Actualité
Gbadolite plongée dans le noir : Les étudiants du Nord-Ubangi exigent une intervention urgente du gouvernement
Depuis près de 8 mois, la ville de Gbadolite, chef-lieu du Nord-Ubangi, vit une crise énergétique sans précédent. La panne prolongée de la centrale hydroélectrique de Mobai-Mbongo, consécutive aux inondations ayant endommagé sa salle de commande, a plongé la cité dans l’obscurité totale. Les conséquences se font durement sentir sur tous les secteurs, particulièrement dans l’enseignement supérieur et universitaire.
La Représentation nationale des étudiants du Congo (RNEC), par la voix de son coordinateur provincial Benjamin Vonga Kwakpeli, tire la sonnette d’alarme : « Nos collègues rencontrent d’énormes difficultés. Ils ne parviennent plus à effectuer leurs recherches, à suivre les cours en ligne ni même à réviser le soir. Ceux qui vivent dans les homes étudiants se retrouvent dans l’insécurité. Cette panne handicape sérieusement notre formation », déplore-t-il.
Les étudiants dénoncent le silence prolongé des autorités, qu’ils assimilent à une « négligence intolérable ». Ils exigent une intervention urgente du gouvernement national pour réhabiliter la centrale de Mobai-Mbongo, seule garantie d’un retour à une alimentation électrique stable.
La crise dépasse largement le cadre académique. La population locale souffre également : activités économiques ralenties, hôpitaux en difficulté, insécurité grandissante la nuit.
Face à cette situation, les étudiants préviennent :« Si rien n’est fait pour nous rétablir des conditions d’études adéquates, des actions de grande envergure pourraient être menées dans les jours à venir. »
Blaise Abita Etambe
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
