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Kananga : Les écoles respirent à nouveau grâce aux 3.000 bancs du Service National

Le soleil tape fort ce samedi 4 octobre 2025 sur la cour de l’Institut Technique de Kananga (ITKA), dans la commune de Katoka. Pourtant, l’ambiance est électrique, joyeuse, presque festive. Élèves en uniformes impeccables, enseignants souriants et autorités locales se sont donné rendez-vous pour un événement pas comme les autres : la remise de 3.000 bancs-pupitres offerts par le Service national.

Après Kinshasa, Lubumbashi et Mbuji-Mayi, c’est au tour de Kananga d’entrer dans la dynamique de la campagne « Pas d’école sans bancs », initiée sur instruction du Commandant Suprême par le Lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik.

Sous un chapiteau décoré aux couleurs nationales, le haut commandement du Service national a remis officiellement les bancs destinés à douze écoles publiques de la ville, soit 250 bancs par établissement. Un geste salué par des applaudissements nourris.

« Nous avons longtemps étudié à même le sol. Aujourd’hui, nous avons enfin nos propres bancs ! », lance avec émotion Grâce, élève de 4e année à l’Institut Ngandu.

Dans les allées, les enseignants n’en reviennent pas. Pour beaucoup, ces bancs ne représentent pas seulement du mobilier scolaire, mais un signe tangible de respect pour l’éducation.

Le Lieutenant-général Kasongo Kabwik, visiblement ému par l’accueil de la population, a tenu à rappeler le sens de cette campagne nationale : « Tant qu’un seul enfant congolais étudiera encore debout, notre mission ne sera pas terminée », a-t-il déclaré, promettant d’étendre l’opération à d’autres provinces.

Entre cris de joie et chants improvisés, la cérémonie a pris des allures de fête populaire. Les élèves, en file indienne, testaient déjà les bancs flambant neufs, sous le regard bienveillant de leurs professeurs.

Au-delà du symbole, cette remise redonne de l’espoir à tout un système éducatif souvent asphyxié par le manque d’infrastructures.

À Kananga, les écoles peuvent enfin respirer, et les enfants s’asseoir pour apprendre, un geste simple, mais porteur d’un message fort : celui d’un avenir où chaque enfant congolais aura sa place, assise et assurée.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET