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RDC–Algérie à la CAN : Briser le tabou et décrocher enfin la 1ère victoire !
En Coupe d’Afrique des Nations (CAN), la République démocratique du Congo traîne un héritage pesant face à l’Algérie. Une rivalité discrète mais chargée de symboles, où les chiffres racontent une histoire à sens unique et confèrent à chaque confrontation une tension particulière.

Une statistique qui colle à la peau des Léopards
Malgré plusieurs oppositions au fil des décennies, les Léopards n’ont jamais réussi à faire tomber les Fennecs en phase finale de la CAN. Une anomalie sportive devenue, avec le temps, un véritable tabou. À chaque rendez-vous continental, cette statistique ressurgit, rappelant aux Congolais l’urgence de rompre avec un passé frustrant.
Deux duels, deux souvenirs amers
L’histoire des face-à-face entre la RDC et l’Algérie en Coupe d’Afrique des Nations ne compte que deux rencontres, mais elles ont suffi à installer une forme de malédiction.
En 1988, l’Algérie s’impose sur la plus petite des marges (1-0), infligeant aux Congolais leur première désillusion face aux Fennecs dans une phase finale. Un revers fondateur, lourd de conséquences psychologiques.
Douze ans plus tard, lors de la CAN 2000, les Léopards montrent un autre visage. Solides, disciplinés, ils tiennent tête aux Algériens et arrachent un match nul (0-0). Un résultat encourageant, mais insuffisant pour briser la série noire.
Résister sans jamais triompher
Au-delà même de la CAN, cette incapacité chronique à s’imposer face à l’Algérie est devenue un symbole des difficultés congolaises contre cette sélection nord-africaine. Le scénario se répète : la RDC rivalise, oppose une résistance farouche, mais échoue toujours à faire pencher la balance en sa faveur.
Un futur duel à haute portée symbolique
Dans ce contexte, un éventuel nouveau affrontement à la CAN dépasserait largement le cadre d’un simple match de football. Pour les Léopards, ce serait l’opportunité de briser un tabou historique, de se libérer d’un complexe et d’écrire enfin une page victorieuse face à un adversaire qui leur a toujours résisté.
Pour l’Algérie, l’enjeu serait inverse : maintenir une suprématie jamais remise en cause face à la RDC dans l’histoire de la Coupe d’Afrique des Nations.
Un duel où le passé pèse lourd, mais où l’avenir reste à conquérir.
Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET
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Kinshasa : Les « gratteurs » de l’iPhone, quand la photo de rue devient un business de survie
À Kinshasa, où l’accès à l’emploi formel demeure un défi majeur pour la jeunesse, l’ingéniosité devient une arme de survie. Chaque jour, de nombreux jeunes inventent de nouvelles formes d’activités génératrices de revenus. Parmi elles, un phénomène urbain gagne du terrain : celui des photographes de rue armés d’iPhone.

Un smartphone comme seul outil de travail
Sans studio ni matériel professionnel, ces jeunes utilisent uniquement leur smartphone ( le plus souvent de la marque Apple ) pour capturer des clichés de passants. On les retrouve devant les supermarchés, les malls, dans les artères animées du centre-ville ou encore dans les lieux de forte affluence.
« Les gratteurs », une pratique qui interpelle
Surnommés « les gratteurs », ces photographes improvisés prennent des photos spontanées avant d’aborder leurs sujets. Les images sont ensuite proposées à un tarif unique, généralement fixé à 2 000 francs congolais par photo. Une offre simple, directe et accessible.
Souvenir express ou service alternatif
Pour certains clients, ces clichés représentent un souvenir instantané pris sur le vif ; pour d’autres, une solution rapide et moins coûteuse, évitant le passage par un studio photographique classique. Cette proximité et cette spontanéité séduisent une clientèle variée.
Entre controverse et résilience
Si cette activité divise l’opinion (oscillant entre débrouillardise créative et travail informel) elle illustre surtout la capacité d’adaptation de la jeunesse kinoise face à une réalité économique difficile. Loin d’être un simple effet de mode, ce phénomène traduit une lutte quotidienne pour la survie.
L’iPhone, symbole d’une économie informelle inventive
En attendant des solutions structurelles et durables à la crise de l’emploi, l’iPhone devient pour ces jeunes bien plus qu’un simple téléphone : un véritable outil de travail et de survie économique, au cœur de la capitale congolaise.
Désiré Rex Owamba
