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RDC- Angola: L’OIM pour l’amélioration de la sécurité humaine à la frontière

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« Promouvoir la stabilisation des communautés frontalières par le biais de solutions durables pour les flux migratoires mixtes et une gestion efficace des frontières entre l’Angola et la RDC ». C’est le projet financé par le fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix (PBF), mise en œuvre par l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) et le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR). Il a été présenté ce 20 octobre par le comité de pilotage aux autorités nationales et provinciales à l’hôtel Fleuve Congo.

Cette première réunion du comité de pilotage vise à amener les participants, dont les membres du gouvernement, l’ambassadeur de l’Angola en RDC, les gouverneurs du Kasaï et du Kasaï central à une compréhension commune des objectifs et des résultats escomptés tout en s’assurant que l’avancement du projet se déroule en adéquation avec les enjeux définis.

En effet, vers la fin de l’année 2021, l’OIM a enregistré des dizaines des milliers des citoyens congolais expulsés d’Angola, a déclaré Mahamadou Bello, gestionnaire du projet. Cependant, ce projet tombe à point nommé pour préparer les communautés frontalières à l’accueil des déplacés.
« Les communautés frontalières sont également préparées au respect de la dignité humaine et des droits humains des migrants en général, dès leur départ et à leur arrivée », a-t-il ajouté.

Pour le ministre d’état, ministre du Plan, Christian Mwando Nsimba, prenant la parole au nom du gouvernement congolais, la RDC accorde une importance capitale à la stabilisation des communautés et à la gestion des flux migratoires et des frontières à travers notamment le renforcement des échanges bilatéraux avec les pays amis avec lesquels la Rdc partage ses frontières.
« La longue période de conflit et de crise récurrente qu’ont traversé les deux populations a donné place à des mouvements trans frontaliers irréguliers, il est impérieux de fournir de efforts conséquents pour assurer les mouvements des populations dans le respect de la dignité humaine », a dit le ministre du Plan.

Le but de ce projet est de promouvoir la coexistence pacifique et améliorer la sécurité humaine le long de la frontière entre la RDC et l’Angola en contribuant à une gestion efficace des frontières et à des solutions durables pour les populations en mouvement.

Ces dernières années, l’Angola a attiré une grande partie de la population frontalière de la RDC à la recherche de conditions de vie meilleures et d’une plus forte demande de travail manuel, notamment dans le secteur minier.

Ces opportunités ont entraîné une importante migration irrégulière dont plus de 35.000 individus ont fui suite au conflit de 2017 survenu au Kasaï.
Selon les premières estimations, 61 % d’entre eux sont des hommes, 18 % des femmes et 21 % des enfants. Parmi ces personnes, près de 30 % ont dû s’installer temporairement dans des centres collectifs (églises, écoles), 40 % dans des familles d’accueil et 30 % ont poursuivi leur mouvement vers d’autres lieux.

Des recommandations ont également été formulées de manière à tenir un atelier bi- national dans le délai afin de solliciter l’implication des autorités nationales et provinciales.

Elda Along/ CONGOPROFOND.NET

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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril

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L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.

D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.

Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.

Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

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