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Sécurité

Guerre du M23 : Un drone de reconnaissance de l’armée rwandaise abattu à Matembe par les FARDC

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Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont enregistré une nouvelle victoire dans leur lutte contre la coalition RDF/M23.

La soirée de ce samedi 14 décembre 2024, à 17 heures, un drone kamikaze identifié comme appartenant à l’armée rwandaise (RDF) a été abattu dans la localité de Matembe, à proximité des collines de Kivako, au sud du territoire de Lubero, dans la province du Nord-Kivu.

Cet appareil, utilisé à des fins de renseignement et de surveillance, a été neutralisé grâce à une intervention précise des FARDC. « Cette action démontre la détermination et la capacité opérationnelle de notre armée face aux provocations constantes de l’ennemi », a déclaré le sous-lieutenant Mbuyi Kalonji Reagan, porte-parole des opérations du Front Nord.

Cette intervention s’inscrit dans le cadre de la riposte des FARDC contre les multiples incursions armées menées par la coalition RDF/M23.

Ces actions, en violation flagrante des accords de cessez-le-feu, continuent à déstabiliser l’Est de la RDC.

Les FARDC, malgré la complexité du terrain, enregistrent des progrès significatifs dans le cadre des opérations de libération ou de reconquête des territoires occupés.

Selon les autorités militaires, l’armée loyaliste inflige d’importantes pertes à l’ennemi, consolidant peu à peu ses positions stratégiques dans la zone.

Les affrontements restent toutefois intenses, témoignant de la résilience des FARDC face à une menace persistante.

Matembe devient ainsi un nouvel exemple de la capacité des forces congolaises à défendre l’intégrité territoriale du pays.

L’évolution de la situation sur le terrain reste sous haute surveillance, et l’armée congolaise appelle la population à maintenir son soutien aux efforts des FARDC pour la restauration de la paix et de la sécurité dans cette région troublée.

Franck Kipuni Kaky

Sécurité

Parc de Virunga : les éco-gardes pris pour cible, l’ACEDH dénonce un massacre répété

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L’Alerte congolaise pour l’Environnement et les Droits de l’Homme (ACEDH) dit être profondément affectée par les récentes attaques armées visant les acteurs de la conservation dans l’est de la République démocratique du Congo.

Selon l’organisation, la dernière attaque s’est produite le 21 mai 2026 à Kamuhoro, sur la côte sud du lac Édouard, au cœur du Parc national des Virunga. Des hommes armés non identifiés ont tué deux éco-gardes, identifiés comme KASEREKA BARAKA VALIYA TIRE et MUNGU AKONKWA MIHIGO Jacques, tous engagés dans la protection de la biodiversité.

L’ACEDH indique que cette attaque intervient quelques jours après d’autres violences enregistrées depuis le 19 mai 2026 dans les zones de Kyavinyonge et autour du lac Édouard, où des biens de citoyens et de défenseurs de l’environnement auraient également été pris pour cible.

Face à cette situation, l’organisation condamne fermement ces actes et présente ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à la communauté des agents de conservation. Elle exprime également sa solidarité avec les personnes ayant subi des menaces et des destructions de biens.

L’ACEDH appelle à une mobilisation nationale et internationale pour renforcer la protection des acteurs de la conservation en RDC. Elle demande un meilleur accès à la sécurité et à la justice pour ces agents, estimant que les risques qu’ils encourent sont devenus très élevés.

L’organisation s’inquiète également de ce qu’elle qualifie d’instrumentalisation de la violence par certains acteurs politiques et sociaux, ce qui aggrave les tensions et met en danger les communautés locales. Elle rappelle que les éco-gardes proviennent souvent de ces mêmes communautés.

L’ACEDH affirme que depuis janvier 2026, neuf agents de conservation ont été tués en République démocratique du Congo dans l’exercice de leurs fonctions, dont sept dans le parc national de l’Upemba, sans que des enquêtes judiciaires aboutissent à des procès.

Elle appelle les autorités compétentes à ouvrir des enquêtes sérieuses afin d’identifier les auteurs de ces attaques et de renforcer la sécurité dans les aires protégées.

Enfin, l’ACEDH réaffirme son soutien aux efforts de protection du Parc national des Virunga et des autres zones protégées du pays, ainsi qu’à tous ceux qui œuvrent pour la défense de la biodiversité.

Désiré Rex Owamba

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