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Pour une refondation institutionnelle : Plaidoyer pour la 4ème République en RDC (Tribune de la Dynamique des Cadres de l’UDPS)
Face aux limites d’une 3ème République devenue obsolète et source de compromis stériles, la Dynamique des Cadres de l’UDPS appelle à l’avènement d’une 4ème République. Une République nouvelle, fondée sur la justice, l’unité nationale, l’équité sociale et la dignité, afin de répondre aux aspirations profondes du peuple congolais et de bâtir un véritable contrat social. « Assez de compromis stériles, assez de trahisons ! La RDC mérite mieux… », lance KANGULU LOBO Daddy, Coordinateur de cette dynamique de la 1ère force politique de la RDC. Ci-dessous l’intégralité de cette Déclaration publiée en exclusivité dans CONGOPROFOND.NET.

Depuis l’indépendance, notre pays n’a cessé d’être victime des erreurs structurelles et des trahisons politiques héritées des constitutions successives. La Troisième République, née avec l’espoir d’un renouveau, a montré ses limites. Elle est devenue obsolète, désuète : elle ne répond plus aux besoins existentiels de notre peuple ni aux exigences du développement national. Elle est désormais un frein à l’avenir de la Nation.
Son architecture institutionnelle, jadis taillée sur mesure pour satisfaire les politiques et donner de la place aux belligérants de l’époque, n’a jamais été l’instrument de l’émancipation du peuple, mais plutôt un carcan qui freine son essor.
Il n’est nullement question d’occulter le fait qu’il existe aussi une RDC dont la vie repose sur l’espoir, l’initiative de ses habitants, la capacité et la formation de ses jeunes, la valorisation de la culture traditionnelle, ainsi que la mise en marche de nouvelles formes d’activité sociale.
C’est en prévision de cette RDC d’espoir que la Dynamique des Cadres de l’UDPS pour la 4ème République voit le jour afin de réfléchir sur la perspective de la 4ème République et l’opportunité de bâtir une architecture institutionnelle nouvelle, adaptée aux aspirations du peuple congolais, et de forger un nouveau contrat social qui rassemble les Congolais épris de liberté, de paix et amoureux de leur culture.
Présentation de la Dynamique

La Dynamique des Cadres de l’UDPS pour la 4ème République est un courant conjoncturel de cadres issus de différentes structures de l’UDPS ayant divers profils. Son ambition est de fédérer toutes les forces et les énergies de la République vers la perspective d’une 4ème République en RDC.
Points saillants de la 4ème République
L’avènement de la 4ème République offre l’opportunité de repenser l’architecture institutionnelle du pays. Les points saillants proposés par la Dynamique des Cadres de l’UDPS pour la 4ème République sont :
– Régime présidentiel : nous voulons d’un Président pleinement responsable, qui assume et s’assume à tout point de vue. Lorsqu’une situation se dégrade ou s’améliore, le premier à être vilipendé ou remercié doit être lui, même si l’action ne lui est pas directement imputable ;
– Tension salariale connue : nous voulons faire de la tension salariale un verrou constitutionnel et mettre en place un indice national des salaires, de telle sorte que toute augmentation dans une catégorie entraîne ipso facto celle des autres, afin d’assurer l’équité entre tous les travailleurs. Du premier fonctionnaire de l’État jusqu’au dernier agent, tous doivent se situer dans une même échelle salariale transparente, dont le barème est connu et opposable à tous ;
– Droit au référendum révocatoire : pour un pays marqué par des révolutions depuis l’indépendance, nous voulons introduire ce droit afin que toute organisation politique ou groupe de citoyens puisse, à partir de la moitié du mandat du Président élu ou même de l’Assemblée, déposer une motion de révocation. Si elle atteint le nombre requis, un référendum permettra au peuple d’intervenir à tout moment dans la conduite des affaires publiques, en révoquant celui ou celle qui n’a pas respecté son mandat ;
– Création d’une institution citoyenne d’appui à la justice, « Justice pour tous » : mécanisme citoyen de régulation, de canalisation et de contrôle de l’exécution de la loi et des jugements ;
– Suppression des institutions budgétivores et inutiles telles que le Sénat, les conseils communaux et certaines structures d’appui à la démocratie qui n’ont servi qu’à gaspiller les ressources de la Nation, comme la CENI et le CSAC ;
– Contre toute trahison de la Patrie : tout Congolais qui, après Sun City, a pris les armes contre la Nation, ou qui a participé à une rébellion, un mouvement insurrectionnel ou une entreprise armée hostile, sera frappé de la perte à vie de ses droits civiques et politiques :
• exclusion définitive du droit de vote,
• exclusion définitive de toute éligibilité et de tout accès aux fonctions publiques ;
Cohésion nationale et lutte contre le tribalisme : la Constitution doit être le socle de l’unité nationale. Toute tentative d’apologie du tribalisme ou du régionalisme à des fins politiques, économiques ou sociales sera érigée en infraction pénale et punie avec la plus grande rigueur. La Nation ne se construit pas dans la division mais dans l’unité.
Retour au scrutin à 2 tours

Nous ne voulons plus d’une République de compromis stériles, de clientélisme et de trahisons. Nous voulons une République de justice, d’égalité, d’équité, de dignité et de grandeur.
C’est pourquoi nous appelons chaque Congolaise et chaque Congolais à se lever pour dire OUI à la Quatrième République.
Pour la Dynamique des Cadres de l’UDPS pour la 4ème République
KANGULU LOBO Daddy
Coordinateur
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Révision constitutionnelle en RDC : Ferdinand Lokunda et l’ASMECO plaident pour une refondation institutionnelle
Le débat sur une éventuelle révision ou réforme constitutionnelle en RD Congo continue d’alimenter la scène politique et citoyenne. Parmi les voix qui se font entendre figure celle de Ferdinand Lokunda Dasilva, président de l’Association des Métis au Congo (ASMECO), une structure de la société civile engagée notamment dans la lutte contre la discrimination raciale, la marginalisation et la défense des droits des enfants sans distinction d’origine.
À travers une série de propositions rendues publiques, Ferdinand Lokunda appelle à une « nouvelle Constitution » qu’il juge plus adaptée aux réalités politiques, sécuritaires et institutionnelles de la RDC. Ses desiderata touchent aussi bien à la nationalité, à l’organisation des institutions qu’au mode de gouvernance du pays.

La double nationalité au cœur des propositions
Parmi les réformes majeures défendues par Ferdinand Lokunda figure la reconnaissance de la double nationalité pour les Congolais. Selon lui, tout citoyen devrait avoir le droit d’acquérir une autre nationalité sans perdre celle de la RDC. Une question qui revient régulièrement dans le débat national, notamment au regard de l’importante diaspora congolaise installée en Europe, en Amérique ou ailleurs en Afrique.
L’activiste estime que cette ouverture pourrait renforcer l’apport économique et intellectuel de la diaspora dans le développement du pays, tout en modernisant le cadre juridique actuel.
Un mandat présidentiel plus long
Autre proposition phare : la modification de la durée du mandat présidentiel. Ferdinand Lokunda suggère soit un mandat de 7 ans renouvelable une seule fois, soit un mandat unique de dix ans non renouvelable. Pour lui, cette réforme permettrait au chef de l’État de disposer du temps nécessaire pour exécuter ses projets de société et garantir une certaine stabilité institutionnelle.
La proposition intervient dans un contexte où la question des institutions et de leur efficacité reste largement débattue au sein de l’opinion congolaise.
Les fonctions de souveraineté et la question identitaire
Le président de l’ASMECO propose également un durcissement des conditions d’éligibilité aux fonctions dites de souveraineté. Selon sa vision, tout Congolais ayant des « affiliations » ou des « cordons ombilicaux » avec un pays voisin ne devrait pas accéder à certaines hautes fonctions de l’État.
Une position qui s’inscrit dans un climat politique marqué depuis plusieurs années par les débats autour de la nationalité, de l’identité et des questions sécuritaires dans la région des Grands Lacs.
Vers un Parlement monocaméral ?
Dans ses propositions, Ferdinand Lokunda défend aussi l’idée d’un Parlement à chambre unique composé de 800 députés, estimant que cette formule serait plus adaptée à l’immensité géographique de la RDC. Il plaide en outre pour des élections présidentielles organisées à deux tours afin de renforcer la légitimité populaire du président élu.
Enfin, il souhaite que les gouverneurs des provinces, les responsables territoriaux ainsi que le Premier ministre soient nommés par le président de la République lorsqu’ils ne sont pas originaires des entités concernées.
Une vision portée par l’ASMECO
À travers l’Association des Métis au Congo (ASMECO), Ferdinand Lokunda développe depuis plusieurs années un discours axé sur la cohésion nationale, la lutte contre les discriminations et la protection des droits des personnes marginalisées. La structure affirme également promouvoir des projets de développement communautaire et l’autofinancement pour soutenir ses actions sociales.
Ces nouvelles propositions constitutionnelles viennent ainsi élargir le champ d’intervention de cette organisation citoyenne qui entend désormais peser dans le débat public sur l’avenir institutionnel de la RDC.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
