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Environnement

Pré-COP 30 : « Pendant que les dirigeants hésitent, les catastrophes avancent », dénonce la ministre de l’Environnement

À la tribune de la Pré-COP 30, la ministre congolaise de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle Économie du Climat, Marie Nyange Ndambo, a lancé un cri d’alarme, mardi 14 octobre 2025, au Brésil, contre la lenteur des décisions mondiales face à la crise climatique.

« Nous devons passer de déclarations aux actions pragmatiques. Pendant que nos dirigeants hésitent, les dégâts liés aux changements climatiques progressent à grand pas », a-t-elle déclaré, dénonçant la déconnexion entre les discours politiques et la réalité vécue sur le terrain.

La ministre a rappelé que les conséquences du changement climatique ne sont plus théoriques, mais visibles et meurtrières en République démocratique du Congo. Elle a cité, entre autres, les inondations récurrentes qui frappent Kinshasa depuis fin 2023, ainsi que les glissements de terrain dévastateurs à Kalehe, dans le Sud-Kivu, ayant causé d’importants dégâts matériels et humains.

« Les catastrophes naturelles ne préviennent plus. Elles frappent nos villages, nos villes, nos familles. Et elles parlent un langage d’urgence que les négociateurs semblent encore ignorer », a-t-elle insisté.

Profitant de cette tribune internationale, la patronne du MEDD a dévoilé une initiative phare que la RDC s’apprête à lancer : « La forêt, c’est nous ! »
Ce vaste programme vise à régénérer et préserver les ressources forestières, protéger la biodiversité et valoriser les tourbières, dont la RDC détient l’une des plus grandes réserves au monde.

« La RDC ne vient pas chercher la compassion, mais des partenariats solides pour transformer nos forêts en moteur de développement durable », a-t-elle affirmé.

Dans un contexte mondial marqué par des catastrophes naturelles de plus en plus fréquentes, l’intervention de la ministre congolaise a résonné comme un rappel à la responsabilité collective.
Elle a exhorté les pays industrialisés à honorer leurs engagements financiers et techniques pour permettre aux nations les plus vulnérables d’investir dans l’adaptation et la résilience.

« Ce que nous demandons, c’est de la cohérence : si la planète brûle, aucun pays n’est à l’abri. L’heure n’est plus aux promesses, mais aux actes », a conclu la ministre.

Dorcas Mwavita