Justice
Procès « Nangaa & consorts »: Une vingtaine de personnes en paient les pots cassés ! Voici la liste
Comme annoncé par le ministre de la Justice et Garde des sceaux, Constant Mutamba, le procès du chef rebelle Corneille Nangaa, ancien président de la CENI, a démarré ce mercredi 24 juillet à la Cour militaire de la Gombe, à Kinshasa.
Il s’inscrit dans le cadre des activités terroristes, de crimes de guerre et de haute trahison perpétrés dans la partie Est de la République démocratique du Congo. Une vingtaine de personnes sont accusées, comme indiqué sur la liste ci-après.
1. Corneille Nangaa Yobeluo
2. Colonel Nziramakenga
3. Ruzandiza Emmanuel alias Sultani
4. Colonel Byamungu Bernard
5. Major Ngoma Willy
6. Safari Bishori Luc
7. Samafu Makinou Nicaise
8. Nangaa Baseyane Putters
9. Nkuba Shebandu Eric alias Malembe
10. Nkangya Nyamacho alias Microbe
11. Monkango Nganga Brenda
12. Ilunga Kalonzo André
13. Tshibimba Kalonji Ange
14. Maggie Walifetu Henri
15. Biyoyo Yahunze Josué
16. Chalwe Munkutu Adam
17. Alumba Lukamba Omokoko J.P
18. Tshisola Yannick
19. Bisimwa Bertrand
20. Lubanda Nazinda Yvette
21. Kaj Kayembe Fanny
22. Mamba Kabamba Jean Jacques
23. Lubala Ntwali Fabrice
24. Lawrence Kanyuka
25. Delion Kimbulungu
26. Paluku Kavunha Magloire
Ce mercredi, il était question d’identifier les prévenus. 5 prévenus ont été présents sur une liste de 26. L’audience est renvoyée pour ce jeudi 25 juillet 2024.
Dorcas Ntumba/CONGOPROFOND.NET
Justice
Butembo : le COVISMAKI exige justice pour les victimes des massacres de Kikyo, 28 ans après
« Nous demandons que justice soit faite pour les victimes de Kikyo », a déclaré Junior Mastaki Milton, ce mardi 14 avril 2026 à Butembo, lors de la commémoration des massacres du 14 avril 1998. À travers cette prise de parole, le coordonnateur du COVISMAKI a réaffirmé l’engagement des victimes et de leurs familles à obtenir réparation pour ce drame longtemps resté impuni.
Organisée à la paroisse Saint Sacrément de Lyambo, dans la commune de Kalemire, cette journée de mémoire a rassemblé plusieurs fidèles, autorités locales et acteurs communautaires. Le COVISMAKI a profité de cette célébration eucharistique pour rappeler l’importance de préserver les lieux d’inhumation et de transmettre la mémoire des victimes aux générations futures.

Dans son intervention, Junior Mastaki Milton a insisté sur la responsabilité collective face à ce passé douloureux : « Chaque 14 avril, nous entretenons les tombes pour que les traces ne disparaissent pas », avant d’ajouter que « si ces massacres ont été reconnus, il est incompréhensible que la justice tarde encore à être rendue ».
La commémoration a également connu la participation de plusieurs députés provinciaux, dont Chafi Musitu, Kambale Kibakose Moïse et Christian Mafungula, venus témoigner leur solidarité. Tous ont relayé le message de justice et de reconnaissance en faveur des victimes et de leurs familles.

Des survivantes ont livré des récits poignants, à l’image de Cécile Kavira, qui a perdu son mari enseignant lors des violences. « Il a été tué par balle en tentant de fuir et enterré près du lieu du crime », a-t-elle confié, évoquant aussi les difficultés persistantes auxquelles font face les veuves et les orphelins depuis ce drame.
La journée s’est clôturée par une procession à travers les principales artères de la ville jusqu’au cimetière de Kitatumba, où des gerbes de fleurs ont été déposées au mémorial de Kikyo. Près de trois décennies après les faits, les familles continuent de dénoncer l’absence de justice pour ces centaines de civils tués ou enterrés dans des fosses communes en 1998.
Dalmond Ndungo
