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PTNTIC : Kibassa Maliba accusé de retention de la prime des membres du cabinet sortant ( Communiqué officiel)
Le cabinet du ministre sortant des Postes, Télécommunications et Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (PTNTIC) porte à la connaissance de l’opinion tant nationale qu’internationale ce qui suit :
contrairement aux bruits faussement rependus, par certains individus mal intentionnés et soucieux de se donner bonne conscience, à travers les réseaux sociaux et faisant état de la fuite des membres du Cabinet sortant à la suite d’un prétendu détournement qui leur serait imputé au sujet de la prime de rétrocession du mois de juillet 2019, le ministre sortant et député national Emery OKUNDJI NDJOVU ainsi que ses collaborateurs dont les noms sont cités, se trouvent présentement sur le territoire de la République Démocratique du Congo et vaquent chacun librement, paisiblement et aisément à leurs occupations.
En outre le Cabinet sortant tient à préciser que s’agissant de la prime de rétrocession sur les recettes du Trésor Public réalisées au cours du mois de juillet 2019 à travers le Ministère des PTNTIC, qui est une motivation destinée aux Agents de l’Administration ou du Service d’Assiette ayant effectivement participé et/ou contribué à leur réalisation, la quote-part réservée aux membres du Cabinet sortant qui en sont légalement et véritablement des bénéficiaires a été indûment retenue des mains de l’agent comptable préposé aux dépenses au Secrétariat Général des PTNIC par le Ministre actuel, Monsieur Augustin KIBASSA MALIBA assisté de son Directeur de Cabinet et Secrétaire Général de son Parti Politique, sous le coup des menaces de sanctions disciplinaires à l’encontre dudit agent et ce, dans la nuit du vendredi 13 au samedi 14 septembre 2019.
A ce jour, la totalité de la somme représentant cette quote-part est détenue par le Ministre précité.
Par le présent communiqué, les membres du Cabinet sortant demandent à Monsieur le Ministre KIBASSA MALIBA de bien vouloir leur restituer la totalité de cette prime de rétrocession, qui constitue une motivation mieux une reconnaissance des efforts de mobilisation des recettes au profit du Trésor Public qu’ils ont consciencieusement et activement fournis au cours du mois de juillet 2019.
La prime de rétrocession n’étant point le produit d’une sinécure mais un droit mérité provenant d’un travail ardu et patriotique de maximisation des recettes au profit du Trésor Public, les membres du Cabinet sortant exhortent leurs successeurs, qui viennent simplement de commencer le 9 septembre 2019, de fournir à leur tours autant d’efforts pour prétendre à une reconnaissance de cette nature de la part de l’Etat.
Ils avertissent quiconque qui s’hasarderait à donner une autre destination à ces fonds que de les remettre à leurs véritables bénéficiaires, qu’ils useront de toutes les voies légales afin de recouvrer leurs droits.
Ils en appellent ainsi à la conscience et à l’éthique de chacun quant à l’application stricte des textes légaux et réglementaires consécutifs à la rétribution de la prime de rétrocession.
Fait à Kinshasa, le 19 septembre 2019.
Pour la Cellule de Communication
Adorée OLELA
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Kabila dans le viseur de Washington : Sanctions, accusations et isolement accru
Les États-Unis ont franchi un cap décisif le 30 avril en inscrivant l’ancien président congolais Joseph Kabila sur la liste des sanctions de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), dans le cadre du programme DRCONGO.
Washington évoque des liens présumés avec des groupes armés actifs dans l’est de la RDC, notamment le Mouvement du 23 mars et l’Alliance Fleuve Congo (AFC).

Le cadre juridique des sanctions
Cette mesure s’appuie sur l’Executive Order 13413, modifié par l’Executive Order 13671, des instruments juridiques permettant aux autorités américaines de cibler les acteurs accusés de déstabiliser la République démocratique du Congo.
Concrètement, cette désignation entraîne le gel immédiat de tous les avoirs de Joseph Kabila relevant de la juridiction américaine.
Un isolement financier et diplomatique renforcé
Au-delà du gel des avoirs, ces sanctions interdisent toute transaction entre l’ancien chef de l’État et des citoyens ou entreprises des États-Unis.
Une décision qui accentue son isolement sur les plans financier et diplomatique, limitant fortement ses marges de manœuvre à l’international.
Des accusations précises du Trésor américain
Selon le Trésor américain, via l’OFAC, plusieurs griefs sont retenus contre l’ancien président :
Un soutien présumé au M23 et à l’AFC, notamment sur les plans financier et logistique
Une volonté de déstabilisation des institutions congolaises à travers ces mouvements
Des tentatives d’influence sur la situation sécuritaire dans l’est du pays
L’encouragement supposé de défections au sein des FARDC au profit des groupes rebelles
Des initiatives avortées d’attaques contre les forces armées congolaises depuis l’étranger
Une stratégie politique visant à favoriser un candidat opposé au pouvoir en place
Sur cette base, l’OFAC estime que Joseph Kabila aurait « matériellement assisté, parrainé ou fourni un soutien » à ces organisations.
Un contexte national déjà explosif
Ces sanctions interviennent dans un climat particulièrement tendu en RDC. À Kinshasa, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) a été suspendu et ses biens saisis.
Par ailleurs, la Haute Cour militaire a condamné l’ancien président à mort par contumace en octobre 2025 pour trahison, crimes de guerre et participation à un mouvement insurrectionnel.
Une pression internationale et interne convergente
Avec cette décision, Washington renforce la pression déjà exercée par les autorités congolaises. Entre poursuites judiciaires nationales et sanctions internationales, l’ancien président se retrouve désormais au cœur d’un dispositif de sanctions et d’accusations sans précédent, redéfinissant les équilibres politiques autour de son influence.
Exaucé Kaya/CONGOPROFOND.NET
