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Quand la nomination ne rime pas avec compétence : Mythe de l’intelligence dans l’élite politique congolaise

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Dans un pays où l’élite politique croit en sa propre intelligence simplement par le fait d’occuper des fonctions publiques, il est crucial de remettre en question le lien souvent présumé entre nomination et compétence. Malgré les croyances répandues, il n’existe aucun fondement scientifique solide prouvant que le simple acte d’être nommé à un poste confère automatiquement la compétence nécessaire pour l’exercer avec succès.

L’absence de ce lien vérifiable soulève des questions fondamentales sur la véritable qualité des décisions prises par cette élite politique en général et dans le domaine particulier de la santé. En RD Congo, le culte de l’ignorance semble prospérer, exacerbant les problèmes de gouvernance et sapant la confiance du public dans les institutions.

Il est impératif de reconnaître que la compétence et l’intelligence ne peuvent être conférées par une simple nomination. Plutôt que de perpétuer des schémas toxiques basés sur des illusions de grandeur, il est temps de valoriser le mérite, l’expertise réelle et la capacité à servir le bien commun au-delà des intérêts personnels.

Ce qui se passe au ministère de la Santé et de la prévention avec des décisions à efficacité douteuse du ministre Samuel-Roger Kamba Mulamba exige une réflexion critique sur la relation entre nomination et compétence. Le show permanent offert depuis plus de neuf mois à notre population à grand renfort des subterfuges de communication où les questions de fond ne sont jamais traitées est en réalité un spectacle pathétique, inutilement budgétivore, sur une question aussi vitale.

« Son excellence » Monsieur le ministre de la santé et de la prévention Samuel-Roger Kamba Mulamba doit se plier à l’exigence de redevabilité et rendre compte de la politique sanitaire qu’il a lui-même mise en place d’abord en tant que conseiller spécial du chef de l’État en charge du déploiement de la Couverture Santé Universelle(CSU), ensuite comme ministre de la Santé et prévention avant d’ériger des médecins en boucs-émissaires de son échec patent.

Cet exercice de transparence et de redevabilité du ministre de la Santé, Samuel-Roger Kamba Mulamba, est essentiel pour briser les mythes et les illusions qui entravent le progrès et perpétuent l’ignorance. Il est temps de remettre en question les fondements de ce culte à l’ignorance et d’exiger des normes plus élevées de leadership et de gouvernance en RDC surtout dans un secteur qui touche à la vie de près de 100 millions d’âmes. Rien ne vaut la santé.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats

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L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.

Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.

D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées

Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.

Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.

En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.

Entre interrogations et attentes

L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.

Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.

Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.

Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET 

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