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.

Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.

De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.

Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?

Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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