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PT-NTIC : la révolution numérique bientôt au service du secteur agricole en RDC
Après l’essor de la machine à moteur et du tracteur, l’agriculture fait sa seconde révolution dans certains pays du monde. Désormais, la noblesse du métier de l’agriculteur ne peut plus se contenter de travailler la terre ou de soigner ses animaux, elle doit aussi exister à travers une dimension numérique.
Ayant pris part, du 24 au 25 septembre 2019, à la deuxième édition du Forum Afric’up tenu à Tunis, sous le thème : » Smart Cities et Open Innovation en Afrique, quelles opportunités pour les Startups ? », le ministre congolais des Postes, Télécommunications, Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication, Augustin Kibassa Maliba, a pris connaissance des solutions numériques sur la gestion de tout le secteur agricole, en commençant par les agriculteurs jusqu’aux derniers consommateurs.
Au cours d’une visite au Tunisia AGRITECH VILLAGE qui est une Foire Agricole à valeur numérique ajoutée, le numero 1 des PT-NTIC s’est particulièrement entretenu avec des animateurs des Startups tunisiennes, ainsi que des entrepreneurs numériques qui proposent des applications sur la gestion des plantes et des fruits, afin de faciliter les échanges entre producteurs et acheteurs.
Ils proposent également des applications numériques sur la gestion des semences et des récoltes.
Ayant pris connaissance de toutes ces avancées technologiques, le ministre des PT-NTIC, Augustin Kibassa Maliba s’est engagé à s’approprier cette bonne expérience tunisienne qu’il promet d’ailleurs d’appliquer en RDC.
Il en appelle donc aux Congolais de développer la culture numérique pour « rattraper très rapidement » le retard que la RDC a connu dans le secteur.
Quant au ministre tunisien en charge de l’économie numérique, il s’est dit aussi heureux de la visite d’Augustin Kibassa et a exprimé le désir ardent de collaborer avec la RDC dans le domaine de Nouvelles Technologies de l’information et de la Communication.
Notons qu’en marge de cet événement, Augustin Kibassa a échangé avec des étudiants congolais présents au Forum Afric’up.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »
Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.
Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer
Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.
Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.
La société civile hausse le ton
Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.
Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.
Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage
Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.
La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.
Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.
À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.
Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net
