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Phénomène « Bilanga » à Kasumbalesa : la LICOCO charge l’UDPS et demande la démission du VPM Kankonde
Le phénomène « Bilanga », une contrebande qui fait perdre à l’État congolais des colossales sommes d’argent chaque jour, est à la base d’une persistante polémique dans la ville frontalière de Kasumbalesa.
Ayant commencé sous le régime de Joseph Kabila, ce phénomène consiste à emprunter des voies illégales pour faire traverser des marchandises à frontière avec la Zambie. Ainsi, l’argent de la douane ne va pas au Trésor public, mais dans les poches des individus.
La question a même pris la dimension nationale.
En effet, au cours de l’émission » Dialogue entre Congolais » de ce mardi 19 août 2020 sur la radio Okapi, le secrétaire exécutif de la Ligue congolaise de lutte contre la corruption ( LICOCO) accuse l’UDPS/Base Bilanga de dicter sa loi à la frontière, depuis l’accession de Félix Tshisekedi au pouvoir, en encourageant et formalisant cette pratique de « Bilanga », laquelle favorise l’évasion fiscale à la douane.
Pour ERNEST MPARARO, le parti au pouvoir participe activement à ce phénomène sous la houlette de sieur TSHISWAKA, président de cette base de « Bilanga ». » Nous accusons l’impuissance de l’État sur cette question de la contrebande. L’État a besoin des moyens pour la matérialisation de la vision du président de la République. A Kasumbalesa, le système Bilanga est un manque à gagner pour nos institutions, avec la présence remarquable de la base Bilanga de l’UDPS. Cette question connait la négligence du vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur, Gilbert KANKONDE qui est d’ailleurs de ce parti. Nous demandons qu’il puisse agir au plus vite, au cas contraire, qu’une motion soit initiée par les députés pour son départ », déclare cet activiste des droits de l’homme.
Notons que le « Bilanga » fait perdre beaucoup d’argent à l’Etat, car fonctionnant 24 heures sur 24. Plusieurs tentatives, tant locales que nationales, pour y mettre fin se sont avérées vaines. Des individus étiquetés « Combattants de l’UDPS/Bilanga » ainsi que des hommes en uniforme occupent d’ailleurs la première ligne dans cette contrebande.
JOSEPH MALABA/CONGOPROFOND.NET
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Micheline Ombae Kalama en première ligne : Offensive immédiate contre les VBG au Kasaï-Central
À peine arrivée ce lundi 20 avril à Kananga, la ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, n’a accordé aucun répit à son agenda. Animée par une détermination manifeste, elle s’est rendue directement au Centre de formation des policiers et policières pour lancer une action forte de sensibilisation contre les Violences Basées sur le Genre (VBG).
Ce choix stratégique, loin d’être anodin, traduit sa volonté de placer les forces de l’ordre au cœur du dispositif de lutte et de protection des victimes.

Une campagne d’envergure soutenue par la coopération internationale
Cette descente de terrain s’inscrit dans une vaste campagne communautaire visant à prévenir les VBG, renforcer la protection des survivants et améliorer leur accès aux services de prise en charge. Ce programme bénéficie de l’appui financier de KOICA, témoignant de l’engagement des partenaires internationaux aux côtés de la RDC.
À travers cette initiative, la ministre entend non seulement sensibiliser, mais aussi provoquer un changement de comportement durable au sein des communautés.
Un appel ferme à une réponse coordonnée

Face à un auditoire composé d’hommes et de femmes en uniforme, Micheline Ombae Kalama a insisté sur l’urgence d’une mobilisation collective. Elle a rappelé que la lutte contre les VBG exige une réponse coordonnée impliquant tous les acteurs de la chaîne de protection.
Son message est clair : briser le silence, renforcer les mécanismes de dénonciation et garantir une prise en charge efficace des victimes.
Les CISM, piliers de la prise en charge des survivants

La ministre a particulièrement mis en lumière le rôle central des Centres Intégrés de Services Multi-sectoriels (CISM), véritables socles de la stratégie nationale. Ces structures offrent gratuitement une prise en charge holistique aux survivants, incluant :
– des soins médicaux d’urgence,
– un accompagnement psychologique,
– une assistance juridique,
– et des mesures de réinsertion socio-économique.
Pour la ministre, la vulgarisation de ces services est essentielle afin que chaque victime sache où trouver aide et protection.
Les forces de l’ordre, maillon clé de la protection

En choisissant le centre de formation de la police comme point de départ, Micheline Ombae Kalama envoie un signal fort : les policiers et policières doivent être les premiers remparts contre les VBG.
« La lutte contre les VBG ne peut réussir sans une implication totale de ceux qui portent l’uniforme. Vous devez être le rempart des vulnérables et les premiers guides vers les CISM », a-t-elle déclaré.
Le Kasaï-Central au cœur des priorités gouvernementales

Cette mission marque le lancement d’une série d’activités intensives dans le Kasaï-Central, une province où les enjeux liés aux droits des femmes et des enfants restent particulièrement préoccupants.
Par cette action rapide et ciblée, Micheline Ombae Kalama affirme son leadership et sa volonté d’inscrire la lutte contre les VBG parmi les priorités urgentes du gouvernement.
Tyson Mukendi/CONGOPROFOND.NET
