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Analyses et points de vue

Les 3 sources de déconditionnement à imposer en politique en RDC : Libérer l’esprit, Suivre son instinct et Transcender l’égo

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La politique en République démocratique du Congo (RDC) est marquée par des schémas de conditionnement mental et émotionnel qui entravent le développement d’une véritable démocratie.

Les trois sources de déconditionnement en politique en RDC, à savoir le lâcher prise face à l’ambivalence, la confiance en soi et le détachement de l’égo pour assumer des fonctions publiques plus nobles. En remettant en question ces schémas de conditionnement, il est possible d’ouvrir de nouvelles perspectives et de favoriser un système politique plus épanouissant.

Le lâcher prise face à l’ambivalence

Lorsque la volonté populaire est ambivalente et difficile à décrypter, les politiciens congolais ont souvent tendance à s’accrocher à des intérêts personnels et partisans plutôt qu’à servir l’intérêt général. Le déconditionnement mental implique de lâcher prise sur ses propres préjugés et d’adopter une approche plus ouverte et objective. L’élite congolaise doit être prête à écouter et à comprendre les diverses voix du peuple, même si elles ne correspondent pas à ses propres intérêts. Cela nécessite une remise en question profonde et une volonté de dépasser les schémas de pensée traditionnels.

La confiance en soi

Le conditionnement émotionnel est un autre obstacle majeur en politique. La classe politique congolaise est souvent confrontée à des pressions et influences extérieures qui peuvent la pousser à agir en contradiction avec ses convictions profondes. Le déconditionnement émotionnel implique de se faire confiance et de suivre son instinct. Il est essentiel de cultiver une compréhension intuitive des besoins et aspirations du peuple, et d’agir en conséquence, même si cela va à l’encontre des conventions politiques préétablies. La confiance en soi émotionnelle permet de prendre des décisions courageuses et authentiques, en mettant de côté les intérêts personnels au profit du bien commun.

Le détachement de l’égo pour assumer de plus hautes fonctions publiques

L’égo et l’ambition personnelle peuvent souvent corrompre la politique et entraver le développement d’une RDC prospère. Le déconditionnement de l’égo implique de transcender les intérêts personnels et de se concentrer sur des fonctions publiques plus nobles. Les politiciens congolais doivent être prêts à mettre de côté leur ego et à servir l’intérêt général avant tout. Cela nécessite une humilité profonde et un engagement envers le bien-être collectif. En se débarrassant de l’égo, ils peuvent adopter une vision plus large et travailler ensemble pour le progrès de la nation.

Le déconditionnement en politique en RDC est un défi majeur mais essentiel pour favoriser un système politique plus équilibré au service du peuple. En lâchant prise face à l’ambivalence de la volonté populaire, en cultivant la confiance en soi émotionnelle et en transcendant l’égo, les politiciens congolais peuvent ouvrir de nouvelles voies pour une politique plus objective, authentique et efficace. Le chemin vers le déconditionnement n’est pas facile, mais il est nécessaire pour construire un avenir politique plus prometteur.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Actualité

Le député Jacques Djoli brandit Tocqueville : la souveraineté populaire foudroie l’imposture

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L’Honorable Jacques Djoli Eseng’Ekeli n’a pas seulement démenti une rumeur : il a donné une magistrale leçon de grandeur. Par un tweet lapidaire convoquant la science, le Rapporteur de l’Assemblée nationale a refusé de descendre dans l’arène fangeuse où certains voulaient l’attirer. Il a choisi la verticale. Face à la manœuvre odieuse qui lui prêtait des propos imaginaires, il ne s’est pas justifié.

Il a surplombé, avec l’autorité souveraine de celui qui manie le droit comme on manie le glaive. Un silence calculé, puis une annonce : l’heure de la vérité sonnera, et elle sera sans appel. Car la riposte, c’est à Tocqueville qu’il la confie, élevant soudain le débat à des hauteurs où la calomnie ne peut plus respirer. Aux “chercheurs du Buzz” qui alimentent l’infamie, il assène la pensée centrale de l’article 5 de la Constitution.

Celle qui brûle toutes les impostures : “Au-dessus de toutes les institutions et en dehors de toutes les formes réside un pouvoir souverain : celui du peuple, qui les détruit ou les modifie à son gré.” Ce n’est plus un tweet, c’est un manifeste. Le pouvoir créateur, le pouvoir constituant originaire, est par essence illimité, inconditionné, indomptable. Placé au-delà des pouvoirs institués (simples créatures ), il détient la faculté sublime de tout refonder.

La faculté de briser les cadres établis et de redessiner, dans sa majesté absolue, le pacte national tout entier. Voilà la souveraineté populaire dans sa vérité nue, que le Professeur Jacques Djoli brandit comme une torche dans la nuit des manigances. Ainsi, en deux phrases et une citation, l’honorable rapporteur vient d’offrir à la nation congolaise bien plus qu’un rétablissement des faits : il lui restitue la puissance de son propre destin.

Là où les manœuvriers espéraient l’enfermer dans une polémique stérile, il leur oppose le granit des principes, rappelant que le peuple est le seul maître, le seul architecte, le seul juge. Par cette riposte éclatante, où Tocqueville éclaire le chemin de la RD Congo, Jacques Djoli Eseng’Ekeli lave son honneur sans une once d’aigreur, et du même geste réarme la démocratie avec une force conceptuelle rare. La calomnie n’a pas été vaincue : elle a été dissoute, dans la lumière d’une vérité plus haute. Magistral.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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