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RDC : Accueil du Président Tshisekedi par les élus, en colère le député Josué Mufula crache le feu
Il n’y a pas eu d’activités à la chambre basse du Parlement congolais, ce jeudi 05 Novembre 2021.
A la base de cette situation, l’indisponibilité des députés nationaux qui se sont rendus à l’aéroport international de Ndjili, pour accueillir le Président Tshisekedi, qui revenait au pays, après plusieurs semaines d’absence.
Une pratique que condamne le député national Josué Mufula Jive, élu de la ville de Goma.
Il dit ne pas comprendre comment et pourquoi un Parlement qui se veut responsable peut décider de suspendre ses activités sans raisons valables, alors que plusieurs questions importantes qui touchent la bonne marche du pays et surtout la vie de la population, restent en train de moisir au placard.
« Personnellement, je suis très déçu, très estomaqué que les travaux de notre chambre basse ont été pénalisés parce qu’on a exigé aux collègues députés, surtout ceux de l’Union Sacrée, de pouvoir se rendre à l’aéroport pour accueillir le chef de l’Etat, qui revient de ses multiples voyages à l’étranger, en violation même du principe de séparation des pouvoirs.
« Je pouvais comprendre s’il s’agissait de l’Institution Président de la République, où tous ceux qui travaillent à la Présidence pouvaient se rendre à l’aéroport », fait remarquer cet élu du peuple.
Josué Mufula dit aussi avoir l’impression que l’actuelle classe dirigeante du pays semble bafouer tout ce qui touche au quotidien du Congolais et plus encore ses problèmes de sécurité, comme la récente incursion d’hommes armés en pleine ville de Bukavu.
« En ce moment où il y a eu des insurgés à Bukavu, on a noté mort d’hommes, il y a de nos citoyens qui ont perdu leurs vies, il y a nos vaillants militaires FARDC qui ont défendu le territoire national devant cette menace sécuritaire et à la fois une menace de la défense, il n’y a pas de deuil national, mais les gens sont en train de festoyer », regrette Josué Mufula.
En sa qualité de membre de la commission défense et sécurité du Parlement congolais, Josué Mufula pense que la journée de ce jeudi 04 novembre 2021 aurait été propice aux parlementaires de s’appesantir sur la situation sécuritaire de Bukavu, l’évaluation de l’Etat de siège, la situation sécuritaire de Beni et tant d’autres questions dont celle du mouvement de grève des enseignants sur toute l’étendue du territoire national.
Selon Josué Mufula, cette pratique n’est pas loin de la dictature.
A en croire à ses dires, l’actuel régime est en train de mettre en mal la fragile démocratie rd-congolaise.
« On se croirait à l’époque du MPR/ parti-Etat, où même les écoles doivent fermer et tout le monde devrait se rendre à l’aéroport pour accueillir le chef de l’Etat et danser », lâche-t-il.
Pour rappel, le Président de la République Démocratique du Congo, Felix Antoine Tshisekedi est rentré dans son pays l’après-midi de ce jeudi 04 novembre 2021.
Il revient de Glasgow en Ecosse , où il a eu à participer à la conférence internationale sur le climat.
Franck Kaky/CONGOPROFOND.NET
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Vidéo de violences à Kinshasa : une affaire liée à la chanteuse Rebo Tchulo pousse la Justice à ouvrir une enquête
Une enquête judiciaire a été ouverte en République démocratique du Congo après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant des actes présumés de violences perpétrés par des individus, dont certains en uniforme, dans la commune de Ngaliema, à Kinshasa, selon un communiqué du ministère de la Justice consulté lundi.
D’après ce document, le Ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, a été saisi le 19 avril par un lanceur d’alerte ayant transmis une vidéo des faits. Ces violences se seraient produites dans la nuit du 18 au 19 avril, aux environs de 4 heures du matin, au quartier Pigeon.
Cette séquence, largement relayée en ligne, est au cœur d’une controverse impliquant la chanteuse congolaise Rebo Tchulo, bien qu’aucune implication officielle n’ait été confirmée à ce stade. Plusieurs versions circulent quant aux circonstances de l’incident. Certaines sources évoquent un présumé vol d’argent, tandis que d’autres parlent d’un différend lié à des biens de valeur. Ces allégations restent, pour l’heure, non vérifiées.

Sans préjuger des responsabilités, le communiqué souligne que, si les faits sont établis, ils pourraient constituer des infractions d’une particulière gravité, notamment des actes de torture, des coups et blessures volontaires, ainsi que des incitations de militaires à commettre des actes contraires à la loi.
Le ministère rappelle également que de tels agissements constitueraient une violation des principes consacrés par la Constitution de la République démocratique du Congo, en particulier ceux relatifs au respect de la dignité humaine, à l’intégrité physique et à l’interdiction absolue de la torture, ainsi que des engagements internationaux du pays, notamment la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
En conséquence, le Ministre d’État a donné injonction à l’Auditeur général des Forces armées de la RDC (FARDC) d’ouvrir une enquête en vue d’établir les faits, d’identifier les auteurs et de les traduire devant les juridictions compétentes.
Dorcas Ntumba
