Santé
Mobilisation des Parlementaires : Une Lueur d’Espoir dans la Lutte Contre le Paludisme en RDC
Samedi 29 mars 2025, en réponse à la crise sanitaire persistante causée par le paludisme, une initiative audacieuse a été lancée à Kinshasa. Un atelier de formation rassemblant 30 parlementaires et des représentants de la société civile s’est tenu à l’Hôtel Pullman, marquant un tournant dans la lutte contre cette maladie qui fait des ravages en République Démocratique du Congo (RDC).
La RDC est confrontée à une épidémie de paludisme qui touche des millions de vies, particulièrement celles des enfants de moins de 5 ans et des femmes enceintes. Avec plus de 27 millions de cas et près de 24 000 décès enregistrés en 2023, la situation est alarmante. Cet atelier, organisé par le Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP) en partenariat avec Impact Santé Afrique (ISA), vise à armer les parlementaires des connaissances et des outils nécessaires pour jouer un rôle actif dans l’élaboration de politiques de santé publique.
Dans son mot de bienvenue, la présidente de la commission socioculturelle de l’Assemblée nationale de la RDC, la députée nationale Dorothée Madiya, a salué l’engagement de l’ISA dans la lutte contre le paludisme, déclarant : « Nous ne pouvons pas être spectateurs… » Elle a appelé à une action collective pour surmonter les défis liés à cette maladie.
L’atelier a pour but de renforcer les capacités des participants sur divers aspects du paludisme, y compris son épidémiologie, ses impacts économiques et les défis financiers rencontrés dans la lutte contre la maladie. Les parlementaires auront également l’occasion de valider un plan d’action ambitieux pour les années à venir.
Le député Mposhi Kibambe Dieudonné, président du réseau parlementaire sur le paludisme, a procédé au lancement officiel de la Coalition des parlementaires pour l’élimination du paludisme en Afrique, section RDC (COPEMA-RDC). Ce lancement représente un engagement fort des élus à travailler ensemble pour éradiquer cette maladie dévastatrice.
La mobilisation des parlementaires représente une étape cruciale pour changer la dynamique de la lutte contre le paludisme. En réunissant des décideurs politiques et des acteurs de la société civile, cet atelier met en lumière l’importance d’une approche collaborative et multisectorielle pour faire face à cette crise sanitaire.
L’espoir est désormais palpable : avec un engagement politique fort et une volonté collective, la RDC pourrait voir une réduction significative des cas de paludisme dans les années à venir, offrant un avenir plus sain à sa population.
Désiré Rex Owamba/CongoProfond.net
À la Une
HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
