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Santé

Plaidoyer pour l’augmentation des budgets : Un impératif dans la lutte contre le paludisme en RDC

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Lors de l’atelier de lancement de la coalition des parlementaires pour l’élimination du paludisme, COPEMA RDC, ce samedi 29 mars 2025, à la salle Lubumbashi de l’hôtel Pullman, docteur Solange Simpunga, chargée du programme plaidoyer à l’organisation Impact Santé Afrique (ISA) en République Démocratique du Congo (RDC), a lancé un appel pressant pour une augmentation significative des budgets alloués à la lutte contre le paludisme. Avec plus de 27 millions de cas et près de 24 000 décès enregistrés en 2023, le paludisme demeure une crise de santé publique majeure, nécessitant des ressources financières adéquates pour des interventions efficaces.

Elle a souligné que le financement est essentiel pour soutenir les initiatives de prévention, de traitement et de sensibilisation. Elle a plaidé pour que les parlementaires prennent un rôle actif en engageant le gouvernement à consacrer une part substantielle du budget national à la lutte contre cette maladie. « Sans un financement accru, nos efforts pour combattre le paludisme seront vains », a-t-elle déclaré, insistant sur l’importance d’une mobilisation des ressources domestiques pour combler le gap financier identifié dans le Plan Stratégique National (PSN) 2024-2028.

Les parlementaires, en tant que décideurs clés, doivent examiner et voter des lois qui favorisent une augmentation durable du budget de la santé. Le docteur Simpunga a mis en lumière la nécessité de contrôler l’utilisation des fonds et d’assurer la transparence dans l’exécution des budgets alloués à la lutte contre le paludisme. « Il est crucial que les élus veillent au respect des engagements pris par l’État, notamment ceux issus des déclarations d’Abuja et de Yaoundé », a-t-elle ajouté.

Cet atelier représente une opportunité unique pour les parlementaires de réaffirmer leur engagement dans la lutte contre le paludisme. En unissant leurs forces pour plaider en faveur d’une augmentation des budgets, les élus peuvent non seulement améliorer les conditions de vie de leurs concitoyens, mais aussi contribuer à un avenir sans paludisme en République Démocratique du Congo. La mobilisation collective et la volonté politique sont essentielles pour transformer cet engagement en résultats concrets.

Désiré Rex Owamba / CONGOPROFOND.NET

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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril

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L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.

D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.

Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.

Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

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