Sécurité
Présentation et dépôt officiel par GTJTSK d’une recherche sur les crimes graves commis au Sud-Kivu entre 1994-2024
Le Groupe de Travail sur la Justice Transitionnelle au Sud-Kivu (GTJTSK) a organisé un point de presse, ce lundi 16 décembre 2024, à Kinshasa pour présenter et déposer officiellement le rapport de recherche documentaire sur les cas de crimes graves commis dans la province du Sud-Kivu entre 1994 et 2024.
Cet événement a rassemblé plusieurs personnalités, notamment l’Ambassadeur de Grande-Bretagne en République Démocratique du Congo, le Directeur général du Fonds national pour la réparation des victimes (FONAREV), le représentant de Trial International ainsi que des membres de la société civile et des journalistes.
Raphaël Wakenge Ngimbi, modérateur du GTJTSK, a présenté un résumé des conclusions du rapport.
Ce document est le fruit du travail d’organisations de la société civile impliquées dans les questions de justice transitionnelle avec le soutien de Trial International et de l’Ambassade britannique en RDC.
Le rapport s’articule autour de trois points principaux :
Premièrement sur présentation du GTJTSK : ses missions, sa vision et ses objectifs.
Deuxièmement sur la méthodologie utilisée : une cartographie approfondie des crimes graves, l’analyse des principales tendances et données collectées.
Enfin, Les recommandations : des pistes d’actions pour des mesures concrètes et futures.
Ce travail constitue une étape importante dans le plaidoyer pour la justice et la réparation des victimes des crimes graves perpétrés au Sud-Kivu.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
Sécurité
14 décès en janvier, 8 blessés en février sans prise en charge… : la société civile dresse un bilan sécuritaire alarmant du premier trimestre 2026 à Butembo
La Coordination urbaine de la Société civile du Congo (SOCICO) à Butembo a présenté, ce 15 avril 2026, un bilan sécuritaire préoccupant couvrant les trois premiers mois de l’année. Selon cette structure, 14 personnes ont été tuées au mois de janvier dans différents incidents, notamment des incursions d’hommes armés, des cas de justice populaire et des découvertes de corps sans vie.
Le mois de février a, quant à lui, a été marqué par plusieurs drames, dont des éboulements et des actes criminels ayant fait au moins 8 blessés graves, déplorés sans prise en charge adéquate. Bien qu’une relative accalmie ait été enregistrée en mars, la SOCICO estime que la situation sécuritaire reste fragile et préoccupante dans la ville.
Face à ce constat, la société civile dénonce la faible réactivité des services de sécurité et l’impunité persistante. Elle appelle les autorités à renforcer les patrouilles mixtes, intensifier les enquêtes et améliorer l’éclairage public, tout en exhortant la population à collaborer avec les forces de l’ordre et à éviter le recours à la justice populaire.
Exaucé Kaya
