Infrastructures
Port de Banana : Judith Suminwa sous pression des élus du Kongo Central pour accélérer les travaux
La première ministre, Judith Suminwa Tuluka, a reçu mardi le caucus des députés nationaux élus du Kongo Central, conduit par leur président Pierre Nsumbu. Au cœur des échanges : l’évolution du projet stratégique du port en eau profonde de Banana, situé à Moanda, considéré comme un pilier majeur de la politique d’infrastructures du gouvernement.

Déterminés à obtenir des clarifications, les élus ont exprimé leurs préoccupations face à certaines lenteurs et manœuvres observées sur le terrain, susceptibles de freiner l’avancement du projet. Fidèles à leur mission de contrôle, ils ont insisté sur la nécessité de garantir la concrétisation de cet engagement gouvernemental. « Nous ne remettons pas en cause le projet route-rail à vocation régionale, mais nous exigeons que la priorité soit accordée au port de Banana, conformément aux promesses faites », a souligné un député de Mbanza-Ngungu.

En réponse, la Cheffe du Gouvernement s’est voulue rassurante, réaffirmant que ce chantier reste une priorité absolue. Les élus ont salué son écoute ainsi que son implication personnelle dans le suivi du dossier.
Au-delà des déclarations, Judith Suminwa a multiplié les actions concrètes, notamment un déplacement à Dubaï en avril 2025 pour échanger avec l’opérateur DP World, suivi d’une visite récente du site de Moanda. Une démarche qui a permis de redynamiser les travaux et de relancer la dynamique autour de ce projet structurant.

Pour les députés du Kongo Central, le port de Banana représente bien plus qu’une infrastructure provinciale. Il constitue un levier essentiel pour stimuler l’économie, renforcer la compétitivité maritime du pays, désenclaver la région et générer des retombées durables à l’échelle nationale. Dans cette perspective, ils entendent poursuivre leur vigilance, se positionnant comme des acteurs à la fois exigeants et engagés pour la concrétisation des projets prioritaires de l’État.
Tchèques Bukasa
Infrastructures
Kinshasa : la RN1 retrouve un nouveau souffle entre Cité Verte et Matadi-Kibala
Dans la commune de Mont-Ngafula, la RN1 dans son tronçon entre Cité verte et Matadi-Kibala, après des mois de dégradation avancée, la route longtemps décriée par les usagers entame enfin sa phase de réhabilitation. Les premiers travaux engagés suscitent déjà espoir et satisfaction auprès des riverains et conducteurs.
Considérée comme un véritable calvaire pour les usagers, cette route, autrefois jonchée de nids-de-poule, de poussière en saison sèche et de boue en période de pluie, est aujourd’hui en pleine transformation. Les travaux de réhabilitation, récemment lancés par les autorités, marquent un tournant décisif pour les habitants de la zone.

Sur place, les engins sont à pied d’œuvre.Même si les travaux ne sont encore qu’à leur phase initiale, les changements commencent déjà à se faire ressentir.
Au-delà de la mobilité, c’est toute une dynamique économique locale qui pourrait être relancée grâce à cette réhabilitation. Les petits commerçants, longtemps pénalisés par l’isolement de la zone, espèrent voir leur clientèle augmenter au fur et à mesure de l’avancement des travaux.
Joie palpable chez les habitants un riverain confie:
« Franchement, nous sommes très contents. Avant, cette route nous faisait souffrir. Aujourd’hui, on voit déjà les machines travailler, ça nous donne de l’espoir. Merci au gouvernement pour cette initiative »
« C’était vraiment difficile pour nous, surtout pendant la pluie. Mais maintenant, on sent que les choses changent. Si les travaux continuent comme ça, ça sera un grand soulagement pour toute la population », explique monsieur Simon T. commerçante du quartier.
« Nous remercions les autorités pour avoir pensé à cette route. Ça faisait longtemps qu’on attendait ça. On espère seulement que les travaux iront jusqu’au bout », ajoute un conducteur de taxi.
Bien que les travaux soient encore en cours, les premiers résultats observés redonnent espoir aux usagers. Reste désormais à maintenir le rythme et à garantir la qualité des ouvrages pour que cette route, autrefois symbole de difficultés, devienne durablement un axe de circulation moderne et fiable.
Marthe Tshiela, stagiaire UCC
