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Analyses et points de vue

Présidentielle RDC 2023 : Félix Tshisekedi, une démarcation dès le coup d’envoi !

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La campagne électorale en prévision de la présidentielle du 20 décembre 2023 aura été un moment important dans l’histoire politique de la République démocratique du Congo (RDC). Un seul candidat, en l’occurrence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo (candidat numéro 20), se serait démarqué des autres compétiteurs dès le premier jour du lancement de la campagne électorale. Ce dernier n’a pas attendu une seule seconde pour démarrer sa grande machine électorale, contrairement à d’autres candidats qui, une semaine après la date prévue par le calendrier publié par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), tournaient encore les pouces.

A la différence des autres compétiteurs, Félix Antoine Tshisekedi a bien mis à profit les 30 jours prévus pour la campagne électorale afin d’être présent dans toutes les 26 provinces que compte la RDC. Accompagné d’une équipe forte, dynamique et bien organisé, Félix Antoine Tshisekedi s’est fait parfois représenté par ses lieutenants, là où il ne pouvait se présenter physiquement. Ainsi, le message de FATSHI20 est parvenu aux oreilles de tous les citoyens congolais vivant dans toutes les grandes agglomérations du pays.

Même au-delà des frontières nationales, le message porté par Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a porté des fruits. Pour preuve, le candidat numéro 20 a largement mené au score dans les votes des congolais résidant en dehors de la RDC. Notamment ceux de la Belgique, du Canada, des Etats-Unis d’Amérique, de la République sud-africaine et de la France.  Dans toutes les circonscriptions évoquées ci-haut, Félix Tshisekedi a gagné avec un score sans pareil : plus de 90%.

Porteur d’un message d’espoir, de réconfort et du réarmement moral, Félix-Antoine Tshisekedi s’est une fois de plus démarqué de ses challengers qui, en lieu et place de convaincre, ont choisi de procéder par « triage » et résolu de ne se rendre que dans de grandes villes où les conditions d’hébergement envoisinent celles des résidences modernes dans lesquelles la plupart d’entre eux vivent. Ne maitrisant pas grand-chose du Congo profond, tous les autres compétiteurs ont ignoré qu’ils avaient ainsi laissé un boulevard au fils biologique et idéologique d’Etienne Tshisekedi wa Mulumba d’heureuse mémoire. Et à partir du moment où le candidat Tshisekedi était le seul à se rendre dans les coins difficilement accessibles de la RDC, le sprint avait déjà pris une autre tournure. FATSHI 20 a creusé l’écart. Dès cet instant-là, les électeurs ont su différencier le blé de l’ivraie. Et ainsi sonna le glas.

S’il faut remonter plusieurs mois avant le début de la campagne électorale, l’opinion se rendra facilement compte que Félix Antoine Tshisekedi et sa famille politique étaient les seuls à croire à la tenue des élections dans le délai et se sont farouchement opposés à l’idée d’un quelconque dialogue qui consacrerait le partage des postes et retarderait de plusieurs mois la tenue des scrutins pourtant salutaires pour la survie de la démocratie en RDC.

Distraits, ayant peur de la sanction du peuple congolais qui tenait coûte que coûte à porter son choix sur celui qui devait présider à la destinée de la République, les autres compétiteurs – figurants pour la plupart d’entre eux – ont persisté dans leur somnolence. Expérimenté, aguerri et prêt à toute sorte d’affrontement politique, le très éclairé Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a montré à la face du monde de quoi il était capable lui, son équipe de campagne ainsi que tous ses alliés. 

Refusant de verser dans le triomphalisme, Félix Antoine Tshisekedi, aujourd’hui vainqueur de la présidentielle du 20 décembre 2023 selon les résultats provisoires rendus publics par la CENI, attend sereinement l’entérinement de sa brillante victoire par la Cour constitutionnelle, organe habilité à proclamer les résultats définitifs des élections à tous les niveaux.

Ayant constaté sa réélection avec 73,3% des suffrages valablement exprimés, Félix Tshisekedi, son équipe de campagne ainsi que tous ses alliés n’ont pas été surpris du score réalisé, étant donné que tous les pronostics marchaient à la faveur du candidat numéro 20. Un candidat qui n’a cessé mener au score depuis la proclamation des résultats partiels par la Centrale électorale.  Ceci est donc le fruit d’un travail très bien fait, d’un plan très bien conçu, d’un programme très bien ficelé et d’un dispositif de communication 360º.

Comparativement à tous les autres candidats à la course, Félix-Antoine Tshisekedi est à ce jour, le seul à avoir félicité et remercié officiellement ses électeurs à l’issue de l’élection du 20 décembre 2023. Un signe de respect pour ces hommes et ces femmes qui ont su prouver à la face du monde leur détermination à poursuivre avec un président de la République respectueux de son électorat. Ceci met en évidence, une fois de plus, ses qualités et sa maturité politique qui le différencient des autres challengers.

Team Fatshi20

Analyses et points de vue

RDC : Quid de la réinsertion familiale et la protection des enfants ? (Par Zagor Mukoko Sanda)

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Le profil social de Kinshasa est caractérisé par la pauvreté, les inégalités, les disparités dans les conditions de vie entre les différentes couches de la population. Dans la Ville de Kinshasa, on compte plusieurs catégories de groupes vulnérables : enfants et femmes en situation difficile, personnes du troisième Age, personnes vivant avec le VIH, personnes avec handicap, déplacés, malades mentaux, les personnes victimes de sinistres et calamités naturelles.

Les activités dans ce secteur sont assurées par le Ministère des Affaires sociales, en partenariat avec les Organisations non gouvernementales avec l’appui des organisations humanitaires internationales. Ces activités visent principalement l’assistance sociale, la récupération, la réinsertion socio-professionnelle.

En optant pour l’accompagnement des acteurs sociaux dans le travail social , le CEPEF s’est orienté principalement dans l’analyse des phénomènes sociaux et des pratiques professionnelles ,la vulgarisation des normes et standards de prise en charge des enfants en situation difficile et les activités de renforcement des capacités des acteurs sociaux dans le domaine de réinsertion et la protection des droits des enfants et leurs familles dont certaines ont élues domicile dans la rue.

CEPEF, structure de réflexion pour des pratiques innovantes

Il faut noter que le CEPEF est une organisation non gouvernementale initiée par les Chercheurs, les Experts en travail social qui œuvrent pour la promotion des droits et la protection de l’enfant et de la famille et la réinsertion socioéconomique des enfants et jeunes de la rue.

Le CEPEF a pour ambition de faire le point sur les savoirs et des pratiques professionnelles du travail social au profit de ses bénéficiaires. Il se focalise sur les rôles et les fonctions des travailleurs sociaux dans les structures publiques et dans celles du mouvement associatif congolais. Le CEPEF s’appuie sur les réalisations professionnelles dans une perspective actualisée qui permet d’entrevoir ce qui est effectivement reconduit aujourd’hui et ce qu’il faut impérativement faire advenir demain pour une coresponsabilité dans la protection de l’enfant dans la société.

Le Processus de Réinsertion

Un des objectifs du CEPEF est, d’une part, de renforcer les compétences de l’acteur social à mieux accompagner l’enfant en rupture familiale à s’intégrer réellement dans la société et rétablir la relation entre cet enfant et dans sa famille grâce au processus de réinsertion « IDMRS » à travers la scolarisation, l’intégration des enfants dans les différents mouvements de jeunesse.

A propos de l’aspect « rétablir la relation entre l’enfant et la famille « , il importe de faire remarquer qu’il renvoie au départ de la relation entre l’enfant et l’éducateur social ou l’assistant social. Le premier contact avec l’enfant, selon les acteurs sociaux, est très déterminant car il peut favoriser la réussite du processus en cas d’acceptation mutuelle. Pour parvenir l’acteur social utilise ses techniques professionnelles de base marquées par sa disponibilité à savoir : l’observation, l’entretien et l’écoute. Grace à l’identification de l’enfant, le travailleur social prend connaissance de l’enfant puisque ce dernier est appelé à décliner son identité, celle de ses parents, ses ambitions et son problème.

Par les enquêtes sociales, l’acteur social prend connaissance de la famille biologique ou élargie, jauge la possibilité de réunification familiale, établit un contact direct avec la famille, cherche l’implication effective de la famille au projet de réinsertion à court ou long terme de l’enfant.

Le processus de réinsertion demande beaucoup des moyens humains, matériels et psychologiques. Chaque enfant est un cas qui demande des moyens selon la gravité de sa situation car chaque enfant à son histoire spécifique.

Suivi psychologique pour les violences

Les cas les plus difficiles pour l’aboutissement de la réinsertion sont dans l’accompagnement psychosocial des enfants victimes des violences psychologiques, verbales ou physiques. L’apport des psychologues cliniciens est très déterminant pour redonner la confiance en soi annulée. L e CEPEF s’appuie l’expertise de l’équipe des psychologues cliniciens sous la responsabilité de la Sœur Professeur Jacky BUKAKA PhD et de la CT Etiennette Mukwanga.

La formation continue ou le renforcement des capacités est très indiqué, gage d’un bon résultat dans la protection de l’enfant dans les centres d’hébergement du territoire.

Zagor Mukoko Sanda

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