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Projet « Mbombo » : L’ANSER maintient le cap vers l’électrification nationale malgré les obstacles
L’Agence Nationale de l’Électrification et des Services Énergétiques en milieux rural et périurbain (ANSER) a réaffirmé, lors d’une conférence de presse tenue ce samedi 4 octobre à la CENCO, sa détermination à électrifier durablement le Congo profond. Cette ambition, au cœur de la politique nationale d’accès à l’énergie, s’inscrit dans un contexte marqué par de multiples défis sécuritaires et financiers, mais aussi par une volonté claire d’impact social et économique.

Au centre de cette stratégie se trouve le projet de la centrale hydroélectrique de Mbombo, véritable pilier de l’action de l’ANSER. Selon les responsables de l’agence, les études techniques sont quasiment achevées et les travaux préparatoires sur le terrain déjà engagés, financés sur fonds propres. Ces avancées concrètes témoignent d’une dynamique interne forte, orientée vers la matérialisation progressive de la vision énergétique nationale.
Si le secteur privé manifeste un intérêt croissant, la situation sécuritaire dans l’Est du pays continue de freiner la pleine mobilisation des investisseurs. Par ailleurs, les contraintes budgétaires de l’État congolais, engagé sur plusieurs fronts prioritaires, notamment la sécurité nationale et les services sociaux de base, limitent la capacité de financement public.
Pourtant, l’ANSER reste confiante : le partenariat public-privé (PPP) autour du projet Mbombo demeure la clé de voûte du modèle envisagé. Le gouvernement est appelé à assurer une participation financière de 20 à 30 % du coût global, un levier essentiel pour attirer des capitaux privés et garantir la faisabilité du projet dans les délais prévus.
Intégré au programme Compact Énergétique, le projet Mbombo représente plus qu’une infrastructure : il constitue un signal fort de la volonté nationale d’étendre l’accès à l’électricité dans les zones rurales et périurbaines, contribuant ainsi à la réduction des inégalités régionales et à la promotion du développement économique local.
L’ANSER, tout en reconnaissant les contraintes du moment, reste tournée vers l’avenir. Elle poursuit ses efforts pour atteindre 62 % de taux d’accès à l’électricité d’ici 2030, un objectif ambitieux mais essentiel à la transformation du Congo profond.
Défis à relever :
Pour réussir ce pari, l’agence devra surmonter plusieurs défis majeurs : la sécurisation des zones d’implantation des infrastructures, la mobilisation accrue de ressources financières, l’adhésion des communautés locales, et la coordination efficace avec les autres acteurs du secteur énergétique. À cela s’ajoute la nécessité d’un cadre réglementaire stable et attractif pour les investisseurs.
En définitive, l’ANSER se positionne comme un acteur clé de la souveraineté énergétique congolaise, prête à faire de la lumière un moteur du développement et de la dignité dans chaque village du pays.
Désiré Rex Owamba / CONGOPROFOND.NET
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Journée internationale des Mines antipersonnel : Christelle Vuanga appelle au renforcement des efforts de déminage et à la garantie de la sécurité des civils
À l’occasion de la Journée internationale de sensibilisation au problème des mines antipersonnel, la députée nationale Christelle Vuanga a appelé au renforcement urgent des opérations de déminage en République démocratique du Congo, tout en insistant sur la nécessité de garantir la sécurité des populations civiles exposées à ces engins explosifs.

Prenant part à une activité de sensibilisation, elle a alerté sur la persistance de cette menace dans plusieurs zones affectées par les conflits armés, où les mines continuent de faire des victimes et de freiner le développement des communautés locales.
Un impératif humanitaire et sécuritaire

Christelle Vuanga a souligné que la lutte contre les mines antipersonnel constitue une priorité à la fois humanitaire et sécuritaire, appelant à des actions coordonnées pour assainir les zones contaminées et protéger les populations vulnérables.
Elle a insisté sur la responsabilité collective d’agir avec détermination pour le désarmement des zones touchées, affirmant que cet engagement vise à préserver la vie humaine, la dignité des citoyens et l’avenir du pays.

Engagement pour l’égalité et la voix du Congo à l’international
Au-delà de cette problématique, la députée a réaffirmé son engagement en faveur de l’égalité des droits, notamment à travers la promotion de l’intégration des femmes dans les instances de prise de décision.

Dans cette même analogie, l’élue de Kinshasa porte également la voix du peuple congolais sur la scène internationale, plaidant pour une mobilisation accrue en faveur d’un Congo débarrassé des mines antipersonnel et résolument tourné vers un avenir plus sûr et inclusif.
Exaucé Kaya
