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Procès Bukanga Lonzo : Matata Ponyo dénonce un procès politique et 44 violations constitutionnelles !

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La Cour constitutionnelle de la République démocratique du Congo a tenu, ce lundi 14 avril, une audience publique dans le cadre du procès très médiatisé du parc agro-industriel de Bukanga Lonzo. À la barre, l’ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyo, poursuivi pour détournement de fonds publics, s’est vivement défendu, dénonçant ce qu’il qualifie de « procès politique ».

Lors de cette audience, également marquée par la présence de l’homme d’affaires Christo Kobler — un autre prévenu dans ce dossier —, Matata Ponyo n’a pas mâché ses mots. Il a affirmé avoir relevé « 44 violations massives de la Constitution », soulignant que le traitement de son dossier n’a respecté ni les droits fondamentaux ni les procédures légales.

L’ancien chef du gouvernement a également révélé une confidence troublante : “Le procureur Mukolo m’a demandé pardon. Il m’a dit que sa conscience était chargée”, a-t-il affirmé devant la Cour. Un témoignage qui, selon lui, met en lumière le caractère éminemment politique de cette affaire.

Face à ce qu’il considère comme une cabale judiciaire, Matata Ponyo affirme avoir résisté aux appels à l’exil. “J’ai même refusé l’exil”, a-t-il lancé, tout en renouvelant sa confiance envers la justice et notamment envers le président de la Cour constitutionnelle, qu’il a interpellé en ces termes : “Je fais confiance en vous. Vous êtes un homme de Dieu.”

Malgré les plaidoiries de ses avocats, qui ont insisté sur l’incompétence de la Cour et l’irrecevabilité de l’action, la Cour constitutionnelle a décidé, contre leur avis, de poursuivre l’instruction du dossier. Le ministère public a défendu la régularité de la procédure, rappelant que les poursuites avaient été autorisées par le Sénat et que le statut de député de Matata Ponyo était survenu en cours de procédure.

La prochaine audience est fixée au mercredi 23 avril, une étape cruciale dans cette affaire qui continue de diviser l’opinion congolaise.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats

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L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.

Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.

D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées

Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.

Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.

En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.

Entre interrogations et attentes

L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.

Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.

Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.

Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET 

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