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RDC : baisse des prix des billets d’avion
Il ne s’agit pas d’une rumeur, comme certains le pensent, mais plutôt d’une nouvelle officielle. Le ministre de l’Économie Nationale, Jean-Marie Kalumba, a pu obtenir la baisse des prix des billets d’avion dans une proportion qui pourrait aller jusqu’à 50% pour certaines destinations domestiques. C’est de commun accord avec les transporteurs aériens, membres de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), après plusieurs discussions entamées entre les deux parties, pendant deux semaines. La mesure va entrer en vigueur incessamment, après la signature d’un arrêté ministériel par l’autorité de tutelle.
Selon les sources au ministère de l’Economie, les prix sont fixés selon les itinéraires. Le président du comité des transporteurs, Norbert Sengamali, a indiqué que ces nouveaux prix font suite aux concessions faites de part et d’autre. A titre indicatif, le prix du billet Kinshasa – Kisangani pourrait connaitre une baisse de 340 à 192 USD ; alors que celui de Kinshasa – Kindu passe de 300 à 185 USD, rapporte le procès-verbal signé par la FEC et la partie gouvernementale, représentée par Jean-Marie Kalumba, ministre de l’Economie nationale.
«Il y a eu des concessions de part et d’autre. Autant les compagnies aériennes ont fait des concessions, autant le ministre de l’Économie s’est engagé, au nom de l’État, à rester attentif aux doléances des compagnies aériennes. Nous venons de signer un procès-verbal. C’est une fumée blanche», a-t-il déclaré. Il a par ailleurs souligné que les protagonistes à ces pourparlers ont tenu compte de la nécessité de prévoir des réunions d’évaluation régulières pour suivre l’évolution du marché.
Pour sa part, Gueda Yav, patronne de la compagnie Mwant Jet, explique que les deux parties ont tenu également compte de la spécificité des avions.
Pour rappel, le ministre de l’Economie Nationale fustigeait le fait que les tarifs pratiqués par les compagnies d’aviation en RDC s’écartent considérablement des prix et tarifs fixés par le ministère de l’Economie. Pourtant, la loi exige que toute modification des tarifs fixés soit autorisée par le ministère de l’Economie Nationale. Le moment étant venu pour rétablir la vérité de prix, Jean-Marie Kalumba avait convié les parties concernées à se mettre autour d’une table afin de lever l’équivoque quant à ce. Il avait expliqué à ses hôtes que cette situation préoccupe au plus haut point le gouvernement de la République qui aimerait s’assurer, avec la collaboration de ses partenaires, que les prix et tarifs en vigueur respectent le principe du « juste prix » et cela, dans l’esprit des structures des prix arrêtés en concertation avec le ministère de l’Economie Nationale. C’est en partant de ce constant qu’une commission d’experts avait été mise sur pied afin de trouver un compromis et offrir aux Congolais des prix qui tiennent compte de leur pouvoir d’achat.
Perside Diawaku/Le Phare
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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )
Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.
Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?
Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.
Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.
La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.
CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?
Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.
Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.
Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.
CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?
Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.
Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.
CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.
Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.
CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?
Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.
C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.
Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.
Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.
CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?
Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.
La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.
Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.
CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.
Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.
CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?
Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.
Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?
Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.
C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.
C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.
CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?
Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.
Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.
Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.
C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.
Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET
