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Gbadolite plongée dans le noir : Les étudiants du Nord-Ubangi exigent une intervention urgente du gouvernement
Depuis près de 8 mois, la ville de Gbadolite, chef-lieu du Nord-Ubangi, vit une crise énergétique sans précédent. La panne prolongée de la centrale hydroélectrique de Mobai-Mbongo, consécutive aux inondations ayant endommagé sa salle de commande, a plongé la cité dans l’obscurité totale. Les conséquences se font durement sentir sur tous les secteurs, particulièrement dans l’enseignement supérieur et universitaire.
La Représentation nationale des étudiants du Congo (RNEC), par la voix de son coordinateur provincial Benjamin Vonga Kwakpeli, tire la sonnette d’alarme : « Nos collègues rencontrent d’énormes difficultés. Ils ne parviennent plus à effectuer leurs recherches, à suivre les cours en ligne ni même à réviser le soir. Ceux qui vivent dans les homes étudiants se retrouvent dans l’insécurité. Cette panne handicape sérieusement notre formation », déplore-t-il.
Les étudiants dénoncent le silence prolongé des autorités, qu’ils assimilent à une « négligence intolérable ». Ils exigent une intervention urgente du gouvernement national pour réhabiliter la centrale de Mobai-Mbongo, seule garantie d’un retour à une alimentation électrique stable.
La crise dépasse largement le cadre académique. La population locale souffre également : activités économiques ralenties, hôpitaux en difficulté, insécurité grandissante la nuit.
Face à cette situation, les étudiants préviennent :« Si rien n’est fait pour nous rétablir des conditions d’études adéquates, des actions de grande envergure pourraient être menées dans les jours à venir. »
Blaise Abita Etambe
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Affaire des « Enfants chilleurs »: “Je suis choqué”, le prévenu Philémon Mambabwa rejette les accusations de Mushobekwa et crée le doute
La 7ème audience de l’affaire des « Enfants chilleurs » a été marquée, ce jeudi 9 avril, par la prise de parole de Philémon Mambabwa, qui a d’emblée affiché son indignation face aux accusations portées contre lui. Devant la cour, ce haut cadre de l’ANR s’est dit « choqué » par les faits qui lui sont reprochés, notamment la séquestration et les violences présumées sur les enfants Mushobekwa.
Selon lui, ces accusations ne reflètent en rien la réalité de la situation vécue cette nuit-là.

Une version des faits contestée
Revenant sur le déroulement des événements, Philémon Mambabwa affirme avoir simplement demandé que les jeunes garçons soient conduits à la guérite en attendant leurs parents. Il explique avoir été surpris de recevoir, peu après, des appels de certaines autorités l’accusant de séquestration, alors même que la mère des enfants n’était pas encore arrivée sur place.
Dans ce contexte, il indique avoir contacté John Kanyoni Nsana, présenté comme un proche de la famille Mushobekwa, afin de lui exposer sa version. Il rejette catégoriquement toute tentative d’arrangement à l’amiable, qualifiant les affirmations de la partie civile de « fausses ».
La question sensible des violences
L’un des points centraux du débat a porté sur les événements survenus au cours de la nuit. Le prévenu affirme avoir découvert plusieurs jeunes dans sa résidence, y compris dans les espaces privés de ses filles. Face à cette intrusion, il dit avoir demandé à ses policiers de « maîtriser » les concernés.
Un terme qui a suscité de vifs échanges à l’audience. Mambabwa insiste : « Il ne s’agissait pas de recourir à la violence, mais d’empêcher toute fuite, certains jeunes ayant opposé de la résistance ».
Il nie toute responsabilité dans les blessures évoquées, allant jusqu’à suggérer que certains jeunes étaient dans un état d’ivresse avant leur arrivée.
Une gestion “familiale” de la situation ?
Se présentant comme un père de famille confronté à une intrusion nocturne, Philémon Mambabwa soutient n’avoir ni frappé les enfants ni donné l’ordre de le faire. Il affirme que la situation a été gérée avec retenue.
Il ajoute avoir reçu la mère des enfants le lendemain matin dans un climat apaisé, sans incident notable, les échanges s’étant déroulés de manière cordiale dans sa résidence.
Sur fond de ces explications, l’audience a mis en évidence plusieurs divergences entre les versions de la défense et celles de la partie civile.
Pour tenter d’éclaircir ces zones d’ombre, la cour attend désormais des témoignages jugés déterminants. Parmi eux : John Kanyoni Nsana, ainsi que Sakina, amie de la fille Mambabwa, et Claudian, le fils Mushobekwa, tous absents lors de cette dernière audience.
Leurs dépositions pourraient s’avérer décisives dans une affaire qui continue de captiver l’attention judiciaire et publique.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
