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Pourparlers à Luanda : l’association culturelle O’bughuma bwa Bayira Kyaghanda Yira/ASBL demande au gouvernement de ne pas répéter les erreurs du passé

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L’association culturelle O’bughuma bwa Bayira Kyaghanda Yira/ASBL demande, à la délégation du gouvernement congolais lors des pourparlers avec le M23 ce mardi 18 mars 2025 à Luanda, de ne pas tomber dans les erreurs du passé. Maximin Muhamba, secrétaire général de cette association, l’a affirmé lors d’une conférence de presse tenue ce lundi 17 mars à Butembo. Parmi ces erreurs, il cite l’intégration des rebelles dans l’armée congolaise.

« Que ces pourparlers ne soient pas de nature à nous imposer ce qui n’est pas imposable, comme ce que nous avons connu dans le passé, où nous avons vu le gouvernement accepter toute sorte d’exigence, telle que le mixage, voire le brassage — qui avait été, en son temps, la preuve que l’ennemi se trouvait également parmi les FARDC — ; nous ne voulons pas que ces erreurs se répètent, » a-t-il déclaré.

Ce haut cadre du Kyaghanda Yira/ASBL a précisé que son association soutient en grande partie la tenue de ces assises. Toutefois, il exprime le souhait que ces négociations soient plus inclusives, en associant notamment la CENCO et l’ECC.

« Nous souhaiterions que le Chef de l’État accorde une réelle considération aux évêques, c’est-à-dire à la délégation de la CENCO et de l’ECC, afin que ceux-ci prennent également part aux pourparlers, car nous savons qu’ils peuvent influencer favorablement l’aboutissement de ce dialogue en faveur du pays et de la population, » a-t-il souhaité.

Ces pourparlers débuteront, sauf changement de dernière minute, ce mardi 18 mars 2025 à Luanda, en Angola. La RCD a déjà confirmé sa participation, tout comme celle du M23, bien que le flou persiste encore quant à la durée et au format de ces discussions.

Dalmond Ndungo

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Beni sous le choc : 7 membres de la communauté pygmée, dont la star Nzanzu Mangese, tués dans une attaque attribuée aux ADF

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La ville de Beni, au Nord-Kivu, a de nouveau été frappée par une attaque meurtrière attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF). Au moins 7 civils issus de la communauté autochtone pygmée ont perdu la vie dans la nuit du samedi 30 au dimanche 31 mai 2026, au quartier Ngadi, dans la commune de Ruwenzori.

Selon plusieurs témoignages recueillis auprès des habitants, les assaillants se sont introduits dans le quartier avant de s’en prendre à un campement occupé par des membres de cette communauté. « Les assaillants ont d’abord ciblé un campement des pygmées où ils ont exécuté plusieurs personnes à l’arme blanche avant de poursuivre leur assaut dans d’autres parties de Ngadi », a confié un jeune résident du quartier.

Après cette première attaque, les hommes armés auraient étendu leur incursion à d’autres zones de Ngadi. Outre les six victimes dont les corps ont été retrouvés et identifiés par la population locale, plusieurs civils auraient été enlevés et conduits vers une destination inconnue, faisant craindre un bilan plus lourd dans les prochaines heures.

La population pleure également la disparition de Nzanzu Mangese, considéré comme l’une des figures les plus populaires de la région. Son décès a suscité une vive émotion parmi les habitants, qui dénoncent une nouvelle fois la persistance de l’insécurité dans cette partie du territoire de Beni.

Cette attaque remet en lumière les défis sécuritaires auxquels restent confrontées les populations civiles, en particulier les communautés autochtones, malgré les opérations militaires menées contre les groupes armés actifs dans la région.

Franck Kaky/CONGOPROFOND.NET

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