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Procès Mutamba : « Faites votre complot, j’assume ! », le cri de défi d’un ancien ministre à la Cour de cassation
Une atmosphère explosive a régné ce lundi 4 août à la Cour de cassation, lors de la dernière audience du procès de Constant Mutamba, ancien ministre de la Justice, poursuivi pour détournement présumé de fonds publics. En pleine audience, l’ex-ministre a lancé une déclaration aussi provocatrice que retentissante : « Je ne suis pas ici pour recevoir des menaces. Si vous avez déjà un complot, faites-le. Je vais tout assumer. »
Ces mots, lancés avec véhémence depuis le box des accusés, ont figé la salle d’audience et mis à nu les tensions latentes qui traversent cette affaire à haute portée politique.
Avant même cette sortie fracassante, l’ambiance s’était déjà alourdie. En cause : le refus du directeur de la CENAREF (Cellule nationale des renseignements financiers), Adler Kisula, de témoigner publiquement. Une décision que Mutamba a vertement critiquée, y voyant une tentative de museler la vérité.
Clamant son innocence depuis l’ouverture du procès, Constant Mutamba dénonce un « procès politique », orchestré selon lui pour neutraliser sa voix dans l’arène nationale. Il réclame à cor et à cri la comparution de plusieurs hauts responsables de l’État, notamment la Première ministre Judith Suminwa, le ministre des Infrastructures Alexis Gisaro, et l’inspecteur général des finances Jules Alingete, qu’il considère comme des témoins clés dans la manifestation de la vérité.
Alors que le second mandat du président Félix Tshisekedi se veut celui de la rigueur financière et de la transparence, cette affaire devient un terrain d’épreuve pour l’indépendance de la justice congolaise.
Entre défiance, accusations de complot et bataille judiciaire, le procès Mutamba s’impose comme un moment de vérité pour les institutions de la République.
Dorcas Ntumba