Actualité
PRECOP27 : Brésil, Indonésie et RDC en bloc pour défendre les intérêts communs en novembre prochain en Egypte
En marge de la PRECOP27 qui se tient à Kinshasa, 3 « pays solution » pour la problématique climatique, le Brésil, l’Indonésie et la RDC, ont décidé de renforcer leur coopération pour plus de perspicacité dans l’action.
En effet, l’ambassadeur Leonardo Cleaver de Athayde du Brésil; Madame Laksmi Dhewanthi, Directrice générale pour le changement climatique de l’Indonésie et Madame Ève Bazaiba, Vice-premier ministre de la RDC en charge de l’Environnement et du développement durable, l’ont fait savoir à la presse, ce mardi 4 septembre, à l’issue de leur entrevue.
Ces trois pays de l’hémisphère sud ont affirmé avoir consolidé leurs vues dans l’objectif de présenter une position commune lors de la Cop 27.
A en croire Ève Bazaiba, des questions communes et des défis à relever ensemble ont été évoqué par ces 3 nouveaux « alliés ». Dans le lot, il y a notamment celle de l’exploitation forestière ainsi que d’autres ressources naturelles, le marché de crédit carbone et tant d’autres programmes d’intérêt commun.
Plusieurs observateurs ont noté que partageant ensemble les mêmes conditions géographiques, ces trois pays ont bien des défis à relever ensemble du point de vue environnemental. D’où, la nécessité de poursuivre cette dynamique de concertation sur des questions environnementales.
Notons que le Brésil, la RDC et l’Indonésie envisagent aussi de matérialiser leur volonté de travailler ensemble par un accord concret avec programmation.
Un accord qui devrait être signé avant, pendant ou après les travaux de la Cop 27 de l’Égypte, a fait savoir Mme la Vice- Ministre Ève Bazaiba, très engagée pour la cause.
Cet accord portera essentiellement sur la stratégie de collaboration entre les trois pays.
Il faut noter que cette consolidation des positions communes prend également en compte la nécessité de lier l’environnement à l’économie et le développement ensemble.
Pour sa part, l’ambassadeur brésilien à Kinshasa a confirmé la ferme volonté de son pays de travailler main dans la main avec la RDC pour la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la biodiversité. Et ce, non seulement pour la Cop27, mais aussi pour les autres Cops, entre autre celle attendue à Montréal( Canada).
Pour ce faire, son pays, le Brésil, compte élaborer un plan de travail conjoint pour toutes les questions touchant au climat.
A en croire Eve Bazaiba, c’est grâce à la consolidation des positions entre ces trois pays que la République Démocratique du Congo est arrivée finalement au même diapason que le Brésil et l’Indonésie en ce qui est des revendications des droits de ses populations.
Cela est d’autant vrai que les deux autres pays avaient une longueur d’avance sur la compréhension de questions liées au climat.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
