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Quand la nomination ne rime pas avec compétence : Mythe de l’intelligence dans l’élite politique congolaise

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Dans un pays où l’élite politique croit en sa propre intelligence simplement par le fait d’occuper des fonctions publiques, il est crucial de remettre en question le lien souvent présumé entre nomination et compétence. Malgré les croyances répandues, il n’existe aucun fondement scientifique solide prouvant que le simple acte d’être nommé à un poste confère automatiquement la compétence nécessaire pour l’exercer avec succès.

L’absence de ce lien vérifiable soulève des questions fondamentales sur la véritable qualité des décisions prises par cette élite politique en général et dans le domaine particulier de la santé. En RD Congo, le culte de l’ignorance semble prospérer, exacerbant les problèmes de gouvernance et sapant la confiance du public dans les institutions.

Il est impératif de reconnaître que la compétence et l’intelligence ne peuvent être conférées par une simple nomination. Plutôt que de perpétuer des schémas toxiques basés sur des illusions de grandeur, il est temps de valoriser le mérite, l’expertise réelle et la capacité à servir le bien commun au-delà des intérêts personnels.

Ce qui se passe au ministère de la Santé et de la prévention avec des décisions à efficacité douteuse du ministre Samuel-Roger Kamba Mulamba exige une réflexion critique sur la relation entre nomination et compétence. Le show permanent offert depuis plus de neuf mois à notre population à grand renfort des subterfuges de communication où les questions de fond ne sont jamais traitées est en réalité un spectacle pathétique, inutilement budgétivore, sur une question aussi vitale.

« Son excellence » Monsieur le ministre de la santé et de la prévention Samuel-Roger Kamba Mulamba doit se plier à l’exigence de redevabilité et rendre compte de la politique sanitaire qu’il a lui-même mise en place d’abord en tant que conseiller spécial du chef de l’État en charge du déploiement de la Couverture Santé Universelle(CSU), ensuite comme ministre de la Santé et prévention avant d’ériger des médecins en boucs-émissaires de son échec patent.

Cet exercice de transparence et de redevabilité du ministre de la Santé, Samuel-Roger Kamba Mulamba, est essentiel pour briser les mythes et les illusions qui entravent le progrès et perpétuent l’ignorance. Il est temps de remettre en question les fondements de ce culte à l’ignorance et d’exiger des normes plus élevées de leadership et de gouvernance en RDC surtout dans un secteur qui touche à la vie de près de 100 millions d’âmes. Rien ne vaut la santé.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril

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L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.

D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.

Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.

Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

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