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Programme de cantonage manuel : tous les problèmes du Kwango présentés à Ilunga Ilunkamba

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La cérémonie de lancement du programme de cantonage manuel par le premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba à Kenge (Province du Kwango) a été l’occasion en or pour les autorités et la population de présenter la situation générale et tous les problèmes de la province du Kwango. Son gouverneur, Léopold Kangulumba Kakoma Kiselele, a eu des mots justes, pour décrire la province à l’attention du premier ministre, et appeler le gouvernement à s’y pencher.

Dans son discours à cette occasion, le gouverneur du Kwango a souhaité la bienvenue au Kwango au premier ministre, aux membres du gouvernement et à tous les Congolais qui ont fait le déplacement de Kenge. Il a également rendu hommage au chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Il a indiqué que c’était la première fois que la province du Kwango accueillait un Premier ministre, “depuis l’ère coloniale”.

Léopold Kangulumba a fait une brève présentation de la province du Kwango. ” la province du Kwango est issue du démembrement de la province du Bandundu depuis 2015. Elle a une superficie de 89.974km2 avec une population estimée à 6 millions d’habitants “.

Il a fait savoir que le Kwango est à vocation agro-pastorale, et fournit près de 70% du bétail à l’abattoir de Kinshasa (Masina) et d’autres produits agricoles. “Elle dispose en plus d’importants gisements miniers non ou mal exploités et d’un réseau hydrographique, savane et forêts qui contribuent à l’équilibre climatique”.

Kangulumba a dévoilé devant Sylvestre Ilunga que le Kwango souffre d’un enclavement dû au manque et à la vétusté des voies de communication (routes et boues navigables, ponts et bacs).

Pour Kangulumba, cette situation “empêche les échanges entre les différentes entités et entraîne l’extinction de l’activité agro-pastorale, avec comme conséquence la paupérisation, la malnutrition et l’exode rurale”.

Devant ce tableau sombre, Kangulumba a tiré sur le gouvernement, en faisant remarquer que les activités gouvernementales annoncées au Kwango ne sont malheureusement pas suivies d’effet ! ” la cérémonie que vous avez l’honneur de présider aujourd’hui est la troisième du genre dans cette région. Après les effets d’annonce qui ont entouré les deux premiers lancements, rien d’important ou presque n’a été réalisé sur terrain”. Et Kangulumba de lancer, en invoquant un proverbe yaka: “si vous ne voulez pas me coiffer, ne m’asperger pas d’eau sur la tête (aux cheveux)”.

Le gouverneur du Kwango a alors rappelé à Ilunga Ilunkamba les défis auxquels sa province est confrontée. Notamment la problematique de l’électrification de la ville de Kenge et de ses environs à partir du parc angroindustriel de Bukangalonzo, l’irrégularité de la rétrocession et des frais de fonctionnement (non payés depuis 10 mois).

C’était aussi l’occasion pour Kangulumba de transmettre, selon ses propres mots, les demandes de la population du Kwango : un hôpital général de référence au chef-lieu de la province, une école professionnelle, un stade de football, une piste aéronautique à Kenge, de la voirie urbaine pour la ville de Kenge.

Il a fini son discours par solliciter la relance du parc agroindustriel de Bukanga Lonzo.

Émile YIMBU/CONGOPROFOND.NET


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Insalubrité : Kinshasa, une capitale crasseuse…

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Kinshasa. C’était la réponse il y a quelques années à une question posée aux participants du magazine « Question pour un champion » sur la chaine de télévision francophone TV5 au sujet de la capitale la plus crasseuse de la planète. Il y avait certes eu de l’indignation à travers la ville. Mais dans la conscience collective, il s’avérait que cette réponse pouvait tout autant être correcte.

La saleté, c’est l’une de caractéristiques de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo. Le chanteur JB Mpiana l’a dit dans une des ses chansons, soulignant que « Poto Moindo » (belle ville subsaharienne) de jadis est devenue une ville folle, sale, avec des mœurs détruites, une grosse poubelle. Ancien gouverneur de la ville province de Kinshasa, André Kimbuta avait bizarrement pris la décision de placer des poubelles publiques sur les grandes avenues, rendant la mégapole malodorante, des ordures ainsi exposées dégageaient une puanteur insupportable dans la ville. « J’ai demandé aux autorités un financement conséquent pour évacuer les immondices et rendre la ville propre, mais en vain », avait-il lâché une fois. L’on se souvient encore d’une autre phrase qui s’était échappée de lui face à une détérioration indescriptible sur une centaine de mètres de la chaussée de l’avenue de l’Université dans la commune de Ngaba, que la population avait nommé « Libulu Manzengele ». Celui qu’on appelle Haut Sommé ou encore Ya André s’était écrié sur un ton un peu humoristique mais sincère et hors caméra : « Mboka oyo ekobonga lisusu te » (cette ville ne s’affranchira pas de son marasme). C’est la représentation de l’Union européenne à Kinshasa qui s’est investi dans l’évacuation des immondices entassés sur les décharges publiques placées au bods de grandes artères de la ville.

Écarté des affaires, André Kimbuta a laissé la place à Gentiny Ngobila Mbaka. Et ce dernier a de go centré son action sur la propreté de la capitale, avec le programme « Kin Bopeto ». Quelques artères principales dans la ville sont réhabilitées ou même reconstruites après des décennies, mais la saleté a tellement la peau dure à Kinshasa, presqu’au grand désespoir des autorités du pays.

Lorsqu’il y a averses sur Kinshasa, après la pluie, ce n’est nullement le beau temps ! La ville est quasi inondée, l’eau des pluies s’évacuent à peine dans des tranchées et caniveaux non curées, des mares d’eau par-ci par-là ; une configuration de chaos général s’observe à Kinshasa après la pluie, sans mentionner des dégâts importants, et même de pertes en vue humaines occasionnées par le mariage entre le courant électrique dont les fils sont mal installés et les eaux de pluie qui trainent. L’on a encore frais en mémoire le drame de Matadi-Kibala dans la partie ouest de la ville où une trentaine des femmes vendant dans le petit marché à la suite du détachement d’un câble électrique de moyenne tension. C’est à croire que l’autorité n’existe pas, la ville semble ne pas être gérée.

Les communes de Lingwala et Kinshasa…

Certaines communes de Kinshasa pourraient même prétendre au meilleur prix de mauvaise gouvernance. Tenez, les communes de Lingwala et Kinshasa sont presque inaccessibles après même une petite pluie d’une trentaine de minutes. Les conduits d’eau construits depuis la colonisation belge et bourrés d’ordures y jetés par la population en déficit de conscientisation sur la gestion des ordures sont littéralement obstrués. C’est le typique cas du ruisseau de la commune de Lingwala, traversant le camp policier Lufungula, bordant les rues Kato et Entente, ainsi que Kato Nord, avant de franchir l’avenue de Libération (ancienne avenue du 24 novembre) et se muer en rivière Gombe. Ce petit cours d’eau est une parfaite illustration de l’inattention des autorités concernées sur le sujet. Ce ruisseau n’a plus été curé depuis deux ou trois ans, étant devenu un dépotoir d’ordures et un canal de vidange de fosses sceptiques des habitations environnantes. L’eau y coule péniblement, une forte végétation a poussé sur la lie du ruisseau déjà rempli de déchets en plastiques. Le bureau communal de Lingwala ne semble pas du tout s’en émouvoir.

Après la pluie dans la commune de Kinshasa, tout est boue ! La saleté est à son comble, il n’est pas surprenant de retrouver la merde -provenant des fosses sceptiques dans des caniveaux du reste pleins d’eaux qui ne coulent pas ! Les autorités urbaines (les bourgmestres), ainsi leur hiérarchie (le gouverneur), devraient être interpellées au siège de la question de l’hygiène dans la capitale de la République démocratique du Congo, plaide un natif de Lingwala ayant requis l’anonymat.

Martin Enyimo/CONGOPROFOND.NET


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