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Présidentielle 2023 : F. Tshisekedi, une victoire inscrite dans la sociologie, A. Muzito est l’opposant le plus séduisant ( Interview avec l’analyste Jean Kenge Mukengeshayi)
Je l’ai connu comme analyste politique, certes pointu, mais toujours discret et presqu’effacé. Il a marqué la scène médiatique congolaise des années de la fin de la dictature, à l’époque de la Conférence Nationale Souveraine(CNS). Je l’ai aussi suivi tout au long du Dialogue intercongolais de Sun City. Avec feu Muboyayi Mubanga, ils avaient constitué un redoutable duo à la tête du Journal « Le Phare » dont il a été l’éternel rédacteur en chef. Ce fut l’époque faste de la presse dite « Rouge ». On voit de moins en moins Jean Kenge Mukengeshayi (KGM) et j’étais surpris de le croiser dans le fin fond de Bandal Ya Suka. Je n’ai pas résisté à l’envie d’arracher son point de vue sur l’actualité récente de notre pays. Une redécouverte qui fait plaisir.
CONGOPROFOND.NET : Bonjour Jean Kenge Mukengeshayi. On ne vous a pas vu aux obsèques de José Nawej dont vous étiez pourtant très proche ?
Kenge Mukengeshayi : Les enterrements ne sont pas un moment de réjouissance. J’essaie de les éviter le plus possible tout en restant conscient que mon tour viendra. Je suis un homme extrêmement sensible et ma nature n’est pas de m’exposer. José savait quels liens nous unissaient depuis ses débuts au Forum des As. A l’époque des « hiboux » et d’autres forces spéciales du même genre, je traversais toute la ville la nuit et tout Limeté pour imprimer le journal à l’imprimerie Terra Nova de Bovery à Matete. J’y restais souvent jusqu’à 4 h du matin et je devais retraverser la ville pour rentrer chez moi à Bandal, la peur au ventre. Je remercie le Chef de l’Etat pour sa sollicitude à l’égard d’un compagnon dont il a salué, à sa manière, la mémoire et le combat.
CONGOPROFOND.NET : Justement, on souhaitait vous entendre au moment où beaucoup ont jugé qu’il y a eu une sorte de couronnement de cette lutte avec l’avènement de Félix Tshisekedi…
KGM. : Merci. Mais il nous faut rester mesurés. Beaucoup de paramètres entrent en ligne de compte, sans aucun doute. La scène politique congolaise est si subtile et si pleine de paradoxes qu’il n’est pas toujours facile de s’y retrouver. J’ai tenté d’opérer, c’est vrai, une reconversion qui n’a pas vraiment réussi. On était du reste sur un immense projet avec feu Polydor Muboyayi qui assurait le contact avec certains décideurs. Cela étant, moi je ne suis pas quelqu’un à passer son temps dans les salons des leaders en attendant d’être reçu. Cela me coûte ce que ça coûte. Tel est le terrible constat. Par contre, j’avais en son temps un contact d’une autre dimension avec feu Etienne Tshisekedi en termes de convictions et de partage d’idéal. Cela est de notoriété publique. On dirait cependant que c’est une période de l’histoire qui tend à s’effacer de nos mémoires…
CONGOPROFOND.NET : Ça ne vous empêche pas d’avoir un regard sur la campagne électorale en cours…
KGM. : Pas du tout et c’est une de mes satisfactions après tant d’années de combat. Malgré certains risques et dérapages langagiers, on peut globalement se féliciter que les Congolais aient enfin l’occasion de confronter des projets, de discuter, de se déterminer et de choisir. Tant que le cadre est maîtrisé, on ne s’en plaindrait pas.
CONGOPROFOND.NET : Mais il y a des ingérences étrangères, ainsi que l’agression du Rwanda.
KGM. : Il y a surtout un cap qui a été suivi et face à cette magnifique volonté, les partenaires apprennent à nous respecter et à accepter, certes du bout des lèvres, le principe du gagnant-gagnant qui ne peut réellement porter que dans un cadre de stabilité. Quant au Rwanda, le seul produit qu’il lui reste à vendre malheureusement est sa capacité de nuisance. Ce n’est pas non plus porteur comme paradigme. Mais Kigali a fini par comprendre qu’il existe des limites à ne pas franchir et dépasser. D’abord parce que ses partenaires sont en train de se désengager progressivement. Ensuite, parce que le régime en place à Kigali fait désormais face à un débat interne auquel il ne s’attendait pas. Ses jours sont comptés, c’est indiscutable. Le problème est de savoir quelle sera la voie à suivre entre une révolution de palais visant à refaire du Kagamé sans Kagamé, ou une rébellion sanglante dont les Congolais se repentiront peut-être un jour de l’avoir encouragée, ou encore une voie réellement démocratique passant par un improbable dialogue inter-rwandais. D’une voie à l’autre, le jeu des ambitions personnelles constituera une épine. En ce qui nous concerne, l’évaluation des évolutions les plus récentes suggère que Kagamé va devoir lever le pied de la pédale. Il sait, quoi qu’on dise, que Kinshasa dispose désormais de la capacité militaire nécessaire pour lui faire cruellement mal et précipiter la chute de son régime. Ce n’est pas le scénario le plus souhaitable par rapport à la volatilité de la situation actuelle. On comprend alors pourquoi le Président de la République temporise malgré la pression des faucons de son entourage. Je suis pour ma part de l’avis de réserver cette option en dernier ressort. Cela étant, l’armée doit poursuivre sa montée en puissance et l’option de la construction du mur doit être maintenue.
CONGOPROFOND.NET : Entre les lignes, vous semblez prôner la victoire de Félix Tshisekedi ?
KGM : Elle me semble indiscutable. Sociologiquement, qu’on s’en félicite ou qu’on le déplore, le Grand Kasaï pèse par son unité et sa solidarité en faveur de Félix Tshisekedi. La donnée est là, implacable. Il faut y ajouter, sur le plan politique, la grosse machine de l’Union Sacrée toutes versions confondues, le poids du Grand Equateur, du Kongo Central, d’une grosse partie du Bandundu et de la Grande Orientale. Le Grand Kivu se mobilise derrière l’Union Sacrée avec Modeste Bahati, Vital Kamerhe, Antipas Mbusa Nyamwisi…Le Grand Katanga, malgré certains dérapages entretenus, est loin de constituer un bastion homogène en faveur de Moïse Katumbi présenté comme le principal adversaire de Félix Tshisekedi. Il y existe par ailleurs une bonne sociologie de souche kasaïenne, au-delà du rôle que vont y jouer des leaders comme Fifi Masuka et Adèle Kayinda, le premier ministre Sama Lukonde, le Directeur de cabinet Nyembo, l’héritage du patriarche Kyungu wa Kumwanza, de Frédéric Kibassa Maliba…
CONGOPROFOND.NET : pensez-vous que cela suffira sur le chemin de la victoire ?
KGM : J’ajoute en tout cas à cette analyse le fait plus récent que Moïse Katumbi s’est tiré une balle dans le pied avec les tueries des Kasaïens organisées par certains individus présentés peu ou prou comme ses partisans dans le Katanga et qui ont malheureusement et négativement impressionnés d’autres communautés dans le pays. Les explications tentées par la suite n’ont convaincu personne. Katumbi s’est en plus offert dans cet épisode la triste image d’un anti-kasaïen notoire avec ses dérapages sur les « talibans » et les « kivube ». Ça ne sera pas sans conséquence. Les explications qui ont suivi ont plus paru comme des tentatives de rattrapage que comme une véritable expression de cohésion nationale. A la limite, Moïse Katumbi ne représente pas dans ce terrible scénario l’image d’un leader engagé pour le pays, mais celle d’un leader paroissial tenu à bout de bras par une phalange de soi-disant Katangais extrémistes. On peut même se demander si une telle démarche sera encore soutenue par Joseph Kabila qu’on peut accuser de tous les péchés d’Israël, sauf d’être un imbécile quand il s’agit de lire les signes du temps, alors qu’il espère, à défaut de revenir sur la scène politique, à tout le moins d’éviter le retour au-devant de la scène de certains dossiers plutôt gênants. Last but not least, l’image qui fait s’écrouler aujourd’hui la campagne de Moïse Katumbi est celle de son soutien vrai ou supposé par le M23 et le régime de Kigali, ce qui a le don de soulever l’hostilité séculaire des populations du Kivu historique. Le chairman d’Ensemble vient surtout de découvrir avec le début de la campagne, que malgré son agrément par la CENI et sa validation par la Cour constitutionnelle, la tare de la nationalité continue de lui coller à la peau, que la campagne « De père et de mère » a impacté profondément les esprits et se trouve loin d’avoir dit son dernier mot.
CONGOPROFOND.NET : Mais il y a toujours l’hostilité des partenaires à l’égard de Félix Tshisekedi.
KGM : Je vous ai dit plus haut qu’il y a eu récemment des évolutions notables qui ont été ressenties même à Kigali. Le climat devrait se détendre et Kagamé qui se trouve dans une mauvaise passe devrait lever le pied. Des répercussions devraient se ressentir même au plan interne chez nous. Il faut aussi considérer que Félix Tshisekedi détenant les leviers du pouvoir, il a en définitive une bien meilleure offre à présenter. L’Union Européenne par ses observateurs vit déjà cette réalité et ces derniers la répercutent dans leurs instances, au-delà de ce que pourront être les résultats le soir du scrutin. Je vois donc à terme Moïse Katumbi tenter d’infléchir son discours pour se ménager une porte de sortie. Mais c’est du côté du Dr Mukwege qu’on devrait s’attendre à des passerelles susceptibles de plaire à l’Union Européenne, selon moi. Il devrait être une sorte de vitrine dans la prochaine configuration politique. Je conclus sur le fait que Moïse Katumbi a des problèmes d’expression et de cohérence qui plombent sa campagne. C’est terrible pour un leader ambitieux et ses partenaires ultramontains se sont rendu compte de toutes ces défaillances, malheureusement pour lui.
CONGOPROFOND.NET : Donc, Tshisekedi gagne, on prend les mêmes et on recommence ?
KGM : Il décevrait beaucoup de nos compatriotes tentés de lui accorder une deuxième chance et à priori enclins à pardonner certains dérapages. Un nouvel échec au niveau de la gouvernance serait fatal en termes d’opinion et contre son parti qui devrait survivre au régime et se projeter dans l’avenir. Cependant, mettre en œuvre les outils d’un changement de cap suppose se délester de tous les bois morts qui squattent l’entourage du chef de l’Etat, divorcer d’avec les pouvoirs parallèles et informels, mettre en place les vrais outils d’une gouvernance performante, se doter d’une majorité certes équilibrée mais plus engageante en termes de volonté de changement ; c’est opérer un casting de discrétion et d’efficacité là où on a vu certains compatriotes prendre d’assaut les immeubles et les appartements au profit de l’étalage et de l’ostentation ; c’est faire accompagner chaque poste de responsabilité d’un code de bonne conduite ; c’est s’occuper d’abord du quotidien au lieu des projets mirifiques et lourds à porter liés par exemple à la transition énergétique qui bouffent beaucoup de temps, de ressources et d’énergie ; c’est créer des opportunités pour résorber réellement le chômage au lieu de se contenter de mesures cosmétiques sans impact ; c’est fournir en abondance le pain, l’eau, le courant, le transport ; c’est s’attaquer aux dérapages des « wewa » mal encadrés, qui défigurent les villes et polluent le climat social, là où la police déserte nos avenues et abandonne les usagers à partir de 14 H00 en laissant la pagaille s’installer sur nos routes. ; c’est militer pour qu’une police d’hygiène et une police des mœurs voient réellement le jour et fournissent aussi des emplois au profit des campagnes d’assainissement et de lutte contre la corruption et la délinquance ; c’est construire des prisons spécifiques pour les enfants avec des programmes séduisants pour leur réinsertion sociale ! Les laboratoires politiques doivent réfléchir sur la qualité de nos prochains élus et ne pas laisser les appareils s’installer ou installer à leur guise. Ce serait une erreur !
CONGOPROFOND.NET : il n’y a donc aucun autre candidat qui vous séduit en dehors de Félix Tshisekedi ?
KGM : Pour une série de raisons, j’ai été intéressé par l’approche de l’ancien premier ministre Adolphe Muzito Fumunsi. J’ai aimé sa courtoisie, en dépit de son statut d’opposant. Ceci est de nature à apporter l’apaisement et la sérénité nécessaires à un débat républicain. Adolphe Muzito a fait des propositions concrètes dans plusieurs de ses tribunes parues dans la presse, par exemple dans sa volonté d’aller au-delà du budget actuel après avoir félicité les efforts engagés par le chef de l’Etat dans ce sens. Muzito a proposé aux autres candidats de l’opposition l’adoption d’un programme commun susceptible d’être porté par un candidat commun, sans réponse concrète et cohérente !
CONGOPROFOND.NET : Que pensez-vous de notre clergé catholique ?
KGM. : Je suis moi-même catholique. Mais nos leaders religieux m’ont déçu. Ils sont les seuls à ce jour à ne pas se rendre compte de la réputation qui les poursuit. Ils ne gagnent plus les âmes. Ils ne s’intéressent plus qu’à jouer un rôle politique, y compris contre les recommandations du Saint Siège. Ils sont tellement enclins à s’investir dans cette nouvelle tâche tout en méprisant le rôle que d’autres confessions religieuses pourraient jouer dans un état laïc, s’érigeant avec arrogance en uniques détenteurs d’une vérité frappée du sceau de l’infaillibilité. Ils vont même jusqu’à se proposer de publier les résultats des scrutins contre les prescrits de la loi, et à mettre en place les outils d’une guerre civile par la confrontation des différentes fractions, le jour du vote, chacune brandissant ses propres résultats. Tout cela au nom d’un évangile de la haine et de la détestation. Je suis dégoûté !
CONGOPROFOND.NET : un petit mot sur l’armée, pour terminer ?
KGM. : Je dirais qu’avec les élections, c’est la meilleure des choses qui nous soient arrivées depuis longtemps. La démocratie, comme la stabilité, l’intégrité territoriale et la souveraineté doivent être défendues et c’est le rôle de l’armée. Pas une armée juste pour tirer le coup de feu comme à la parade ou faire ponctuellement peur à un ennemi. La doctrine doit être celle visant une armée de dissuasion, formée, recyclée en permanence, dotée d’un équipement performant et de moyens puissants en ressources matérielles, financières et humaines. Une armée dont les officiers sortent de meilleures académies du monde. Le choix porté par le chef de l’Etat sur une armée appelée à monter régulièrement en puissance est donc à féliciter. Il faut poursuivre cet effort pour qu’on nous prenne au sérieux et qu’on nous respecte. C’est d’ailleurs l’une des clés des évolutions qui sont en train de se mettre en place, dans la mesure où la démonstration a été faite que la RDC peut mortellement frapper Kigali. Mais l’approche devra également être psychologique en termes de motivation. Les réservistes ne seront pas une fantaisie, plutôt un dispositif sur lequel, en respectant leurs outils et traditions propres – le cas des Wazalendo par exemple – l’armée devra toujours compter. Dans le cas d’espèce, le mur promis par le chef de l’Etat devrait par exemple être aussi fait de plusieurs camps bien construits tout au long de la frontière au profit des patriotes. Nos partenaires pourraient nous aider à cet effet, en alternant le mur physique, les camps, les champs et plantations afin de constituer une frontière infranchissable…En attendant, la démarche de nettoyage, en termes d’âge, d’origine et de formation, doit se poursuivre.
CONGOPROFOND.NET: Le mot de la fin ?
KGM : Je vous réponds comme j’aurais titré si j’étais encore aux affaires : « Fatshi eyi nkisi, eyi magie ! »
Propos recueillis par Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
