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Procès Mutamba : « Faites votre complot, j’assume ! », le cri de défi d’un ancien ministre à la Cour de cassation

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Une atmosphère explosive a régné ce lundi 4 août à la Cour de cassation, lors de la dernière audience du procès de Constant Mutamba, ancien ministre de la Justice, poursuivi pour détournement présumé de fonds publics. En pleine audience, l’ex-ministre a lancé une déclaration aussi provocatrice que retentissante : « Je ne suis pas ici pour recevoir des menaces. Si vous avez déjà un complot, faites-le. Je vais tout assumer. »

Ces mots, lancés avec véhémence depuis le box des accusés, ont figé la salle d’audience et mis à nu les tensions latentes qui traversent cette affaire à haute portée politique.

Avant même cette sortie fracassante, l’ambiance s’était déjà alourdie. En cause : le refus du directeur de la CENAREF (Cellule nationale des renseignements financiers), Adler Kisula, de témoigner publiquement. Une décision que Mutamba a vertement critiquée, y voyant une tentative de museler la vérité.

Clamant son innocence depuis l’ouverture du procès, Constant Mutamba dénonce un « procès politique », orchestré selon lui pour neutraliser sa voix dans l’arène nationale. Il réclame à cor et à cri la comparution de plusieurs hauts responsables de l’État, notamment la Première ministre Judith Suminwa, le ministre des Infrastructures Alexis Gisaro, et l’inspecteur général des finances Jules Alingete, qu’il considère comme des témoins clés dans la manifestation de la vérité.

Alors que le second mandat du président Félix Tshisekedi se veut celui de la rigueur financière et de la transparence, cette affaire devient un terrain d’épreuve pour l’indépendance de la justice congolaise.

Entre défiance, accusations de complot et bataille judiciaire, le procès Mutamba s’impose comme un moment de vérité pour les institutions de la République.

Dorcas Ntumba

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Assemblée nationale : John Mbonda dénonce les « intimidations » contre les députés du Nord-Kivu et de l’Ituri

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La tension politique est montée d’un cran ce vendredi 15 mai à l’Assemblée nationale. Le député national John Mbonda a lancé un sévère avertissement contre ce qu’il considère comme une série d’« intimidations » visant des élus nationaux issus des provinces placées sous état de siège, particulièrement en Ituri et au Nord-Kivu.

Devant le bureau de la Chambre basse du Parlement, l’élu de Kipushi a dénoncé les pressions qu’exerceraient, selon lui, certains gouverneurs militaires contre les députés qui critiquent leur gestion sécuritaire et administrative. Au cœur de cette controverse figure le député national Crispin Mbindule, récemment ciblé par des accusations et des démarches judiciaires initiées par le gouverneur militaire du Nord-Kivu.

Dans une intervention au ton particulièrement ferme, John Mbonda a rappelé que les députés disposent d’une mission constitutionnelle de contrôle et de dénonciation des dysfonctionnements de l’État.

« Donc c’est un cri d’alarme. Un cri d’alarme pourquoi ? Parce que nos collègues de l’Ituri et du Nord-Kivu, chaque fois qu’ils prennent la parole pour dénoncer la gestion des gouverneurs militaires, souvent ils sont objets des attaques de ces gouverneurs », a déclaré le député.

Selon lui, dénoncer des irrégularités ou critiquer la gestion publique ne peut être assimilé à une infraction.
« Un député, son rôle c’est de dénoncer ce qui ne marche pas. (…) Ce n’est pas que ça devient une infraction ou un crime que quelqu’un a commis », a insisté John Mbonda.

Cette sortie intervient dans un contexte de fortes tensions politiques dans les provinces sous état de siège, où plusieurs élus dénoncent régulièrement des dérives dans la gestion sécuritaire et administrative menée par les autorités militaires.

En réaction, le bureau de l’Assemblée nationale, par la voix du deuxième vice-président Christophe Mboso, a appelé les députés nationaux à poursuivre leur mission de défense des intérêts du peuple sans céder aux intimidations.

À travers cette prise de position, le débat sur les limites du pouvoir des autorités militaires dans les provinces sous état de siège refait surface avec intensité. Derrière le cas Crispin Mbindule, c’est désormais la question du respect du contre-pouvoir parlementaire et de la liberté d’expression des élus qui s’impose au centre de la scène politique congolaise.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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