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Guy Loando : » le secteur minier rapporte déjà, il faut juste une discipline personnelle… »
Jeune sénateur, avocat d’affaires, spécialiste et mandataire en Mines, Guy Loando
Mboyo a imprégné le public congolais et étranger des méandres et arcanes des activités
minières en RDC, au cours d’un atelier scientifique sur l’accès à ce domaine capital pour
la RDC, organisé à cette fin par le Cabinet « Guy LOANDO MBOYO & ASSOCIATED »
(GLMA), le mercredi 18 dernier, à l’ex Fleuve Congo hôtel.
Y ont pris part Vital Kamhere, directeur de cabinet et représentant personnel du Chef de l’Etat; des animateurs des institutions; des députés nationaux; des sénateurs; des membres du gouvernement; des
responsables et délégués de grandes entreprises publiques et privées; des hommes d’affaires intéressés et un grand public diversifié.
Ainsi que l’avait déclaré
l’organisateur Guy LOANDO MBOYO, le but visé par ces assises était celui « de
faire connaître l’administration minière congolaise et les lois, en vue de contribuer à
l’amélioration du climat des affaires en RDC, pour attirer des investisseurs ». Plusieurs
intervenants ont pris la parole pour plancher, chacun, sur le module de sa spécialité.
Selon le jeune sénateur de la Tshuapa, principal orateur du jour, le choix du thème a été guidé par le paradoxe entre une attractivité naturelle des investissements
étrangers dans le secteur minier de la RDC, qui la place dans une position stratégique
dans le concert des nations, et les reproches qu’on lui fait comme un pays à risque.
L’accès aux activités minières et l’amélioration du climat des affaires
s’inscrivent au cœur des enjeux du développement du pays à la suite de l’alternance
politique qui a eu lieu au sommet de l’Etat, au renouvèlement des animateurs des
institutions publiques du pays, appelés à honorer leurs promesses électorales et exécuter
leur programme d’action en réponses aux vraies attentes de la population vis-à-vis de
ses nouveaux dirigeants.
Dans son mot d’introduction, l’animateur principal de l’atelier a circonscrit sa
communication autour de trois axes majeurs : Brosser l’évolution historique des
instruments juridiques qui sous-tendent l’exercice des activités minières ; examiner les
conditions d’accès aux activités minières ; Et les enjeux de l’amélioration du climat des
affaires eu égard au droit applicable dans le secteur minier en RDC.
Cet atelier a été une occasion offerte à « tout celui qui voudrait venir investir dans un
pays comme le Congo, de savoir quels sont les instruments juridiques en place, quelles sont les lois dans tous les secteurs, fiscal, parafiscal ou judiciaire… Car la
justice comme socle du bon climat des affaires, sert de garantie pour quiconque venant
investir son argent dans ce pays. Un pays attrayant pour les investisseurs. En RDC,
ils seront protégés par les lois et assurés d’être accompagnés par les autorités dans
l’exercice de leurs activités pour les fructifier », a-t-il appuyé.
Il faut aussi que les gens arrivent à comprendre ce qui se passe réellement dans le
secteur minier ; quel est le droit positif, c’est-à-dire la réglementation en vigueur dans
le secteur ; comment on y entre et comment l’on sort. Comment le secteur peut davantage contribuer au budget de l’État et au niveau de l’économie du pays. Que ce soit dans le secteur de l’emploi et tout ce qui est participation budgétaire.
*Comment faire aujourd’hui pour que ce secteur apporte une contribution consistante?*
A cette interrogation, le mandataire en mines a fait savoir : » le secteur rapporte déjà comme vous le savez, parce que le secteur minier est très important dans le cadre du budget de l’Etat. Mais pour qu’on fasse mieux il faut une discipline personnelle. C’est une volonté de tout un chacun d’observer, de respecter la Loi et l’appliquer comme il se doit. Pour que l’Etat congolais dans son ensemble puisse, à travers la population congolaise, vivre la réalité dans son quotidien de ce que
représente le secteur minier pour le Congo ».
« Aujourd’hui c’était une porte ouverte pour
que les gens comprennent et que chacun apporte sa participation pour l’intérêt de
l’ensemble du pays et surtout de la population congolaise », a-t-il martelé.
Au sortir de l’atelier, les participants ont eu un aperçu général de
ce qui se passe réellement dans le secteur minier. Une façon d’affirmer que
l’organisation de l’atelier a été bénéfique pour eux et pour ceux qui projettent de venir
d’investir au Congo-Kinshasa.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET