Actualité
Programme Sino-congolais: Alexis Gisaro responsabilise les parties prenantes du volet infrastructures
Dans le cadre de la mise en œuvre du programme sino-congolais dans le secteur des infrastructures, le Ministre d’État aux ITP, Alexis Gisaro a, le jeudi 20 juin 2024 dans son cabinet de travail, tenu une séance de travail avec toutes les parties concernées dont la Sicomines, l’Agence de Pilotage, de Coordination et de Suivi des Conventions (APCSC), l’Agence Congolaise des Grands Travaux ( ACGT) et la délégation de la Présidence de la république.
Au cours de cette rencontre, il était question de mettre en œuvre un mécanisme pour permettre d’avoir un programme sinocongolais bien ventilé. Ainsi, le patron des ITP, Alexis Gisaro a clairement octroyé à chaque partie prenante ses tâches et responsabilités afin d’éviter le chevauchement et/ou les violations.
Satisfait de cette réparation des tâches, le Coordonnateur de ce programme, Freddy Shembo a indiqué qu’après la crise entre le Gouvernement congolais et la Sicomines, il vaut que les choses soient vues autrement.
« Vous savez qu’on sort d’une crise avec ce programme et on ne peut pas faire la même chose et attendre un autre résultat. On ne peut pas continuer avec le même rythme qu’on avait avant la renégociation. Ici, c’est comprendre d’abord au niveau du volet des infrastructures, quels sont les acteurs, quels sont rôles des volets à chacun des ses acteurs là afin que le travail soit bien fait. Et que chaque acteur prenne sa responsabilité pour qu’en cas des manquements ou violentions que les responsabilités soient clairement établies. Aussi que les gens soient conscients sur les différentes implications de ce programme sur le plan quinquennal du Président de la République. Et, donc, le Ministre d’État a fait le tour de toutes ces questions et a communiqué à toutes les parties les différents changements et les aspects pratiques», a fait savoir Freddy Shembo.
S’agissant du lancement de la Rocade de Kinshasa qui sera fait par le Président de la république sous peu, le Coordonnateur de l’APCSC a d’abord signalé l’importance du programme sino-congolais et ensuite, a salué ce pas géant que Kinshasa va connaître dans quelques années comme d’autres mégapoles du monde.
« C’est une grande fête pour la famille du programme sinocongolais parce que ce programme existe pour la construction des infrastructures. Son volet minier n’est que le moyen pour nous permettre de construire le pays. Malheureusement pendant longtemps, les gens se sont concentrés que sur le volet minier et ont ignoré le volet des infrastructures. Et, on s’est retrouvé avec un pays qui n’est pas construit alors que notre cuivre est exploité. Ce lancement est un signal fort pour la première fois, Kinshasa sera doté d’un périphérique comme toutes les grandes métropoles du monde: New-York, Paris, Bruxelles», a-t-il conclu.
Notons que le Ministre d’État, Ministre des Infrastructures et Travaux Publics, Alexis Gisaro tient mordicus à imprimer une nouvelle marque en ce nouveau quinquennat dans toute la République Démocratique du Congo.
Cellcom/P ITP
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
