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Politique foncière : Abidjan accueille la CLPA 2019 du 25 au 29 novembre
C’est sous le thème principal : « Remporter la lutte contre la corruption dans le secteur foncier : voie viable pour la transformation de l’Afrique », que va se plancher cette édition la conférence sur la politique foncière en Afrique(CLPA-2019).
Cette rencontre qui est donc prévue du 25 au 29 novembre 2019 à Abidjan, en Côte d’Ivoire, va etre organisée conjointement par le Centre de la politique foncière en Afrique, initiative conjointe de la Commission de l’Union africaine, de la Commission économique pour l’Afrique et de la Banque africaine de développement.
Lors de cet évènement, les experts vont debattre sur des politiques en matière foncière de façon pédagogique.
L’objectif de la réunion vise à approfondir les capacités en matière de politique foncière en Afrique grâce à un meilleur accès aux connaissances et aux informations sur l’élaboration et la mise en œuvre de politiques foncières.
Aussi, cette rencontre fait suite à la deuxième conférence tenue en novembre 2017 à Addis-Abeba, en Éthiopie, qui avait alors réunis près de 450 participants.
La conférence prévue pour novembre 2019, appelée CLPA-2019,va débattre du thème principal : « Remporter la lutte contre la corruption dans le secteur foncier : voie viable pour la transformation de l’Afrique ». Ce thème s’inscrit dans la Déclaration de l’Union africaine de 2018 en tant qu’année consacrée à la lutte contre la corruption sous le thème « Vaincre la corruption : Une voie viable pour la transformation de l’Afrique ». Le format de la conférence comprendra des classes de maître, des sessions plénières et parallèles, des évènements parallèles, des expositions et l’utilisation des médias sociaux pour atteindre un plus grand auditoire.
M.M/CONGOPROFOND.NET
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Constant Mutamba rattrapé par la justice : L’affaire FRIVAO prend une tournure explosive !
L’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, se retrouve une fois de plus au cœur d’une affaire judiciaire aux ramifications inquiétantes. Déjà condamné dans un dossier portant sur 19 millions de dollars américains, son nom refait surface dans un scandale lié à la gestion du Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda (FRIVAO).
Depuis ce mardi 21 avril 2026, les audiences ont officiellement débuté devant la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe, mettant en lumière de nouvelles accusations de détournement de fonds destinés à indemniser des victimes.

Un directeur général au cœur des révélations
Au centre des débats figure Chançard Bolukola, directeur général ad intérim du FRIVAO, nommé à l’époque par Constant Mutamba et présenté comme l’un de ses proches. Lors de sa comparution, il est apparu comme un exécutant des décisions prises au sommet, évoquant implicitement une chaîne de responsabilités remontant jusqu’à l’ancien ministre.
Face aux questions du ministère public, Bolukola a montré des limites troublantes dans la gestion des dossiers qui lui étaient confiés, renforçant les soupçons d’une gouvernance opaque.
Des marchés publics entachés d’irrégularités
L’audience a révélé l’attribution de marchés publics dépassant les 2 millions de dollars à des sociétés sans existence clairement établie. Incapable de fournir des adresses ou même d’identifier les responsables de ces entreprises, le directeur général a suscité l’indignation du tribunal.
Ces contrats ont été conclus sans vérification préalable, sous la bénédiction de l’ancien ministre. Une légèreté administrative qui interroge sur les mécanismes de contrôle et la traçabilité des fonds publics.
Une affaire aux implications politiques et judiciaires lourdes
Selon plusieurs sources, cette affaire pourrait prendre une ampleur encore plus importante, avec des ramifications politiques sensibles. Des soupçons évoquent même l’inscription frauduleuse de personnes, notamment issues d’un parti politique proche de la direction du FRIVAO, parmi les bénéficiaires des indemnisations.
Si ces faits sont avérés, ils pourraient non seulement aggraver la situation judiciaire de Constant Mutamba, mais aussi ébranler davantage la confiance du public dans la gestion des fonds destinés aux victimes.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
