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Prise en charge des enseignants NP et NU : Raissa Malu Dinanga appelée à rompre avec l’injustice salariale
La Ministre d’État à l’Éducation Nationale et à la Nouvelle Citoyenneté, Raissa Malu Dinanga, est appelée à se démarquer de ses prédécesseurs en instaurant plus de justice dans la répartition de l’enveloppe salariale que le Gouvernement s’apprête à disponibiliser pour la prise en charge des enseignants non payés (NP) et nouvelles unités (NU) des écoles secondaires et bureaux gestionnaires.

Ce vœu a été exprimé le samedi 30 août 2025, à la rédaction de CONGOPROFOND.NET, par des enseignants rencontrés dans certaines écoles de Kinshasa. Sur invitation de leurs syndicats, ils ont pris part à des assemblées générales organisées à la veille de la rentrée scolaire, afin d’évaluer les engagements pris par le Gouvernement lors de la commission paritaire tenue à Bibwa en août 2024.
Estimant subir une injustice sociale, les enseignants dénoncent le népotisme, le clientélisme, le tribalisme et le militantisme qui, selon eux, ont dominé le processus de mécanisation et budgétisation avant la nomination de la Ministre Raissa Malu Dinanga.
« Il est inconcevable et révoltant de constater que ceux qui viennent d’être à peine recrutés soient alignés à la paie, alors que ceux qui travaillent depuis longtemps ne perçoivent toujours rien », s’est indigné un chef d’établissement.
Un autre enseignant, tout en saluant les efforts du Gouvernement, a souligné le paradoxe dans la gestion des salaires : « On rémunère ceux qui tournent les pouces dans les antennes de la DINACOPE, tandis que les enseignants actifs dans les écoles restent impayés. »
À l’approche de la rentrée scolaire 2025-2026, fixée au 1er septembre, les syndicats tels que le Syeco et le Synecat ont remis sur la table la question de la régularisation des enseignants NP et NU. Mais la manière de faire de la DINACOPE continue de susciter la méfiance. Plusieurs enseignants accusent ce service d’agir en complicité avec certains responsables politiques.
Une vidéo récemment virale sur les réseaux sociaux illustre cette dérive : on y voit le secrétaire général d’un parti au pouvoir admettre publiquement que chaque opportunité de paiement était conditionnée par la recommandation de militants alignés par le ministre.
Déjà lors de la 24ᵉ réunion ordinaire du Conseil des ministres, le 29 novembre 2024 à Kalemie, le Vice-ministre de l’Éducation avait révélé que la base des données de la DINACOPE avait connu, depuis 2021, plusieurs vagues de mécanisations irrégulières. Des agents fictifs ou frauduleusement budgétisés auraient bénéficié de salaires au détriment des vrais enseignants.
Ces révélations soulèvent plusieurs questions restées sans réponse :
– Comment la DINACOPE a-t-elle validé des documents falsifiés malgré ses contrôles réputés rigoureux ?
– Pourquoi observe-t-on une présence massive de salariés fictifs bien protégés à Kinshasa ?
– Qu’est-ce qui explique les inégalités dans la répartition des salaires entre provinces éducationnelles ?
Face à ces zones d’ombre, les enseignants appellent la Ministre Raissa Malu Dinanga à instaurer la transparence et à rendre justice à ceux qui travaillent depuis plus de cinq ans sans rémunération, certains ayant même cumulé une décennie d’impayés.
Jules KISEMA KINKATU/CONGOPROFOND.NET
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Kasaï-Central : 150 policiers de la PNC élevés au rang de sous-officiers lors d’une cérémonie officielle à Dibaya
Dans le territoire de Dibaya, au Kasaï-Central, la Police nationale congolaise (PNC) a procédé, le lundi 1er juin 2026, à la reconnaissance officielle des grades de 150 policiers récemment promus. Cette cérémonie s’inscrit dans le cadre de l’opération nationale d’élévation en grade des sous-officiers, visant à renforcer la motivation, la discipline et l’efficacité au sein des unités de police.
La cérémonie s’est tenue sur la Place de l’Indépendance, située dans le quartier Mitengu, à Tshimbulu, chef-lieu du territoire de Dibaya. L’événement a réuni les autorités policières locales, les agents concernés ainsi que les familles venues partager ce moment symbolique de reconnaissance et de valorisation du service rendu à la nation.
Au total, 150 policiers ont été élevés à différents grades, notamment ceux d’adjudant-chef, sous-commissaire, sous-commissaire adjoint, brigadier et agent de police. Cette promotion collective traduit la volonté de la hiérarchie policière de récompenser les efforts fournis sur le terrain dans l’accomplissement des missions de sécurité publique.
Prenant la parole, le commissaire de la police de Dibaya, Denis Mwamba, a salué cette vague de promotions qu’il a qualifiée de reconnaissance méritée du travail accompli par les agents. Il a souligné que cette élévation doit constituer un nouveau départ, marqué par davantage de rigueur et de responsabilité.
Il a, à cette occasion, exhorté les nouveaux promus à faire preuve de professionnalisme, de discipline et d’engagement constant au service de la population. Selon lui, ces valeurs demeurent essentielles pour renforcer la confiance entre la police et les citoyens, ainsi que pour garantir une meilleure sécurité dans le territoire.
Les bénéficiaires ont, de leur côté, exprimé leur gratitude envers la hiérarchie de la PNC et les autorités compétentes pour la confiance placée en eux. Ils ont réaffirmé leur engagement à servir avec loyauté et détermination, en vue d’assurer efficacement la protection des personnes et de leurs biens à Dibaya.
Mike Tyson Mukendi
